
Radicaliser la démocratie. Propositions pour une refondation
Rousseau Dominique
SEUIL
15,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :
9782021236972
Une réflexion sur la démocratie et ses caractéristiques fondamentales comme la pratique des droits fondamentaux, l'expérience de la liberté et l'exercice par les citoyens de leurs droits dont celui de concourir personnellement à la formation de la loi.
Plus d'informations
| EAN | 9782021236972 |
|---|---|
| Titre | Radicaliser la démocratie. Propositions pour une refondation |
| ISBN | 2021236978 |
| Auteur | Rousseau Dominique |
| Editeur | SEUIL |
| Largeur | 130 |
| Poids | 267 |
| Date de parution | 20150402 |
| Nombre de pages | 240,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Découvrez également
Généralités
Autres courants
Laïcité - Libre pensée
Anarchisme
Libéralisme
dans
Pensées politiques
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapidité Commandé avant 16h livré demain
Économique et pratique Livraison dès 3,90 €
Facile et sans frais Retrait gratuit en magasin
Du même auteur
-

Radicaliser la démocratie. Propositions pour une refondation
Rousseau DominiqueRadicaliser la démocratie La démocratie est devenue prisonnière du principe de représentation et le marché lui impose désormais ses lois. Pourtant, malgré la montée des populismes et la défiance à l'égard des élus, l'idée démocratique vit dans les quartiers, les villes, les écoles, les entreprises, portée par des collectifs de citoyens qui prennent en charge directement les questions qui les préoccupent. Ces expériences manifestent une forme nouvelle de démocratie qui n'a pas encore trouvé son nom. S'agit-il de démocratie participative, d'opinion ou du public ? On pourrait plus justement l'appeler démocratie continue. Telle est la proposition de Dominique Rousseau, qui défend ici les principes et les implications d'une profonde réforme institutionnelle prenant acte du caractère vivant et concret de l'exercice de la démocratie. Dominique Rousseau Professeur de droit constitutionnel à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent principalement sur le contentieux constitutionnel et la notion de démocratie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,90 € -

Le Temps des savoirs N° 6 : La mémoire
Rousseau DominiqueMnémosyne personnifie la mémoire dans la mythologie. Elle donne naissance à neuf filles, les muses, qui président à la pensée sous toutes ses formes. Depuis le plus simple des animaux jusqu'à l'homme, la capacité de traiter et de stocker de l'information est une propriété fondamentale du système nerveux. Pas de cognition sans mémoire. Mais la mémoire humaine n'est pas un enregistrement passif des expériences ; elle opère une construction créatrice d'informations, renferme non seulement nos perceptions, nos actions, leurs buts, mais aussi nos sentiments, notre fantaisie et le cheminement même de notre pensée. Sur cette mémoire, individuelle ou collective, de l'humain à l'univers, de la reproduction à la construction et à la création, sept spécialistes d'histoire, d'histoire de l'art, de littérature, de neurobiologie, d'informatique et d'astrophysique proposent leurs réflexions sur les connaissances actuelles. Contributions de Laurence Bertrand-Dorléac, Luc Capdevila, Marc Chénétier, Sophie Krebs, Serge Laroche, Michel Morvan. Quand la cosmologie reconstruit le temps et l'espace : le ciel, mémoire de l'univers, par Sylvie Vauclair.EpuiséVOIR PRODUIT23,45 € -

