
Jeunes en errance. Relation d'aide et carrières de marginalité
En France, les politiques sociales d'aide aux jeunes en difficulté se font le relais d'une norme d'insertion où le projet professionnel est toujours, de près ou de loin, le moteur de l'accompagnement. Par ailleurs, la protection publique en direction des jeunes reste ponctuelle et l'Etat social renvoie principalement les jeunes en insertion vers le soutien de leur famille. Dans ce contexte, ceux qui ne peuvent en bénéficier sont particulièrement fragilisés et se retrouvent durablement éloignés des parcours conventionnels d'accès à l'emploi. Certains d'entre eux ont constitué une figure emblématique des jeunes en difficulté au détour des années 2000 en France ; ils ont été appelés "jeunes en errance", notion qui est rapidement devenue une catégorie d'intervention publique, marquant fortement les pratiques de l'intervention sociale à l'égard des publics jeunes à la rue. Depuis lors, la catégorie française "jeune en errance" désigne ceux qui n'adhèrent à aucune proposition d'insertion et mettent en échec les démarches qu'ils entreprennent.
| Nombre de pages | 280 |
|---|---|
| Date de parution | 15/09/2016 |
| Poids | 444g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782753550490 |
|---|---|
| Titre | Jeunes en errance. Relation d'aide et carrières de marginalité |
| Auteur | Rothé Céline |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 155 |
| Poids | 444 |
| Date de parution | 20160915 |
| Nombre de pages | 280,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Vivre avec le mal de mère. Ou qu'est ce qui fait courir Julie ?
Rothé Marie-France ; Grosdidier RégisSous la forme originale d'une autographie, qui consiste à parler de soi à la troisième personne, l'auteure nous invite à parcourir son histoire d'enfant et de femme maltraitées. Parce qu'une véritable mère maltraitante nie et dissimule parfaitement sa cruauté. Parce que l'entourage et la société sont enclins à se ranger du côté parental, censé être indemne de tout vice. Isolée, Julie, dès son plus jeune âge, culpabilisera à la place de son bourreau, pensant mériter cette violence. A l'âge adulte, elle s'inscrira dans des scénarios de vie qui viendront confirmer sa croyance. Jusqu'au jour tardif où la menace d'une mort imminente viendra la réveiller, pour l'enjoindre à dissoudre son conditionnement. Le Pr Bagros, à l'origine de l'introduction des sciences humaines en médecine, pense que ce témoignage est un enseignement exemplaire. Dans ce récit de vie, le pire de la maltraitante c'est l'indifférence ou l'aveuglement de l'entourage. L'originalité du travail est que l'auteure ait pu se prendre elle-même comme objet d'analyse de cas, avec les moyens des sciences humaines, et qu'elle ait eu assez de robustesse pour s'en sortir.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER17,50 € -

L'art-thérapie pour (re)construire la vie
Rothé Marie-France ; Holton CourtneyN'avons-nous pas tous besoin d'un baume pour assouplir notre vie ? D'amour, de croyances et de sciences, de fraternité et de solidarité, d'art et de culture et plus encore. De plus, mais de quoi ? De la nature, d'un sourire, d'un regard, d'un animal, en un mot, du vivant qui nous relie à un intangible espoir ? Espoir de recouvrer confiance en soi et de se dire que l'autre porte, en lui, les mêmes affres de l'existence à considérer, par un art de vivre, sous l'angle d'opportunes expériences. Un art dont la flamme se résout souvent en braises sur lesquelles il suffit de souffler, pour que nos malheurs s'apaisent. À moins que nous ne mettions un terme aux cycles de la vie, rendant ainsi caducs les bienfaits de nos thérapies.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER12,50 € -

Dakar, chemins de traverse
Rothé Thomas ; Copans Jean« L'anthropologie (ou l'ethnologie) peut être, pour les non-spécialistes, une formidable source de réflexion, dès lors que, loin de se cantonner à la simple description de moeurs ou coutumes "exotiques", elle devient un "détour" (Balandier) permettant de saisir les enjeux du monde contemporain. Dans cette perspective, la présente collection accueille des textes qui, s'ils ont pour objet des lieux géographiquement ou culturellement lointains, offrent au lecteur des données permettant de mieux comprendre et conceptualiser la société contemporaine ». Un lointain si proche, dont le « manifeste » est donné ci-dessus, après La ville marchande, enquête à Barbès, nous invite à partager le quotidien d'une famille dakaroise dont l'auteur a été l'intime pendant près d'un an. L'ouvrage, documenté et vivant, écrit dans un style alerte, mais rigoureux au plan scientifique, intéressera certes les étudiants et chercheurs en ethnologie ou anthropologie, mais aussi un public plus vaste, tant les questions soulevées (chômage, libération des femmes...) trouvent leur équivalent sous nos latitudes.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER16,00 € -

Lebrac, trois mois de prison
Rothé Bertrand ; Bonelli LaurentUn siècle après La Guerre des boutons, que deviendraient Lebrac, Camus, La Crique, Grangibus et les autres? Comment mèneraient-ils leur guerre contre les Velrans? C'est à cet étonnant exercice que s'est livré l'auteur de cet ouvrage. Au-delà de la curiosité littéraire, son roman documentaire dresse le sombre constat de la façon dont notre société répond désormais au "problème" de la jeunesse. Bertrand Rothé a en effet demandé à des policiers, des juges, des éducateurs, des médecins, qui tous travaillent avec des mineurs, de lire ou de relire La Guerre des boutons, le fameux roman de Louis Pergaud publié en 1912 et porté à l'écran par Yves Robert en 1961. Avec eux, il a travaillé plus d'un an pour comprendre comment ils réagiraient aujourd'hui face à de tels comportements. Tout en proposant une "suite" des aventures de Lebrac et ses amis, le livre que voici est leur quotidien. Et le moins que l'on puisse dire est qu'il est édifiant. En postface, Laurent Bonelli, spécialiste des politiques sécuritaires, montre qu'en un siècle ce n'est pas la violence des jeunes qui s'est accrue; c'est notre incapacité d'y faire face autrement que par le recours à des institutions toujours plus répressives. Biographie de l'auteur Bertrand Rothé est titulaire d'un CAP de cuisine et d'une agrégation d'économie. Il enseigne aujourd'hui à l'IUT de Sarcelles. Laurent Bonelli, sociologue, est rédacteur en chef au Monde diplomatique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,30 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
