François-Xavier naît en 1506 près de Pampelune dans une famille de grande noblesse. Il quitte la Navarre pour faire ses études à l?Université de Paris et reçoit brillamment une chaire au Collège de Beauvais et rencontre alors Ignace de Loyola. Ils prononcent ensemble des voeux, le 15 août 1534 et fondent la Compagnie de Jésus, les "Jésuites". Lorsque le Pape demande des missionnaires pour l?Inde, François-Xavier répond avec enthousiasme. En 1541, il part pour Goa, colonie portugaise, qu?il ramène à la foi. Pendant une dizaine d?années, poussé par l?élan de répandre l?Evangile, il se dépense sans compter pour annoncer le Christ à des peuples innombrables en Inde, dans les Moluques et d?autres îles, et de là au Japon, où il fonde les premières communautés chrétiennes. Son ardeur, ses nombreux miracles et les conversions ont un retentissement extraordinaire. Ses succès missionnaires en Inde et en Extrême-Orient lui acquirent le titre d?"Apôtre des Indes". Il projette d?aller en Chine, mais il meurt le 2 décembre 1552, à l?île Sancian, près des côtes chinoises. Le pape Grégoire XV le canonise en 1622. Saint François-Xavier est le Patron des missions.
A travers Plus de 80 histoires, Nicolas Rousselot invite le lecteur à un rapide tour de la foi catholique. Grâce à ces courts récits parfois drôles, parfois émouvants mais toujours percutants, l'auteur aborde "sans avoir l'air d'y toucher" des sujets difficiles comme le pardon, la Trinité, la Résurrection ou la prière. Une courte introduction et deux ou trois citations bibliques encadrent l'histoire proprement dite. Celle-ci, bien mieux qu'un long discours, nous invite à réfl échir à et méditer le sens caché de la grande et bonne Nouvelle. L'intuition de ce livre est de présenter la foi chrétienne à travers des images et des histoires afin qu'elle soit accessible au plus grand nombre et qu'elle emprunte aussi le chemin même de Jésus qui "ne leur disait rien sans paraboles" (Mc 3, 34). Le Père Nicolas Rousselot, jésuite, a été ordonné prêtre dans le diocèse de Nantes dont il est originaire, avant d'entrer dans la Compagnie en 1999. Ces dernières années, il était membre de la communauté jésuite de Versailles, assurait l'aumônerie de plusieurs Grandes Ecoles dont Polytechnique avant d'être nommé en 2020 chapelain de l'église saint Ignace à Paris (6e). Il a publié Consolation et désolation aux éditons Lessius en 2014.
N'avez-vous jamais éprouvé de difficultés à tenter d'expliquer les vérités, les dogmes de la foi catholique à une personne non chrétienne ? Les mystères de la Ste Trinité, de l'eucharistie, le fait que Jésus-Christ soit à la foi vrai Dieu et vrai homme, tout cela est si difficile à conceptualiser dans une conversation ! L'objectif de ce petit livre est de présenter ces notions complexes de manière simple, grâce à de petites histoires tirées de la vie quotidienne et qui donnent à penser. Une brève introduction permet d'en mesurer la portée tandis qu'une phrase de l'évangile en donne la pointe.
Les humains sont inconsolables, affirme Jacques Attali, et tous les actes qu'ils posent essayent d'y remédier". Nous retrouvons cette désolation fondamentale dans le message biblique, spécialement dans le cri de celui qui, dans l'épreuve, reproche à Dieu son silence. C'est lors de la déportation à Babylone que le mot "consolation" va apparaître. Un groupe de croyants autour du prophète Isaïe perçoit un nouveau souffle créateur donné à celui dont le coeur reste ouvert, même au creux de la nuit. De ce groupe va naître un courant spirituel se centrant sur l'accueil de ce mouvement intérieur où Dieu vient revivifier le dynamisme d'une personne ou d'une communauté, celle-ci éprouvant que sa solitude sera désormais habitée, quoiqu'il arrive, même dans la désolation. Ce courant culminera dans l'Evangile de Jean, où Jésus, avant de quitter ses disciples, leur fait la promesse d'un Consolateur qui sera auprès d'eux pour toujours, et dans la théologie de Paul où la consolation, depuis la résurrection du Christ, précède désormais toute désolation et se manifeste comme une confirmation concrète du salut en chaque existence individuelle. Au XVIe siècle, Ignace de Loyola reprend le mot pour nommer l'expérience de ce mouvement affectif à la fois positif et durable, qui a guidé sa conversion et qu'il souhaite ensuite communiquer comme une bonne nouvelle à ses contemporains. Nous pouvons voir dans la naissance de la Compagnie de Jésus, l'aboutissement de ce mouvement intérieur personnel. Ignace reprend les règles antiques de discernement des Pères du désert mais il fait oeuvre novatrice puisqu'il comprend l'événement éminemment personnel de la consolation dans une visée résolument apostolique, tournée vers les autres, le contraire d'un retour sur soi et d'une fuite des responsabilités. Cette foi en la connaissance immédiate de Dieu, fut à l'origine d'un bouleversement que l'Eglise accueillit avec autant de méfiance que d'enthousiasme. Dans cette "manière de procéder", beaucoup de points névralgiques furent touchés : la façon de penser la relation d'alliance entre Dieu et l'homme, l'éducation à la liberté, l'intériorité et à la responsabilité ; la manière d'effectuer les ministères traditionnels de l'Eglise (parole, sacrements, oeuvres de miséricorde, mission), d'honorer la gratuité inhérente à chaque culture, tout en cherchant les moyens les plus efficaces. L'histoire de la Compagnie de Jésus pourrait être relue sous l'angle de la fidélité à cette intuition originelle.
De plus en plus de baptêmes d'adultes, et de moins de moins de sacrements de réconciliation ! Une fois initié, le chrétien serait-il laissé à lui-même ? La redécouverte de ce sacrement peut pourtant affermir les néophytes au sein de la communauté chrétienne. Dans un style simple et avec pédagogie, l'auteure montre que la réconciliation contribue à la formation de la conscience ; elle intègre le néophyte dans l'Église une, composée de pécheurs-pardonnés ; elle favorise une Église de disciples. L'ouvrage propose des pistes pastorales concrètes, spécialement en vue de célébrations communautaires.