Ce traité, conclu entre Pie Vll et Louis XVIII, après trois années de négociations serrées, n'a jamais été appliqué. Tout en ne changeant pas grand chose au concordat de 1801, il était voulu par Louis XVIII qui souhaitait se démarquer de l'" usurpateur " et se rattacher symboliquement à la tradition de l'Eglise de l'Ancien Régime. Une très vive polémique s'est élevée dans le pays qui a contraint le gouvernement à renoncer à sa mise en oeuvre. Au-delà des péripéties multiples d'une longue négociation qui s'est terminée à front renversé ; d'un côté Pie VII demandant l'application d'un accord qui lui répugnait tout d'abord ; de l'autre Louis XVIII étouffant un traité qu'il avait réclamé avec insistance - les empoignades suscitées par le concordat ont marqué durablement l'opinion publique de la Restauration : elles ont réintroduit la question religieuse assoupie sous l'Empire, dans la vie politique de manière telle qu'elle jouera un rôle essentiel jusqu'à la fin du régime. La volonté du roi, pourtant imprégné de la philosophie des Lumières, de relancer l'union du Trône et de l'Autel, soulève de brûlantes controverses présageant son rejet définitif quelques années plus tard. C'est probablement la grande erreur du règne de Louis XVIII, qui, par ailleurs, n'en connut pas beaucoup. Néanmoins et paradoxalement, l'Eglise de France sort renforcée de l'épreuve, avec un épiscopat largement réunifié sous l'autorité pontificale, et prête à rebondir après trente années de redoutables tribulations. Ce livre constitue la première étude complète sur un sujet méconnu de la Restauration et néanmoins lourd de conséquences.
Date de parution
14/01/2010
Poids
306g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782866457167
Titre
LE CONCORDAT DE 1817 - LOUIS XVIII FACE A PIE VII
Auteur
ROQUETTE ANTOINE
Editeur
DU FELIN
Largeur
150
Poids
306
Date de parution
20100114
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Les restaurations monarchiques de 1814 n'impliquent pas la disparition des idéaux et des forces révolutionnaires. C'est particulièrement le cas en Espagne, ce qui constitue le principal problème de politique étrangère du règne de Louis XVIII. Par un pronunciamiento des généraux Riego et Quiroga, les libéraux obligent Ferdinand VII à accepter la constitution de Cadix en 1820. Le mouvement révolutionnaire gagne l'Italie, inquiète le gouvernement français et ses alliés de la Sainte-Alliance. Louis XVIII, poussé par les ultras, se décide, avec l'accord des Alliés lors du Congrès deVérone, à libérer le roi d'Espagne de la domination libérale. Les troupes françaises, commandées par le duc d'Angoulême, traversent la frontière en 1823, quinze ans après Napoléon, gagnent Madrid sans coup férir, dans l'allégresse populaire, battent les troupes constitutionnelles au Trocadéro, puis investissent Cadix pour remettre Ferdinand VII sur le trône. Cet épisode historique, mal connu, tourmenté, est révélateur des ambiguités et des malentendus des politiques de Restauration, tant en France qu'en Europe.
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Devenu adulte, Stanislas confesse le malaise qu'il ressentait enfant, son incompréhension du monde et les complications que son diagnostique ont impliqué dans sa vie. Malgré son diabète, il s'élance dans une histoire d'amour tacite et romanesque avec une jeune fille extravagante, qui bouscule ses certitudes.
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