
Homère. 7e édition
L'Iliade et l'Odyssée occupent une place à part dans la littérature en général. Ce sont les premières oeuvres écrites qu'ait produites la Grèce. D'emblée, elles se sont imposées à l'admiration de tous. Les poètes lyriques grecs, les tragiques, les historiens en ont été nourris et les ont imitées. Leur texte a servi de base à l'éducation en Grèce. Les héros des deux poèmes d'Homère sont passés dans le monde moderne [...]. Achille et Patrocle, Hector et Andromaque, Ulysse sont devenus des êtres familiers à tous et capables d'incarner, selon les cas, telle ou telle idée de l'homme. " Cet ouvrage interroge la place si particulière que l'oeuvre d'Homère occupe dans notre histoire en analysant les conditions de sa genèse ainsi que les raisons d'ordre littéraire d'un plaisir de lecture sans cesse renouvelé.
| EAN | 9782715400238 |
|---|---|
| Titre | Homère. 7e édition |
| Auteur | Romilly Jacqueline de |
| Editeur | QUE SAIS JE |
| Largeur | 116 |
| Poids | 100 |
| Date de parution | 20190619 |
| Nombre de pages | 127,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Pourquoi la Grèce ?
Romilly Jacqueline deRésumé : Pourquoi les textes de la Grèce antique, d'Homère à Platon, continuent-ils d'influencer toute la culture européenne ? Quelle qualité unique cet héritage si divers recèle-t-il, qui justifie une présence aussi vivace au cours des siècles ? A ces questions, la grande helléniste, auteur de La Grèce antique à la découverte de la liberté, donne ici sa réponse. De façon constante et obstinée, à travers la tragédie ou la science politique, la mythologie ou l'histoire, l'esprit grec cherche l'universel, ce qui concerne tout homme, en tous temps et en tous lieux. Chaque étude de ce recueil aborde et serre de près un exemple précis ; en sorte que chacune est aussi une passionnante leçon qui nous convie à découvrir cet héritage d'un ?il neuf.EN STOCKCOMMANDER9,95 € -

