La famille et le droit dans les littératures de langue française (XIXe-XXIe siècle). De l'analyse cr
Rouvière Nicolas ; Mas Marion
PU RENNES
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EAN :9782753596627
Depuis l'apparition du Code civil, l'évolution du droit de la famille est un marqueur déterminant de l'avènement démocratique et de l'histoire de l'individualisme. Au e siècle, dire que le Code civil a détruit la famille constitue un lieu commun des écrivains et penseurs réactionnaires. Plus récemment, les réformes des années 1964-1975 puis 2000 ont conduit à parler de "révolution anthropologique" et ont fait redouter une "désinstitutionnalisation" de la famille. Désormais les régimes politiques autoritaires n'hésitent plus à instrumentaliser ces questions à des fins géostratégiques pour attaquer les démocraties. Dans ce contexte, le livre remet en perspective deux siècles de littérature de la famille. Travaillée de l'intérieur par les évolutions du droit, cette littérature constitue en effet un creuset permettant de figurer des possibilités normatives nouvelles, mais aussi de questionner ce qui trace le territoire de l'irréductible familial où ce qui fait loi relève de l'inconscient archaïque d'une structure. L'ouvrage s'ouvre aux littératures maghrébines de langue française pour mettre en perspective les aspirations contemporaines à une réécriture des lois concernant les libertés individuelles. Il aborde en outre les enjeux éducatifs majeurs que recouvre l'étude de cette littérature pour la construction identitaire des adolescents. Ce faisant, il aide ces derniers à penser des imaginaires théoriques de la famille et à mieux se situer dans l'histoire psychologique et sociale de l'individualité. Avec le soutien de l'association Les Amis de Lire et écrire et de l'UMR Litt&Arts de l'Université Grenoble-Alpes
Nombre de pages
271
Date de parution
13/02/2025
Poids
399g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753596627
Titre
La famille et le droit dans les littératures de langue française (XIXe-XXIe siècle). De l'analyse cr
Auteur
Rouvière Nicolas ; Mas Marion
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
399
Date de parution
20250213
Nombre de pages
271,00 €
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Nicolas Rouvière est maître de conférences à l'IUFM de Grenoble, où il travaille sur la littérature de jeunesse et la littérature populaire. Auteur de nombreux articles sur la bande dessinée, il a notamment publié Astérix ou les Lumières de la civilisation (PUF, 2006), qui a reçu le prix Le Monde de la recherche universitaire.
Lorsque l'on demandait à René Goscinny quel personnage d'Astérix avait sa préférence, le scénariste répondait sans hésiter : "Obélix, car c'est celui qui a le plus de facettes, le plus de traits de caractère différents". Naïf, brutal et psychologiquement fragile, Obélix est une figure enfantine dont la logique déconcertante nous renvoie sans cesse à l'histoire de notre propre développement. Et s'il fallait prendre ses mots d'enfant au sérieux ? Astérix en effet ne manque pas d'enfants terribles : une sorte de folie ordinaire hante littéralement les relations humaines. "Ils sont fous, ces humains", en conclut Obélix ; peut-être existe-t-il en effet une folie "normale", constitutive de l'homme, qui hante la vie de tous les jours ? Obélix l'enfant, Obélix le naïf, pourrait bien être alors, contre toute attente, le meilleur des guides, dans les méandres des logiques irréductibles qui hantent le développement de la personnalité.
Depuis la fin des années 1990, la bande dessinée s'est en partie affranchie du cadre conceptuel des "paralittératures" pour s'inscrire dans le champ plus légitime des "littératures dessinées". Si ce mouvement s'est accompagné en France d'une reconnaissance officielle de la part des plus hautes autorités éducatives, le médium peine cependant à trouver sa place dans les pratiques de classe, par faute de théorisation didactique. Le présent ouvrage tente de combler ce retard. De l'école élémentaire à l'Université, il expose les enjeux éducatifs contemporains, liés à l'étude de la bande dessinée dans les classes de littérature, d'histoire, de langue et civilisation, et propose des repères théoriques et didactiques pour cet enseignement. Quelle démarche spécifique faut-il adopter pour étudier un album intégral à l'école, depuis le choix d'un univers d'auteur, jusqu'aux dispositifs de présentation et de questionnement des oeuvres dans la classe ? Comment intégrer la BD comme source documentaire, dans le cadre d'une histoire culturelle et sociale des représentations ? Comment éviter les effets d'instrumentalisation prétexte, au profit d'une approche intégrée, où la bande dessinée est davantage étudiée pour elle-même, dans sa dimension littéraire et plastique ? Par-delà l'immersion de la BD dans la culture médiatique, l'enjeu est bien de placer les élèves en situation de questionnement face aux oeuvres, pour promouvoir les Humanités comme cultures de l'interprétation.
Sentir une image, pas facile. Mais avec un peu d'imagination et de si belles couleurs, pourquoi pas ? De paysages spectaculaires en intérieurs chaleureux, ornés de magnifiques bouquets, on suit le perroquet qui a volé toutes les fleurs. Et on rit fort de lui faire une farce photographique... L'auteur Nicolas Rouvière invente un récit d'images afin d'emporter les enfants dans un voyage extraordinaire : la découverte des photographies conservées à Lausanne au sein des incroyables collections de Photo Elysée.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.