Maître de la photographie de studio, Roversi a substitué au top-mode, pour une série réalisée au Polaroïd grand format, des oiseaux de fauconnerie. Figure de la photographie de mode, directeur artistique et grand portraitiste, Paolo Roversi collabore depuis plus de quarante ans avec les plus prestigieuses maisons de haute couture, parmi lesquelles Dior ou encore Yohji Yamamoto. Maître de la photographie de studio, Roversi a substitué au top-mode, pour une série réalisée au Polaroïd grand format, des oiseaux de fauconnerie. Nimbés de lumières saturées, hiboux, chouettes et faucons posent face à l'objectif. L'approche minimaliste du portrait et les tons monochromes, qui ont fait la signature du photographe italien, donnent à voir dans toute leur majesté un faucon royal, un hibou moyen-duc et une chouette princière. Les oiseaux, posés sur un tabouret ou le dossier d'une chaise, se tiennent avec élégance, regards parfois étonnés d'être là, devenu sujet digne d'attention. Le temps paraît suspendu : dans des tons violines ou presque vieil or patiné, la présence tranquille, l'envol soudain, le regard surpris des oiseaux confinent presque au pictural. La grâce de ces rapaces, la beauté de leurs plumes et la puissance de leur présence se révèlent sous la gélatine argentique et dans les couleurs évanescentes caractéristiques du photographe. Cette série inédite de Roversi offre un nouveau regard sur les oiseaux : leurs liens aux hommes, comme modèle artistique.
Nombre de pages
83
Date de parution
19/10/2023
Poids
570g
Largeur
213mm
Plus d'informations
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EAN
9782365113854
Titre
Des Oiseaux
Auteur
Roversi Paolo ; Lesaffre Guilhem
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
213
Poids
570
Date de parution
20231019
Nombre de pages
83,00 €
Disponibilité
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Maître de la photographie de studio, Roversi a substitué au top-mode, pour une série réalisée au Polaroïd grand format, des oiseaux de fauconnerie. Figure de la photographie de mode, directeur artistique et grand portraitiste, Paolo Roversi collabore depuis plus de quarante ans avec les plus prestigieuses maisons de haute couture, parmi lesquelles Dior ou encore Yohji Yamamoto. Nimbés de lumières saturées, hiboux, chouettes et faucons posent face à l'objectif. L'approche minimaliste du portrait et les tons monochromes, qui ont fait la signature du photographe italien, donnent à voir dans toute leur majesté un faucon royal, un hibou moyen-duc et une chouette princière. Les oiseaux, posés sur un tabouret ou le dossier d'une chaise, se tiennent avec élégance, regards parfois étonnés d'être là, devenu sujet digne d'attention. Le temps paraît suspendu : dans des tons violines ou presque vieil or patiné, la présence tranquille, l'envol soudain, le regard surpris des oiseaux confinent presque au pictural. La grâce de ces rapaces, la beauté de leurs plumes et la puissance de leur présence se révèlent sous la gélatine argentique et dans les couleurs évanescentes caractéristiques du photographe. Cette série inédite de Roversi offre un nouveau regard sur les oiseaux : leurs liens aux hommes, comme modèle artistique.
Roversi Paolo ; Coccia Emanuele ; De Luca Erri ; B
Le photographe Paolo Roversi et le philosophe Emanuele Coccia ont choisi le genre épistolaire pour nous livrer leurs pensées. Cette correspondance s'articule autour de la lumière, prenant comme point de départ des considérations du photographe, parfois techniques et toujours poétiques, auquel le philosophe répond en élargissant au champ plus vaste offert par sa discipline. Au fil des échanges, ponctués par des photographies emblématiques de Paolo Roversi, les auteurs se dévoilent, laissant apparaître deux personnalités singulières.