Ce que je crois
Romilly Jacqueline deExtrait VOIR LA LUMIÈRE Je crois d'abord que la vie est belle et mérite d'être aimée. Cela ne veut pas dire que tout y soit rose. Mais ce qui me choque est que l'on n'en poursuive pas les beautés, obstinément. On pourrait croire qu'une telle attitude va de soi : je m'aperçois qu'elle est, au contraire, de moins en moins répandue. Parce que l'on blâme la société, parce que l'on sent tout ce que le monde a d'absurde, parce que l'on doute de pouvoir jamais communiquer avec plénitude, on désespère - ou bien, en langage plus moderne, on est dégoûté. Et le bonheur se confond alors avec un confort bourgeois dont on ne veut plus. Les héroïnes d'Anouilh et les héros de Montherlant, avec leur refus du bonheur, les personnages de Ionesco, aux prises avec une illusion toujours folle et toujours déçue, sont le symbole de ce dégoût. L'alibi de la drogue et du bruit en sont sans doute les effets ; le goût de la violence aussi. Et parler du bonheur de vivre paraît à beaucoup une offense contre la souffrance d'autrui. J'aurais pu céder, moi aussi, à cette amertume. J'ai eu ma part, et bien comptée, des malheurs du temps. J'ai perdu mon père dans la première guerre, qui a tué également et le frère de ma mère et le frère de mon père. J'ai vécu la seconde guerre - et, qui plus est, comme Juive. J'ai compté dans ma vie privée pas mal de déboires, dont beaucoup étaient la conséquence indirecte de la guerre. Je me suis passionnée pour mon métier de professeur ; et on me l'a ruiné entre les mains, à coups d'attaques et de réformes. Quant au grec qui m'est si cher, je l'ai vu, après une carrière tout entière consacrée à le diffuser, brusquement écarté des études, pour des raisons, ici encore, que l'on disait liées aux difficultés du temps. De tout cela je ne me plains pas outre mesure. Je sais qu'il en est toujours ainsi. La vie est toujours difficile. Les bonheurs s'y doublent de leur contrepartie de souffrance, en sorte que les lots, pour finir, semblent équivalents : si l'on a la chance d'avoir une famille, qui vous aide et vous entoure, on doit à son tour l'aider à supporter ses épreuves diverses ; si l'on a la chance d'avoir des enfants, avec toutes les joies qu'ils vous donnent, on est exposé aux déboires qu'ils risquent de vous apporter, quand ils sont malades, quand ils rencontrent des échecs, quand ils se retournent contre leurs parents. Toutes les passions vous enrichissent mais vous usent. On ne peut pas gagner sur tous les tableaux. Quant aux désordres du temps, je voudrais bien savoir quelle génération y a jamais échappé. Un de mes étudiants, lors de la guerre d'Algérie, se plaignait d'appartenir à une génération si lourdement éprouvée : je lui racontais les crises de l'avant-guerre, l'instabilité d'une paix menacée, la guerre... Tous les temps sont des temps de désordre ; et la paix est toujours à venir, de même que la prospérité. Un jour, je regardais un rocher tout juste couvert par la mer et auquel s'accrochaient des algues. Les pauvres algues ! La vague montait puis redescendait, les tirant brutalement vers le bas, tordues, presque arrachées, et les laissait à sec. Puis la vague remontait, et, aussitôt projetées vers le haut, elles se rouvraient dans la mer, pour un instant. Et je me disais : pour nous, il en est ainsi. Cela tire, mais nous tenons ; cela continue indéfiniment, mais, à chaque instant, on peut à nouveau s'épanouir et reprendre force. La vie est ainsi, et pourtant je l'aime. Ma vie a été ainsi, et pourtant j'ai été heureuse. Encore maintenant, au plus fort des fatigues et des soucis, des joies ne cessent d'y éclore. Les Grecs, je crois, m'ont aidée à préserver ces joies. Car ils ont eu, précisément, le courage d'aimer la vie et le bonheur, sans pour autant embellir les choses, sans jamais perdre de vue les cruautés de l'existence, tout au contraire. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,80 € -

Sous des dehors si calmes
Romilly Jacqueline deDes nouvelles ne devraient pas avoir besoin de préface, elles devraient se suffire à elles-mêmes. Mais je suis trop professeur dans l'âme pour m'abstenir de tout commentaire; et je déteste trop les malentendus pour ne pas tenter de m'expliquer, même brièvement. Dans les récits qui suivent, une femme dit"je", et ce n'est pas moi; c'est une certaine Anne, qui évoque des moments passés dans sa maison du Lubéron... Peut-être y a-t-il, en effet, des ressemblances. Pourtant, non, ce n'est pas moi. Alors, qui est-elle? Je viens de l'appeler Anne; et elle est un peu comme l'indéfini en anglais an, any, c'est-à-dire n'importe qui. Mais il se trouve aussi qu'elle est placée là dans des conditions particulières. Alors qu'elle a une vie organisée à Paris, on ne la voit que dans sa maison du Lubéron, dans son jardin, dans le silence et la paix de la campagne. Elle est là, coupée de toutes les difficultés de la vie courante, du métier, de la famille ou de la politique... Dans le silence, on s'ouvre tout naturellement aux méandres et aux surprises de la vie intérieure."ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,40 € -

Hector
Romilly Jacqueline deEpoux d'Andromaque, père d'Astyanax, défenseur de Troie contre les Grecs, Hector est un héros plus humain qu'un autre. Sa mort cruelle face à Achille a ému des générations de lecteurs. L'Iliade d'Homère ne cesse de parler d'Hector avec humanité et sympathie. Nous le voyons profondément attaché à sa femme, à son enfant, et le traitement ignominieux qu'Achille fait subir à sa dépouille, qu'il traîne, attachée à son char, autour des murs de Troie, suscite l'indignation du poète et des dieux. Une telle vision de l'adversaire est sans équivalent dans les traditions épiques. Dans un essai magistral, Jacqueline de Romilly dresse devant nous la figure d'Hector et poursuit l'oeuvre de sa vie : montrer la valeur, l'utilité, l'actualité de la culture grecque.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,00 €
Du même éditeur
-

