Des capitaines protestants et Louis XIV. Des Antilles au golfe de Gascogne
Roussel Claude-Youenn
L'HARMATTAN
26,50 €
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EAN :9782140339523
Malgré l'Edit de Nantes, les protestants, sous Louis XIV, étaient mal vus en France. Ils trouvèrent un exutoire dans la Caraïbe où leur esprit d'entreprise, leur rôle dans l'administration de la Compagnie des Indes occidentales, le commerce, la Marine, et les plantations, facilitèrent leur culte. Devant les grands besoins en marins de Colbert, le protestantisme de ceux du golfe de Gascogne, ou même leur aptitude, ne fut pas un obstacle, même pour une place de capitaine. Au-dessus, la conversion était obligatoire. Ce livre expose, à partir d'archives peu connues, les attaques incessantes des Anglais contre la Guadeloupe, la Martinique, mais aussi le chapelet des petites et très riches îles : Saint-Cristophle, Saint-Eustache, le grand assaut français de Curaçao en 1673, les aventures du corsaire Trébutor. Le drame final de notre ouvrage se nouera sur les côtes d'Aquitaine, quand bien avant la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, la présence d'un protestant dans le jury d'un procès naval à la Rochelle provoquera l'intervention rageuse, et inédite à ce jour, du Roi-soleil.
Nombre de pages
246
Date de parution
16/03/2023
Poids
377g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782140339523
Titre
Des capitaines protestants et Louis XIV. Des Antilles au golfe de Gascogne
Auteur
Roussel Claude-Youenn
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
377
Date de parution
20230316
Nombre de pages
246,00 €
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Le contre-amiral Mathieu-Marie Le Dall de Tromelin (1739-1817), vit sa vie marquée par la Marine et la fonction publique. Un mariage créole l'engagea, malgré lui, dans des problèmes coloniaux insolubles en raison d'une plantation à Saint-Domingue (Haïti) peuplée d'esclaves sous la férule de la terrible belle-mère de son épouse. Cet aspect de sa vie a fait l'objet d'un précédent ouvrage aux éditions SPM. Sa carrière fut peuplée d'aventures, dans lesquelles il croisa de multiples personnages historiques dont La Pérouse (sa correspondance révèle des détails inconnus). Après avoir traversé la guerre de Sept Ans et celle d'Amérique, il sera un des seuls officiers supérieurs de l'ancienne Marine à servir la Révolution. Sous le consulat, il devint propriétaire du château du Coëtlosquet à Plounéour-Menez, au pied des monts d'Arrée. Nommé maire, comme principal propriétaire terrien du pays, doublé d'un conseiller d'arrondissement, il joua un rôle considérable dans l'organisation communale. C'est à lui qu'incomba la tâche ardue d'introduire le Code civil, ou code Napoléon, dans les moeurs. Sa femme, Nanette (1749-1829), amie de Louise Broudou (épouse La Pérouse), était une femme instruite et de grand caractère, humoriste, qui écrivit toute sa vie de longues et remarquables lettres et sut prendre de graves décisions, souvent humanistes, notamment en ce qui concernait leurs esclaves. Son fils, le capitaine de frégate Sébastien-Joseph (1774-1851) - qui contrairement à son père, avait émigré pendant la Révolution et connut d'extraordinaires aventures aux Isles et au service de l'Espagne - lui succéda quelques années durant à la même mairie, résolvant divers problèmes de structure qui allaient marquer le bourg et la commune pour une longue période. Ce livre est en grande partie établi à partir des archives personnelles inédites de l'amiral, conservées dans un fonds privé.
Quand en 1770, le marin du Roi, Brestois, Mathieu Marie le Dall de Tromelin, épouse, à Morlaix, Anne Pierre de Chambellan, il ignore que l'héritage de sa femme, à Saint-Domingue, va engendrer des tourments qui marqueront leur vie jusqu'à l'indépendance de la Grande île. Dès le début il doit gérer leurs biens à distance, par le biais d'une correspondance suivie avec des gérants, des hommes de loi, des parents, des amis et surtout une terrible belle-mère. Celle-ci, sur place ou de Paris, garde une main féroce sur les revenus. Ses lettres, incroyable mélange de caresses et de menaces, sont édifiantes sur la situation des plantations et de leurs habitants. Il n'est pas étonnant que le couple, déjà peu motivé par le colonialisme, souhaite se débarrasser de ses esclaves et de la plantation. En dehors des colons peu connus, des personnalités, sorties de l'ombre de la servitude, apparaissent d'une façon très originale, tels Marie-Rose, maîtresse femme, et son frère Noël qui, libéré, devient cuisinier du marin, à Brest. Cette correspondance inédite nous éclaire sur Saint-Domingue et la marine de guerre de Louis XVI, mais aussi sur les pratiques sociales des familles de planteurs à l'aube de l'effondrement de l'économie coloniale dans l'île.
L'Ordre de Malte a fait l'objet de multiples travaux historiques, mais l'auteur traite ici d'un aspect moins connu. C'est celui des activités maritimes corsaires, non seulement de membres de l'Ordre, mais aussi des Maltais, ou même des étrangers, les exerçant sous son autorisation. Leurs actions régulières et en course, sous le pavillon rouge à croix blanche, furent si multiples et si couronnées de succès que les musulmans surnommèrent ces marins Les Scorpions de la mer. En effet, en dehors des campagnes officielles, qu'elles soient systématiques comme lors des "caravanes" , ou en expédition militaire ponctuelle comme l'attaque d'Alger, toute une flottille de bâtiments très divers, de la galère à la barcasse, se livrait, sous armement privé, à la course. Ces expéditions, connues sous le nom de "corsaires" , étaient destinées à engranger des profits, officiellement destinés à soutenir le premier type d'opération. Mais ces chasses relevaient de processus plus compliqués qu'à première vue, et leurs buts étaient-ils si clairs ...
Roussel Claude-Youenn ; Cloâtre Michel ; L'Hour Mi
Que savions-nous par l'Histoire ? Qu'un fier navire avait sombré un jour de tempête, fracassé sur les rochers de l'île d'Ouessant. C'était, disait-on, sous Louis XV ou sous Louis XVI... Chose sûre, le bateau, de retour d'Amérique, transportait des richesses. Mais où avait-il coulé ? Deux siècles durant, pêcheurs et plongeurs explorèrent en vain les eaux mythiques d'Ouessant. Puis, en 1976, Michel Cloâtre eut vent d'un vaisseau englouti appelé l'Atlas. Commença alors une palpitante enquête terrestre et sous-marine qui permit d'identifier, non pas une, mais deux épaves. Car dans sa terrible colère, la mer avait englouti deux flûtes portant le même nom ! L'Atlas I disparut en décembre 1739, l'Atlas II en janvier 1781. Le premier ramenait un trésor en piastres... Sous les ordres du chevalier de Kerlorec, il avait embarqué 178 marins venus de toute la Bretagne... C'est leur aventure, légendaire et tragique, qui est racontée par deux spécialistes de l'histoire maritime.