Première femme de lettres ayant vécu de sa plume, Christine de Pizan (1363-v. 1430), fille d'un médecin italien du roi de France Charles V entra dans l'Histoire lorsqu'à vingt-sept ans, devenue subitement veuve et sans ressources avec trois enfants à charge, elle décida d'assumer un métier d'homme et de se consacrer à l'écriture plutôt que d'entrer au couvent ou de se remarier. Littéraires et féministes se sont emparés de la figure de cette érudite hors du commun qui, en imaginant une Cité des Dames idéale, secoua le joug pesant alors sur ses cons?urs et dénonça l'état d'infériorité que la société mâle leur imposait. Elle créa le scandale en critiquant la misogynie de Jean de Meun, l'un des auteurs du célèbre Roman de la Rose, forçant ainsi par son courage l'admiration du poète Eustache Deschamps et celle du théologien Jean de Gerson. Initiatrice d'un premier humanisme né de la lecture de Dante et Boccace, qu'elle contribua à faire connaître en France, elle se passionna aussi pour les techniques de l'édition, au point de veiller elle-mène à la mise en page de ses manuscrits. Seul le regard d'une historienne pouvait replacer le destin si singulier de Christine au c'ur de ce XVe siècle troublé par la folie du roi Charles VI, la guerre de Cent Ans, le Grand Schisme et les violences entre Armagnacs et Bourguignons. Habile, Christine sut exploiter ce contexte mouvementé pour rédiger des traités politiques engagés (Dictié de Jeanne d'Arc), qu'elle offrit à des protecteurs puissants tels que Charles VI, Louis d'Orléans, Jean de Berry ou Jean sans Peur. Le portrait stimulant d'une femme de tête et dame de c'ur dont les combats et le parcours exemplaire en inspirera plus d'une.
Nombre de pages
270
Date de parution
11/10/2006
Poids
348g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782228901253
Titre
Christine de Pizan. Femme de tête, dame de coeur
Auteur
Roux Simone
Editeur
PAYOT
Largeur
140
Poids
348
Date de parution
20061011
Nombre de pages
270,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Occident tout entier fut marqué par la formidable croissance des villes au Moyen Age. Ce livre retrace cet essor irrésistible, mouvementé, parfois ralenti par des temps de crises ou de violences. "Un ouvrage que je tiens pour remarquable par l'ampleur de ses vues, la rigueur de ses analyses, l'intelligence de sa synthèse et la qualité de son style. Ce livre m'a frappé par la puissance et la cohésion de son raisonnement. Il m'apparaît comme la solide charpente de principe de cette histoire générale des villes médiévales dont nous n'avons toujours que des fragments." R. Fossier, La Revue historique.
Quel regard, tour à tour affectueux, admiratif et irrité, Parisiens et visiteurs de passage ont-ils porté au fil des siècles sur une des plus belles capitales au monde ? Telle est la question à laquelle tente de répondre ce livre, conçu à l'image des guides pratiques de Paris que les touristes étrangers feuilletaient déjà assidûment à la Renaissance, en quête des plus glorieux monuments de la ville. Parmi les auteurs, ce sont sans nul doute les étrangers, à la liberté d'appréciation plus grande, qui n'hésitent pas à dénoncer les travers de la capitale. Le chemin qui mènera de la Révolution à la modernisation à marche forcée de la capitale par le baron Haussmann paraît déjà tout tracé...
À l'aube des Temps Modernes, l'avenir des bourgeois du Moyen Âge n'est pas encore tranché: ces marchands, financiers, entrepreneurs vont-ils se: fondre parmi les dominants des sociétés d'Ancien Régime, ou vont-ils faire accepter que leur poids économique et social, devenu majeur, se traduise par un rôle dirigeant dans la conduite des politiques? S'il est légitime de leur attribuer une influence décisive dans l'évolution des savoirs, des arts et de la pensée qui colore la Renaissance et la modernité, ils ne sont jamais les seuls à intervenir. Ils se mêlent aux laïcs qui réclament plus d'autonomie et de liberté vis-à-vis de l'Église et de son contrôle clérical, ils sont aux côtés des princes qui cherchent à asseoir leur pouvoir temporel souverain ici-bas, leur influence se retrouve dans les mouvements artistiques et scientifiques, mais il n'y a pas de bourgeoisie ni d'esprit bourgeois à l'état pur. Leurs expériences, de l'alliance politique à l'insurrection, les ont incités à la prudence mère du conformisme social, mais elles leur ont aussi apporté un capital de sentiments et de ressentiments qui les a poussés à l'audace des revendications. Sentiment de leur supériorité face aux travailleurs salariés qu'ils commandent et sentiment de la valeur de leurs compétences s'allient aux ressentiments et à la frustration quand ils se heurtent au mépris social venu des nobles et des grands qui jalousent leur richesse. L'histoire de leur future hégémonie n'est pas encore écrite mais elle se nourrira de ces héritages contrastés et stimulants.
Posez une question, Bryson y répond dans ce livre, clair, synthétique, vivant, truffé d'anecdotes, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens? et à leurs parents!Ce livre a été un best-seller en France et dans le monde entier. Il a reçu le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et l'Union européenne lui a décerné le prix Descartes pour la communication scientifique.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Résumé : Si les parents et leur comportement étaient à l'origine de tous les troubles et de toutes les difficultés que vivent leurs enfants, les choses seraient simples : les parents compréhensifs, éclairés et aimants auraient toujours des enfants heureux et équilibrés , les parents durs, injustes et sans tendresse auraient toujours des enfants névrosés qui deviendraient à leur tour des parents névrosés. Pour Edmund Bergler, ce sont les "élaborations internes" que l'enfant a de ses expériences, les fantasmes qu'il choisit de créer à partir de son environnement, qui ont l'effet le plus tenace. C'est ce qui expliquerait pourquoi les résultats de l'influence extérieure sont limités, voire contradictoires, et pourquoi parents et éducateurs contrôlent moins l'avenir de l'enfant qu'on ne le croit généralement. Ils sont en tout cas impuissants devant cette force décisive qu'est l'élaboration inconsciente des fantasmes de l'enfant. Formé au sein de l'école viennoise, émigré en 1937 aux Etats-Unis, où il est mort en 1962, Edmund Bergler est l'un des grands noms de la psychanalyse. Il est l'auteur de "La Névrose de base" (Petite Bibliothèque Payot nº 382).
Oublier un nom, casser un bibelot familier, se tromper de clefs, commettre un lapsus, tous ces petits accidents ordinaires doivent s'interpréter comme des manifestations de l'inconscient. En effet celui-ci travaille sans cesse, infatigablement. Freud a montré comment le rêvé était la voie royale d'accès à l'inconscient. Il dessine dans cet ouvrage de 1901 d'autres chemins vers cette part qui échappe à notre contrôle et qui, par ses manifestations, traduit nos désirs.