Les 100 légendes de la mythologie nordique
Guelpa PatrickRésumé : Entre la vache Audhumla et le loup Fenrir, entre le frêne Yggdrasill et le dragon Fáfnir, les sombres forêts du Nord de l'Europe et les rivages des mers froides sont peuplés d'êtres merveilleux et fantastiques qui n'en finissent pas de nous fasciner. Après la mythologie grecque, la mythologie nordique, popularisée par Wagner depuis la fin du XIXe siècle, est celle qui a fourni le matériau mythique le plus important. Ses fables et ses légendes ont été principalement consignées dans des sources littéraires, surtout dans l'Edda de l'Islandais Snorri Sturluson (1179-1241), l'Islande étant le véritable conservatoire des antiquités nordiques. En 100 légendes, Patrick Guelpa nous propose de partir à la découverte d'un monde enchanté, où se côtoient dieux et déesses, Ódhinn, Thor et Freyja, monstres, valkyries, géants et nains, elfes et fées...EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Spinoza et le spinozisme. 7e édition
Moreau Pierre-FrançoisSpinoza fut attaqué de toutes parts, mais ses positions marquèrent les controverses sur la Bible, le droit naturel et la liberté de conscience. On retrouve sa trace dans les Lumières, l'idéalisme allemand, le marxisme et la psychanalyse. L'Ethique et le Traité théologico-politique construisent une pensée de la Raison, refusant la finalité, la Providence et l'illusion du libre arbitre, une pensée de l'universalité des lois de la nature, de la singularité individuelle, de la liberté de philosopher. Chez Spinoza, rien n'est au-dessus de l'entendement humain ; l'étendue n'est pas moins divine que la pensée ; le bien et le mal sont relatifs ; l'homme n'est pas un empire dans un empire ; la fin de l'Etat est la liberté.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Histoire des religions
Baubérot Jean ; Bruley Yves ; Smilevitch Eric ; SoRésumé : Avec cet ouvrage, le lecteur parcourra trois millénaires d'histoire. Eric Smilevitch retrace d'abord l'histoire du judaïsme en explorant la tradition hébraïque, qui enveloppe toutes les dimensions de la vie. Yves Bruley montre le rôle crucial du christianisme dans l'histoire mondiale, depuis le retournement religieux de l'Antiquité gréco-romaine jusqu'à nos jours. Dominique Sourdel se propose, loin des idées fausses qui ont longtemps imprégné le monde non musulman, de dégager les principes fondateurs du Coran et ceux de la Loi islamique. Enfin, Jean Baubérot interroge le protestantisme dans son rapport à une modernité qu'il a contribué à faire émerger et qui est à présent en crise. Une véritable Bible pour tous ceux qui souhaitent comprendre un phénomène mondial dont nos sociétés sont le théâtre depuis plusieurs décennies : le retour du religieux.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Le nombre d'or. 14e édition
Cleyet-Michaud MariusRésumé : Mystérieuse expression qui revient fréquemment dans les propos des artistes et des poètes, grandeur arithmétique authentique, le nombre d'or renferme-t-il, comme le croient certains, la clef de la connaissance ? Cet ouvrage se propose de présenter à tous ceux que le nombre d'or séduit ou intrigue un ensemble de faits positifs, sans pour autant se borner aux propriétés mathématiques de ce nombre qui sert à désigner à la fois une grandeur physique (plus précisément astronomique) et une grandeur purement arithmétique (à laquelle on attribue certaines propriétés esthétiques). Quelle est l'histoire de l'invention de cette " divine proportion " et de ses applications, en mathématique, dans l'art (peinture, musique, poésie) ou l'architecture ? Quelle mystique a-t-elle inspiré ?EN STOCKCOMMANDER10,00 €
De la même catégorie
-

