MGR. FRAYSSINOUS, GRAND MAITRE DE L'UNIVERSITE SOUS LA RESTAURATION
ROQUETTE ANTOINE
CHAMPION
94,00 €
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EAN :9782745316370
Bien que tombé dans l'oubli, Monseigneur Frayssinous, après une brillante carrière de prédicateur commencée sous l'Empire, est un des personnages les plus emblématiques de la Restauration. Le régime repose sur l'appui mutuel du Trône et de l'Autel. L'évêque d'Hermopolis, en qualité de Grand-maître de l'Université, de ministre de l'Instruction Publique et des Affaires Ecclésiastiques, est chargé tant par Louis XVIII que Charles X de mettre en oeuvre cette politique de 1822 à 1828. Elle se heurte aux idées et aux forces issues de la Révolution qui s'expriment dans les Chambres et dans la presse. Elles exploitent à fond quelques excès de certains ecclésiastiques, donnant ainsi naissance aux mythes de la Congrégation et des jésuites. Cette campagne, couplée au refus de Charles X d'admettre le fait majoritaire à la Chambre des députés, provoque la chute du régime en 1830 dans une vague d'anticléricalisme, mettant fin à la tradition millénaire de l'alliance du pouvoir et de l'Eglise. La fidélité de l'évêque aux Bourbons l'entraîne à la fin de sa vie à rejoindre Charles X en exil, qui lui demande d'assurer l'éducation de son petit-fils, le comte de Chambord. L'union de ses grandes qualités d'homme d'église avec son dévouement à la monarchie font de Monseigneur Frayssinous, dernier évêque ministre, un héraut chevaleresque d'une civilisation en voie de disparition. Cet ouvrage apporte de nombreux éléments nouveaux dans un débat crucial de cette période.
Date de parution
30/09/2007
Poids
700g
Largeur
150mm
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EAN
9782745316370
Titre
MGR. FRAYSSINOUS, GRAND MAITRE DE L'UNIVERSITE SOUS LA RESTAURATION
Auteur
ROQUETTE ANTOINE
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
700
Date de parution
20070930
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Ce traité, conclu entre Pie Vll et Louis XVIII, après trois années de négociations serrées, n'a jamais été appliqué. Tout en ne changeant pas grand chose au concordat de 1801, il était voulu par Louis XVIII qui souhaitait se démarquer de l'" usurpateur " et se rattacher symboliquement à la tradition de l'Eglise de l'Ancien Régime. Une très vive polémique s'est élevée dans le pays qui a contraint le gouvernement à renoncer à sa mise en oeuvre. Au-delà des péripéties multiples d'une longue négociation qui s'est terminée à front renversé ; d'un côté Pie VII demandant l'application d'un accord qui lui répugnait tout d'abord ; de l'autre Louis XVIII étouffant un traité qu'il avait réclamé avec insistance - les empoignades suscitées par le concordat ont marqué durablement l'opinion publique de la Restauration : elles ont réintroduit la question religieuse assoupie sous l'Empire, dans la vie politique de manière telle qu'elle jouera un rôle essentiel jusqu'à la fin du régime. La volonté du roi, pourtant imprégné de la philosophie des Lumières, de relancer l'union du Trône et de l'Autel, soulève de brûlantes controverses présageant son rejet définitif quelques années plus tard. C'est probablement la grande erreur du règne de Louis XVIII, qui, par ailleurs, n'en connut pas beaucoup. Néanmoins et paradoxalement, l'Eglise de France sort renforcée de l'épreuve, avec un épiscopat largement réunifié sous l'autorité pontificale, et prête à rebondir après trente années de redoutables tribulations. Ce livre constitue la première étude complète sur un sujet méconnu de la Restauration et néanmoins lourd de conséquences.
Les restaurations monarchiques de 1814 n'impliquent pas la disparition des idéaux et des forces révolutionnaires. C'est particulièrement le cas en Espagne, ce qui constitue le principal problème de politique étrangère du règne de Louis XVIII. Par un pronunciamiento des généraux Riego et Quiroga, les libéraux obligent Ferdinand VII à accepter la constitution de Cadix en 1820. Le mouvement révolutionnaire gagne l'Italie, inquiète le gouvernement français et ses alliés de la Sainte-Alliance. Louis XVIII, poussé par les ultras, se décide, avec l'accord des Alliés lors du Congrès deVérone, à libérer le roi d'Espagne de la domination libérale. Les troupes françaises, commandées par le duc d'Angoulême, traversent la frontière en 1823, quinze ans après Napoléon, gagnent Madrid sans coup férir, dans l'allégresse populaire, battent les troupes constitutionnelles au Trocadéro, puis investissent Cadix pour remettre Ferdinand VII sur le trône. Cet épisode historique, mal connu, tourmenté, est révélateur des ambiguités et des malentendus des politiques de Restauration, tant en France qu'en Europe.
La guerre de l'indépendance de la Grèce, qui s'étend sur une dizaine d'années, constitue avec l'expédition d'Espagne menée par le duc d'Angoulême en 1823, l'un des deux actes déterminants de la politique étrangère de la Restauration. Long, acharné, confus le plus souvent car étant de type guérillas et razzias, c'est un conflit atroce pendant lequel les belligérants multiplient les exactions sur les combattants et les populations civiles, femmes et enfants compris. Si la situation géographique de la Grèce attise la convoitise des " Puissances " de la fameuse question d'Orient, ce sont bien les opinions publiques européennes ? entre poussée du romantisme et résurgence du christianisme ? qui forceront leurs gouvernements à intervenir en faveur du peuple grec.
Devenu adulte, Stanislas confesse le malaise qu'il ressentait enfant, son incompréhension du monde et les complications que son diagnostique ont impliqué dans sa vie. Malgré son diabète, il s'élance dans une histoire d'amour tacite et romanesque avec une jeune fille extravagante, qui bouscule ses certitudes.