Est-il vrai, comme l'a chanté Léo Ferré, qu?« avec le Temps, va, tout s'en va » ? Que reste-t-il après son passage ? Certes la vie est fragile, constamment menacée d'anéantissement : et à travers la poésie des ruines, c'est déjà un spectacle fascinant. Mais l'histoire comme l'art témoignent d'une possible survie. Ce livre montre comment quelques artistes ont voulu traverser le temps, et retrouver dans la poussière des siècles les traces de battements de coeurs à jamais éteints. À travers l'étude de quelques oeuvres cinématographiques, l'ouvrage aborde la perception variable du temps chez de grands créateurs. En conclusion, le livre évoque la figure de Virginia Woolf, profonde et sensible méditation sur la beauté et la fragilité de la vie humaine, en même temps que sur la capacité éventuelle de l'art à en soustraire quelque part à la mort.
Nombre de pages
132
Date de parution
08/03/2022
Poids
169g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140205415
Titre
Cinéma, littérature : le temps dans dix oeuvres
Auteur
Ropars Jean-Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
169
Date de parution
20220308
Nombre de pages
132,00 €
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Le rapprochement a été fait de longue date entre le personnage d'Ulysse et le dieu Hermès, très proche des humains : l'originalité du livre est de tenter d'aller plus loin que ce simple constat, en montrant comment les aèdes ont modelé Ulysse à l'image du dieu, selon les exigences de l'épopée. En le faisant « descendre » dans le monde des hommes, ils ont fait du dieu qui ne combattait pas (Hermès) un « guerrier » (Ulysse), bien piètre en réalité. Ils le dotèrent d'une « biographie » en l'établissant souverain d'un royaume improbable puisque localisé aux confins brumeux et presque infernaux de l'Occident hellénique archaïque ; polymorphe contradictoire, ils en firent un errant perpétuel et souffrant, à l'image d'Hermès : car le livre établit pour la première fois les souffrances du dieu dans les diverses manifestations de son culte (Hymne homérique, statues, rituels). Ces souffrances sont expliquées comme l'accompagnement nécessaire d'un cycle de disparitions suivies de retours à travers de perpétuelles métamorphoses. Il est alors proposé une clé de lecture de l'architecture souterraine de l'Odyssée, basée sur une allégorie lunaire très savante : le cycle de la lune sous-tend les aventures d'Ulysse, son voyage final de retour comme les douze étapes préalables dont il fait le récit chez Alkinoos.
En 1963, Cléopâtre établit un record : le film le plus cher jamais produit, au coeur d’un scandale mondial autour de la liaison entre Elizabeth Taylor et Richard Burton. Mais derrière les rumeurs se cache un chef d’oeuvre colossal et raffiné, mêlant théâtre, histoire et drame, réalisé par Joseph L. Mankiewicz. Le film est une méditation sur le pouvoir, le temps et l’amour, à mi-chemin entre Shakespeare et Plutarque, ce qui en fait le péplum le plus intelligent d’Hollywood. Avec une mise en scène grandiose, des dialogues brillants et une réflexion profonde sur le pouvoir, le temps et le destin, Cléopâtre est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus beaux exemples du cinéma d’auteur déguisé en blockbuster. Ce volume, richement illustré de plus de 300 photogrammes tirés directement du film, est un voyage dans la genèse tourmentée et la grandeur oubliée d’un chef-d’oeuvre redécouvert.
Milizac, en plein coeur du pays Léon, cache une conteuse exceptionnelle qui répond au nom d'Yvonne Riou. Douée d'une mémoire prodigieuse, elle s'est livrée pour Jean Ropars à des confidences uniques dans la langue apprise "sur les genoux de sa mère". Jean Ropars a su traduire la saveur de ses propos et les a restitués sous la forme de courts chapitres qui égrènent, comme autant de contes, petits et grands événements de la vie de la jeune fille d'autrefois, de la communion solennelle au mariage. L'humour est toujours présent dans cet ouvrage baigné de l'amour de Dieu et de la nature. La voix d'Yvonne se charge aussi d'émotions quand elle se rappelle les personnages qui ont dominé à jamais sa mémoire.
Comme au temps de son enfance, Yvonne va s'asseoir le dimanche au bord de la route, en compagnie de ses voisins, entretenant d'interminables conversations sur les menues nouvelles de la paroisse, comme le fit sa mère, comme le firent ses aïeux. Cette conteuse dotée d'une excellente mémoire parle de Milizac, le village où elle est née et qu'elle n'a jamais quitté, de sa foi en Dieu et en la vie éternelle, de son amour pour la terre, qu'elle soit ingrate ou généreuse, sans passer sous silence la rudesse des hommes et la dureté de l'existence des femmes. Quarante ans d'une vie de labeur s'écoulent dans ces chroniques teintées de nostalgie, que viennent rythmer les saisons, les travaux aux champs, les fêtes religieuses et les récits légendaires. Après le succès de Au pays d'Yvonne, l'ethnologu