?La nostalgie de l'enfance est le premier moteur de mon travail?, confesse Paolo Roversi, grand photographe de mode, qui n'a jamais oublié les rivages et les mosaïques byzantines de Ravenne, sa ville natale italienne. S'il est devenu, avec son installation en France, en 1973, un véritable Italien de Paris et que son nom fut longtemps associé à la prestigieuse maison Dior, son style particulier et immédiatement identifiable l'a rapidement et durablement imposé sur la scène internationale.Pudique et réservé, Paolo Roversi développe depuis plus de quarante ans une oeuvre qui semble hantée par la fragilité de toute forme de beauté et par la délicatesse que requiert sa conception de l?élégance. Il tire d'une solide culture picturale et d'une connaissance très fine de l'histoire de la photographie un rendu subtil des couleurs, une stylisation du dépouillement graphique et une recherche constante de formes nouvelles qui signent l'originalité de son talent. Ses modèles et mannequins aux silhouettes souvent androgynes semblent inspirés par les mythes angéliques d'un préraphaélisme revisité par une lumière diaphane, presque irréelle, qui leur confère une présence et une vitalité étonnantes. En 1980, Paolo Roversi, qui se définit comme un photographe peu attiré par l'innovation technologique, découvre le film Polaroïd associé à une chambre grand format; cette rencontre, qu'il assimile à un ?véritable coup de foudre? (il va même jusqu?à noter que l'invention du Polaroïd, en 1947, coïncide avec sa propre année de naissance?), lui ouvre de nouveaux champs de recherches esthétiques et renouvelle sa relation avec le modèle photographié. Certaines de ses créations au Polaroïd, notamment ses nus, appartiennent aujourd'hui à l'histoire de la photographie.Dans la brève autobiographie qu'il a rédigée pour ce Photo Poche, Paolo Roversi précise: ?Quand je regarde en arrière, je ne vois qu'un journal intime écrit jour après jour, photo après photo, avec beaucoup d'amour et de passion.?
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation : il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite. Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes. Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines ?uvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.
En 2024, Alain Willaume passe six mois en résidence à la villa Kujoyama, à Kyoto. La découverte d'un boro d'enfant ? petite veste rapiécée par les mères d'une génération à l'autre ?, sur un marché aux puces suscite interrogation et fascination : la beauté de l'usure du vêtement témoigne à la fois de l'affection maternelle et de l'esthétique japonaise du wabi sabi, notamment du goût pour la patine du temps. Willaume entame alors un voyage exploratoire, traversant les régions de Kyūshū, de Noto, du Kansai et de Chūgoku. Photographe fasciné par l'errance, il saisit des paysages énigmatiques peuplés d'apparitions fantomatiques. La puissance trouble et l'extrême fragilité suscitées par sa rencontre avec le boro transparaissent au fil des pages. Le fort grain noir et blanc des images, ponctué de rares images aux couleurs sourdes, immerge le lecteur dans les faibles lumières de l'hiver japonais. Le sensible se fait texture : atmosphères humides de profondes forêts, dunes immenses où se détachent de fragiles silhouettes humaines, rues battues par les vents, vestiges de maisons ravagées par le tsunami, Alain Willaume tisse un univers qui oscille entre rêve et réalité. La nature est soumise à des forces telluriques, tout semble vacillersous nos yeux. Dans cet album relié à la suisse ? pour une ouverture optimale ?, chaque photographie est reproduite en double page, offrant une déambulation filmique, rythmée de quelques images présentées en diptyque où filtrent alors quelques blancs. Alain Willaume montre l'état éphémère des choses, mais aussi leur puissance d'émerveillement. Ses images se déploient tel un récit imaginaire scandé de secousses et de failles, elles révèlent un Japon d'une inquiétante étrangeté, mais d'une profonde poésie. Un Japon sans soleil et où les contours du réel s'estompent. Pour accompagner cette déambulation, l'écrivaine Ryoko Sekiguchi posera son propre regard sur ce corpus avec un texte inédit abordant les thèmes qui lui sont chers, à savoir l'impermanence des choses et les présences fantomatiques.