La Vème République se meurt, vive la Démocratie
Rousseau DominiqueExtrait Extrait de l'introduction : La question constitutionnelle est de retour ! Nicolas Sarkozy propose un président leader plutôt qu'un président qui préside, Ségolène Royal une «nouvelle République», François Bayrou, Marie-George Buffet et José Bové une «VIe République» et tous annoncent une révision de la Constitution pour la fin de l'année 2007. De quoi tourmenter le général de Gaulle qui, en 1958, pensait avoir enfin donné à la France «les institutions qui lui font défaut depuis 1789». Évidemment, chacun peut se rassurer en rappelant que la Constitution de 1958 «en a vu d'autres», que sa mort nécessaire et imminente était annoncée dès 1958 et qu'elle est encore là cinquante ans après. Ou en pensant que les projets de nouvelle constitution sont des figures imposées de tout candidat à l'élection présidentielle, des promesses qui seront oubliées aussitôt l'élection passée. Que François Mitterrand, le plus féroce - et le plus lucide - critique de la Ve République, n'ait pas jugé utile, une fois installé à l'Elysée, de changer la Constitution, mieux, qu'il en ait utilisé toutes les ressources pour diriger «tranquillement» le pays pendant quatorze ans, pourrait légitimement convaincre que, quoi qu'en disent les candidats, la continuité constitutionnelle est assurée. Comme dans la fable, à force de crier à la VIe République et de ne voir rien venir, chacun finit par ne plus y croire ! Et si, en 2007, elle venait vraiment ? Et si, en 2007, le temps était venu d'une autre constitution ? Il ne faut réviser une constitution que si c'est nécessaire, prévenait le doyen Georges Vedel. Or, précisément, si changer la Constitution était devenu, en 2007, nécessaire ? Nécessaire pour la société, qui ne se reconnaît plus dans ses institutions ; nécessaire pour l'autorité de la France dans le monde, qui ne sait plus, de l'Elysée ou de Matignon, quel est le lieu réel du pouvoir ; nécessaire pour la démocratie, qui souffre de l'exercice d'un pouvoir politique sans contrôle, sans contrepoids et sans responsabilité. La montée en puissance du vote «hors système», la fluidité du suffrage d'une élection à l'autre, l'impromptu du 21 avril 2002, l'insurrection électorale du 29 mai 2005, l'engouement pour les «politiques people» au détriment des «politiques-citoyens» manifestent, depuis plusieurs années déjà, la défiance de la société à l'égard de ses institutions politiques ; au mieux elle s'en amuse, au pire elle s'en détache. Et le pire n'est pas loin quand les affaires politico-financières se multiplient, touchent droite et gauche et que près de 70 % des Français considèrent que la corruption est la plus élevée dans les principales institutions de la République, le Parlement, 68 %, le gouvernement, 77 % et l'Elysée, 69 %. Comment la Ve République en est-elle arrivée là ? Pourquoi de battre son coeur est-il sur le point de s'arrêter ? Sans doute à cause d'une conception hasardeuse qui a fait davantage appel aux gens d'épée qu'aux gens de robe et qui, aujourd'hui, fait périr la Ve par où elle a péché, le défaut de démocratie. Sans doute aussi à cause des hommes qui ont soumis l'usage des institutions à leurs intérêts de pouvoir et se sont accordés sur une pratique «conventionnelle» de la Constitution. Mais surtout, la Ve République se meurt d'être sans qualités. La P République était consulaire, la IIe République présidentielle, la IIIe et la IVe Républiques parlementaires, la Ve est... sans qualités. La Constitution de 1958 «institue incontestablement un régime parlementaire mais nombre de ses traits évoquent ceux du régime présidentiel ; entre les deux existe-t-il un mélange, peut-on parler d'un cumul ou a-t-on affaire à un régime hors des catalogues traditionnels qui n'a d'autre définition que lui-même» ? La doctrine a fait son travail avec conscience pour tenter d'identifier le régime politique issu de la Constitution de 1958 mais elle s'est vite perdue dans une cacophonie de qualificatifs : consulaire, orléaniste, bonapartiste, semi-présidentielle, présidentialiste, sénatoriale, monarchique, parlementaire et même dictature. Cinquante ans après, si elle n'est évidemment pas une dictature, la Ve République reste toujours aussi indéterminée.EpuiséVOIR PRODUIT26,80 € -

Le Consulat Sarkozy
Rousseau DominiqueEn 2007, Nicolas Sarkozy annonçait la "rupture". De fait, la Ve République semble avoir explosé: désormais, le président gouverne, le président légifère, le président juge. La séparation des pouvoirs ne serait plus qu'un leurre; la démocratie serait en lambeaux! Dérive autoritaire ou simple façade? Nicolas Sarkozy voulait être seul souverain, mais le Premier ministre s'impose à lui, son parti doute et le parlementarisme revient. Plutôt qu'une "hyperprésidence", c'est le "bal des hyper". Il voulait réduire la justice à un pouvoir nul, mais le Conseil constitutionnel a imposé la puissance des droits et libertés garantis par la Constitution. Ainsi va la Ve République sous Nicolas Sarkozy. Dans toutes les directions! Pour Dominique Rousseau, "il voulait refonder le modèle politique français; à l'arrivée, en 2012, il a seulement bricolé l'ancien monde. L'expérience Sarkozy est un échec politique. La France se cherche toujours un président et il reste encore à inventer les institutions formant la démocratie des citoyens". Le bilan politique et institutionnel du quinquennat.EpuiséVOIR PRODUIT22,65 €
Du même éditeur
-

Les Ratonnades d'Alger, 1956. Une histoire du racisme colonial
Thénault SylvieLe 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,00 € -

Le conteur, la nuit et le panier
Chamoiseau PatrickXVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,90 € -

