Dans cette suite de promenades-récits on suit Daniel de Roulet à travers une Suisse arpentée d'abord d'ouest en est, puis du nord au sud. Le protocole est simple : sur treize randonnées d'abord, aller de Genève à Rorschach dans le canton de Saint-Gall. Puis sur seize autres, aller de Porrentruy dans le Jura suisse, à Chiasso dans le Tessin. Pour chaque tronçon effectué, s'accompagner d'un écrivain, poète ou autre figure marquante liée, d'une façon ou d'une autre, aux endroits traversés. On retrouve Tolstoï, Lénine, Paracelse, Goethe ou encore Rimbaud, mais aussi, évidemment, plusieurs classiques de la littérature suisse, d'Annemarie Schwarzenbach à Ramuz, en passant par Walser, Max Frisch, Agota Kristof ou Dürrenmatt. Traversée de la Suisse géographique, certes, mais aussi intellectuelle, une "Suisse de travers" aperçue par la multiplicité des regards posés sur elle. Les promenades de Daniel de Roulet, tissées des citations des auteurs emportés, sont aussi des descriptions "en temps réel" des chemins empruntés, des vues qui s'offrent au marcheur, de la qualité des terrains empruntés... et sont souvent agrémentées du récit de quelque fait historique marquant. Itinéraires de marche, itinéraires de pensée. Comme une sorte de guide atypique et littéraire de la Suisse, les vingt-neuf textes-étapes de Daniel de Roulet nous invitent dans une Suisse inédite, celle du marcheur contemporain qui, fort de ses propres réflexions, s'accompagne d'autres penseurs pour avancer - physiquement et autant que littérairement.
Nombre de pages
160
Date de parution
21/02/2020
Poids
170g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782889550265
Titre
La Suisse de travers
Auteur
Roulet Daniel de ; Bailly Jean-Christophe
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
116
Poids
170
Date de parution
20200221
Nombre de pages
160,00 €
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Pourquoi les abeilles dépérissent-elles? Parce qu'on les empoisonne? Parce qu'on les prend pour des vaches à miel ou à venin? Les scientifiques cherchent des réponses. Sid aussi essaie de comprendre. Né au début des années 1980, il ne sait pas trop à quoi se raccrocher, se fiant tour à tour à la sagesse des apiculteurs, à la nostalgie des néonazis, au cynisme du Forum de Davos, à son irrésistible penchant pour une étrange téléphoniste japonaise... Dans un pays sans mer où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d'apprentissage, drôle et grave, d'une certaine jeunesse.
Il est ingénieur, travaille jour et nuit, et parcourt le monde pour expliquer la politique de l'Entreprise qui l'emploie en matière de sécurité des installations nucléaires. Elle est tchétchène et cherche désespérément refuge hors de son pays. Sur son passeport, on peut lire la mention "deportee". Piégés par une quarantaine sanitaire dans l'aéroport du Colisée, ils se rencontrent et se plaisent. L'homme qui tombe raconte les quelques heures qu'ils vont passer, enfermés dans un terminal d'aéroport. Egaré par ses sentiments, Georges vom Pokk assiste à l'effondrement de son propre système de défense. Tout, alors, devient plus intense. Et, pour aider la belle Tchaka, l'ingénieur va se lancer dans une réelle course contre la montre. Le temps de transformer sa vie en destin.
1975 en haut d'une montagne suisse réputée inaccessible l'hiver, un beau chalet vide s'enflamme dans la nuit. Le lendemain, les hélicoptères arrivent trop tard, il n'y a plus de chalet. La police lance une traque internationale, met à prix la tête des terroristes, qu'elle croit venus de l'étranger pour s'en prendre à la résidence d'Axel César Springer, le magnat de la presse allemande. L'incendie est attribué aux dérives violentes du mouvement étudiant. Trente ans plus tard, l'auteur insoupçonné de cet attentat raconte dans quelles circonstances il a planifié puis entrepris son forfait, comme une promenade du dimanche à la montagne. Non sans humour, il dit ce qui le pousse à cet aveu tardif, décrit ses différentes méprises et sa stupeur en découvrant le message posthume que sa victime lui a laissé. Il avait promis ce témoignage amoureux à sa complice mourante. Promesse tenue.
