Histoire liturgique du XXe siècle. Enjeux et documents
Rouillé d'Orfeuil Matthieu
L'HARMATTAN
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EAN :9782296962361
Dans beaucoup de systèmes cultuels, l'activité liturgique consiste à répéter immuablement, génération après génération, des rites qu'on ne comprend plus. Dans l'Eglise, au contraire, la liturgie a une histoire qui l'inscrit dans le registre d'une signification. Même si - il faut le reconnaître - les rites catholiques ont connu une certaine stabilité, proche de l'immobilisme, après le Concile de Trente, la question liturgique est sortie de sa torpeur au XIXe siècle, à l'occasion de multiples contestations. Le XXe siècle fut ensuite une période de créativité particulièrement féconde. Il était alors nécessaire de mieux comprendre la nature des rites; il était également vital de réformer des pratiques désuètes et de promouvoir une vraie participation des fidèles au culte catholique. Pic XII a inauguré ce mouvement de réforme, continué par Paul VI après le Concile Vatican II. Cet ouvrage retrace les enjeux des évolutions des rites au siècle dernier et fournit une abondante documentation, donnant au lecteur l'opportunité de fréquenter les acteurs de cette oeuvre liturgique.
Nombre de pages
120
Date de parution
22/05/2012
Poids
160g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296962361
Titre
Histoire liturgique du XXe siècle. Enjeux et documents
Auteur
Rouillé d'Orfeuil Matthieu
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
160
Date de parution
20120522
Nombre de pages
120,00 €
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Qu'est-ce que l'homme ? " Cette question lancinante, dont l'urgence tend aujourd'hui à s'estomper, parfois jusqu'à l'oubli, s'est imposée au seuil de la pensée biblique. La relecture croyante ou philosophique, mythologique ou scientifique, des grands textes fondateurs a constitué un ample courant de réflexion de l'homme sur lui-même, en quête de ce qui le distingue en propre de tout le réel. Cette recherche angoissée a abouti, à la Renaissance, à une sérénité humaniste assumée. Mais cet équilibre était instable et, face à des objections philosophiques corrosives, l'évidence fut à nouveau perdue... Parcourir cette histoire contrastée nous aide à situer les enjeux, les doutes, les nuances, afin de comprendre où en est l'homme, aujourd'hui, dans sa relation avec lui-même. En quatre conférences données à l'automne 2023, Matthieu Rouillé d'Orfeuil évoque, du point de vue de la théologie chrétienne, quelques convictions et arguments utiles et stimulants, accessibles à tous ceux que la cause humaine ne laisse pas indifférents.
Plongeant dans une origine barbare répugnante d'une part, spiritualisé dans les mystiques les plus hautes, d'autre part, le sacrifice se situe à l'intersection d'innombrables paradoxes. L'évangile a profondément changé la notion sacrificielle, pour en indiquer la réalisation eucharistique. Si, au milieu d'intenses polémiques, l'Eglise catholique maintient que la messe est un sacrifice, le croyant est invité à s'interroger sur son rapport au rite. Il pourrait même y trouver une étonnante joie.
Il n'est pas évident qu'on puisse être croyant aujourd'hui et plus encore qu'on adopte cette manière particulière qu'on désigne sous le nom de foi chrétienne. Le chrétien qui vit dans ce monde où Dieu n'a plus de place, se pose toutes les questions que se posent les autres hommes. Dieu existe-t-il ? D'où vient le mal ? Peut-on croire à des rites ? Le prêtre Mathieu Rouillé d'Orfeuil tente de répondre en empruntant les chemins de la foi.
Il est possible de lire la Bible de la première page de la Genèse à la dernière page de l'Apocalypse, selon l'ordre canonique des livres. Cette immense narration constitue une histoire sainte qui va de la création du monde à la fin de l'univers, jetant un coup d'oeil sur l'au- delà. Mais cette hagiographie ne coïncide pas exactement avec l'histoire littéraire, avec la chronologie de la rédaction des textes. Relire ces textes dans leur contexte fait apparaître une autre narration biblique qui va de l'idolâtrie à la catastrophe, et de l'anéantissement à la résurrection. L'auteur offre un ordre plus fidèle à la chronologie des textes, des premiers oracles du prophète Amos (751 av. J.C.) jusqu'aux éditions du scribe Esdras (515 av. J.C.) : la compréhension de ces documents archaïques apparaîtra mieux fondée, et la foi du croyant en sera moins naïve et plus sereine.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...