Les Spartiates
Cartledge PaulLa référence mondiale sur l'histoire de Sparte enfin traduite. Les Spartiates sont nos ancêtres, tout autant que les Athéniens. Mais alors qu'Athènes prônait la démocratie, l'individualisme et la culture, leur grande rivale Sparte incarnait le militarisme, la ségrégation et la répression brutale. Aussi impitoyables que formateurs, leurs rituels de guerre dévastateurs ont fait des Spartiates la force de combat ultime, incarnée par leur victoire aux Thermopyles. Sparte est néanmoins une cité de contrastes : alors que les hilotes étaient réduits en esclavage, les femmes spartiates, telle Hélène de Troie, étaient éduquées, libres de danser et de pratiquer un sport. Entrecoupé de biographies des plus exceptionnelles personnalités spartiates et basé sur trente ans de recherche, l'ouvrage de Paul Cartledge retrace l'histoire du peuple spartiate de 480 à 360 avant J. -C. , depuis son ascension au statut de grande puissance du monde grec à sa chute.EN STOCKCOMMANDER24,00 € -

Pourquoi la Grèce ?
Romilly Jacqueline deRésumé : Pourquoi les textes de la Grèce antique, d'Homère à Platon, continuent-ils d'influencer toute la culture européenne ? Quelle qualité unique cet héritage si divers recèle-t-il, qui justifie une présence aussi vivace au cours des siècles ? A ces questions, la grande helléniste, auteur de La Grèce antique à la découverte de la liberté, donne ici sa réponse. De façon constante et obstinée, à travers la tragédie ou la science politique, la mythologie ou l'histoire, l'esprit grec cherche l'universel, ce qui concerne tout homme, en tous temps et en tous lieux. Chaque étude de ce recueil aborde et serre de près un exemple précis ; en sorte que chacune est aussi une passionnante leçon qui nous convie à découvrir cet héritage d'un ?il neuf.EN STOCKCOMMANDER9,95 € -

1177 avant J.-C. Le jour où la civilisation s'est effondrée
Cline Eric H. ; Pignarre PhilippeUn réchauffement climatique suivi de sécheresse et de famines, des séismes, des guerres civiles catastrophiques, de gigantesques mouvements de populations fuyant leurs terres d'origine, des risques systémiques pour les échanges internationaux? Nous ne sommes pas au XXIe siècle, mais bien au XIIe siècle avant J.-C. ! Toutes les civilisations de Méditerranée grecque et orientale (de la Crète à l'Égypte, de Canaan à Babylone, etc.) se sont en effet effondrées presque simultanément, il y a plus de trois mille ans. Des régions entières ont été désertées, des villes détruites et définitivement vidées de leurs habitants. L'Égypte ne sera plus que l'ombre d'elle-même.Comment un ensemble de civilisations florissantes a-t-il pu disparaître aussi brutalement ?Le grand archéologue américain Eric H. Cline mène l'enquête et nous raconte la fin de l'âge du bronze sous la forme d'un drame en quatre actes. Il fait revivre sous nos yeux ces sociétés connectées qui possédaient une langue commune, échangeaient de multiples biens (grains, or, étain et cuivre, etc.), alors que les artistes circulaient d'un royaume à l'autre. Les archives découvertes témoignent de mariages royaux, d'alliances, de guerres et même d'embargos. En somme, une " mondialisation " avant l'heure, confrontée notamment à des aléas climatiques qui pourraient avoir causé sa perte?Une passionnante plongée dans le passé qui nous oblige à réfléchir.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Tirage au sort et démocratie. Retour sur le cas athénien (Ve - IVe s. avant notre ère)
Roux NinaEN STOCKCOMMANDER26,00 €