Très honorée Mademoiselle Fumika, Très chère fiancée, Votre mère vous a communiqué l'excellente nouvelle. Nos deux familles ont réussi à s'entendre sur tous les points, y compris l'argent. J'ai donc hâte de faire votre connaissance. Si l'Amérique n'était pas si éloignée de ma caserne de Nagasaki, c'est bien volontiers que je viendrais vous rendre visite. Mars 1942. Tetsuo Tsutsui, pilote de l'armée japonaise engagée pour sa Majesté l'Empereur dans la guerre contre les Etats-Unis, écrit à sa fiancée. Il ne l'a jamais vue. Grande interprète de Mozart, cette dernière commence une carrière de concertiste au conservatoire de Berkeley - chez l'ennemi. Indifférente, elle espère échapper à son sort. A Berkeley, elle a rencontré Wolfgang qui travaille au côté d'Oppenheimer et va être un acteur important des nombreux épisodes de la construction de la première bombe atomique. Cette nouvelle arme qui, curieusement, devrait mettre fin à toutes les guerres. En avril 1942, comme cent mille personnes, Fumika est enfermée dans un camp, puis transférée à Santa Fe. Trahie, dénoncée, elle sera échangée contre un prisonnier américain, repartira au Japon et retrouvera Nagasaki dévasté. De Noël 1938 dans les neiges de Stockholm à 1969 dans l'automne de Zurich, du Los Alamos d'Oppenheimer au Tokyo des jeux Olympiques, le destin croisé des fous de l'atome et de ceux que l'atome rend fous.
L?écrivain et critique David Bosc tente dans ce court texte de penser le rapport singulier que les écrivains peuvent entretenir avec le langage. Son texte s?ouvre sur l?adage fameux de Nicolas Boileau, selon lequel « Ce que l?on conçoit bien s?énonce clairement ». Cette affirmation est d?emblée mise en regard d?autres citations qui constituent autant de témoignages d?écrivains sur leur expérience. David Bosc, en lecteur et en écrivain, entre en dialogue avec ces voix plurielles et s?interroge avec elles sur la place de l?intention et du rythme dans l?écriture, sur ce qui peut pousser à écrire, ou sur ce qu?on peut entendre ou désigner par auteur ou créateur. Il se fraie un chemin à travers des mots dont il fait entendre toute l?épaisseur de sens : celui d?instance, par exemple, qui serait peut-être plus juste que celui d?auteur pour penser la création. Il fait ainsi résonner, dans ce tissage de voix d?autres «praticiens» et penseurs, , et ce depuis leur singularité, une expérience commune de l?écriture, celle d?un non-savoir, et d?une aventure qui relève moins d?une intention maîtrisée que d?un perdre pied au sein du langage. Ce texte reprend une conférence prononcée au Banquet du livre d?automne de Lagrasse, le 29 octobre 2016.
Quitter les lieux communs, prendre ses distances avec tel ou tel discours à la mode et retrouver enfin "une parole dense, une culture fondée, un monde intimement et intensément vécu" . Voici, pour le poète, l'essentiel. Territoires chamaniquesest le fruit d'un long travail de récolte de chants et de poèmes oraux. Kenneth White nous introduit avec jubilation à une poésie première, qui n'a cessé de nourrir, à travers le monde, un sentiment de proximité avec les choses et les êtres. Une poésie qui dessine une géographie originale et originelle dont les contours délimitent les fondements mêmes de notre culture. Cet ouvrage a fait l'objet d'une première édition en 2007.
Abu Al-Hayyat Maya ; Mikhaïl Mireille ; Julien Hen
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