Le sexe des Modernes. Pensée du Neutre et théorie du genre
Marty EricDisjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Fiers de punir. Le monde des justiciers hors-la-loi
Favarel-Garrigues Gilles ; Gayer LaurentExcédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible est certain
Dupuy Jean-PierreCe livre est une réflexion sur le destin apocalyptique de l'humanité. Celle-ci, devenue capable d'autodestruction, soit par l'arme nucléaire, soit par l'altération des conditions de survie, se doit de regarder avec sérieux les menaces qui pèsent sur elle. Il nous faut croire à la réalité de la catastrophe et non à sa simple éventualité pour la prévenir efficacement.L'impossible de demain, l'improbable futur, se font présent et la " précaution " ne suffit pas : elle décide pour le présent dans l'incertitude des conséquences futures, mais elle ne va pas jusqu'à penser l'impossible comme certain, jusqu'à nous en donner l'évidence.S'appuyant sur l'exemple de la dissuasion nucléaire, Jean-Pierre Dupuy donne ici une réflexion fondamentale sur le changement d'attitude vis-à-vis de l'avenir qui devrait être le nôtre si nous ne voulons pas sombrer dans la catastrophe.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,30 € -

Introduction à la pensée de Marx
Collin Denis« En résumé, nous n'avons pas moins mais plus de raisons que Marx de penser que le mode de production capitaliste est historiquement condamné. À quoi cédera-t-il la place ? Le pire reste possible. Mais précisément, avec Marx, nous devons nous rappeler que les hommes font eux-mêmes leur propre histoire. » D. C. Sommaire Avant-propos 1. Marx en son temps 2. De la démocratie radicale à la critique de l'économie politique : la philosophie de la praxis 3. La valeur et le fétichisme de la marchandise : genèse et figures de l'idéologie 4. L'échange et l'exploitation capitaliste : le procès de travail et la production de la survaleur 5. La dynamique du mode de production capitaliste 6. L'émancipation, le communisme 7. Une théorie générale de l'histoire ? 8. Politique et dépérissement du politique 9. L'héritage marxiste 10. L'actualité de la pensée de Marx Bibliographie Deux siècles après la naissance de Marx, le capitalisme semble partout avoir eu raison du marxisme. Et pourtant la critique du capitalisme est partout ravivée par la crise écologique, l'explosion des inégalités et la maltraitance des travailleurs. Cette contradiction n'est qu'une apparence, car la pensée de Marx n'a rien à voir avec la vulgate étatiste et productiviste des partis communistes défaits par l'histoire. Ce livre tord le cou à bien des idées reçues et nous restitue l??uvre authentique de Marx, le philosophe humaniste, penseur de l'émancipation des individus et de la démocratie réelle. Conçu comme une initiation didactique à la pensée d'un grand auteur, il en couvre toutes les dimensions philosophiques, économiques, politiques et il nous montre comment cette ?uvre reste un outil précieux pour penser le présent. Denis Collin , né en 1952, docteur et agrégé de philosophie, enseigne la philosophie en classes préparatoires. Il a consacré à Marx plusieurs ouvrages, dont sa thèse de doctorat qui porte sur la théorie de la connaissance chez Marx. Sa lecture de Marx intègre aussi bien l'approche de Michel Henry que l'héritage de l'école de Francfort. Il a consacré également plusieurs ouvrages à la philosophie morale et politique et à la philosophie des sciences.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,00 € -

Condition de l'homme moderne
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; AComment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.EpuiséVOIR PRODUIT24,99 € -

La formation de la classe ouvrière anglaise
Thompson Edward Palmer ; Dauvé Gilles ; GolaszewskEn France, peu d'historiens ont joué un rôle politique et intellectuel équivalent à celui qu'a tenu Edward Palmer Thompson en Grande-Bretagne et, plus largement, dans le monde. Peu de livres ont exercé une influence aussi profonde sur l'écriture de l'histoire contemporaine que cette somme publiée une première fois en anglais en 1963, traduite en français vingt-cinq ans plus tard. Ce livre foisonnant et engagé, d'une richesse exceptionnelle, qui tente de tisser ensemble de multiples fils afin de restituer l'expérience vécue par les contemporains de la " révolution industrielle " demeure d'une extraordinaire actualité. Comme l'écrit Thompson lui-même dans sa préface : " Certaines causes perdues de la révolution industrielle peuvent nous éclairer sur des plaies sociales encore ouvertes aujourd'hui ". En reconstituant la vie des pauvres tisserands à bras, des artisans " utopistes ; et radicaux, des luddistes brisant les machines, en s'efforçant de les " sauver de l'immense condescendance de la postérité ", Thompson a écrit un chapitre décisif de notre passé. Près de cinquante ans après, la lecture de ce grand livre peut encore nous aider à nous orienter face aux bouleversements et aux incertitudes du présent.EpuiséVOIR PRODUIT14,50 €
