Philosophes entre mots et mets. Plutarque, Lucien et Athénée autour de la table de Platon
Romeri Luciana
MILLON
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EAN :9782841371402
Faut-il opposer le plaisir pour les sérieux propos de table au plaisir pour les nourritures et les agréments offerts au cours des banquets ? Ou bien peut-on être amateur de savoir et de bonne cuisine à la fois ? A partir de Platon l'incompatibilité entre parler et manger s'impose comme un trait naturel de tout banquet et à la suite du Banquet platonicien une longue tradition de littérature conviviale va se créer, où la volonté de mémoire du discours philosophique correspond systématiquement à un silencieux oubli de la nourriture échangée. De cette tradition platonicienne, le banquet sobre et ennuyeux de Plutarque et le festin effréné et comique de Lucien sont parmi les exemples les plus représentatifs. Ce livre s'interroge sur ce choix exclusif qui caractérise l'?uvre de Platon et de sa suite et tente de mettre à découvert les présupposés philosophiques et les conséquences d'une telle incompatibilité. Cette mise à découvert passe à travers la lecture de la seule ?uvre du genre convivial qui se détache de la tradition platonicienne, à savoir les Deipnosophistes d'Athénée, pour qui le plaisir corporel pour la nourriture est tout aussi mémorable que le plaisir intellectuel pour le discours savant.
Nombre de pages
354
Date de parution
29/10/2002
Poids
660g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841371402
Titre
Philosophes entre mots et mets. Plutarque, Lucien et Athénée autour de la table de Platon
Auteur
Romeri Luciana
Editeur
MILLON
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160
Poids
660
Date de parution
20021029
Nombre de pages
354,00 €
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Pérez-Wilke Inés ; Kuypers Patricia ; Costa Rogéri
La marginalité des pratiques et des études en improvisation fait qu'un réseau presque invisible de praticien. ne. s se développe, au sein duquel se retrouvent improvisateurs. rices de divers courants. L'intérêt à approfondir la réflexion et le besoin de propager les semences d'un savoir, par essence fugitif, incitent à recueillir par écrit les traces de ces cheminements dans un objet hétérogène composé d'images, de textes d'artistes et de chercheur. e. s. Ces textes, multilingues (français, espagnol, portugais et italien), parlent à partir de leurs territoires respectifs, et s'articulent en trois catégories : Somatiques, Poétiques et Politiques. L'improvisation met l'accent sur la solidarité et les processus qui impliquent la créativité collective et individuelle, et exige une responsabilité partagée, une capacité à négocier les différences et une volonté d'accepter les défis du risque et de la contingence. Ces contributions, ouvertes aux virtualités et à la diversité, contribuent à élargir la réflexion dans le domaine, avec une pluralité de perspectives qui pourrait aussi nourrir l'avenir d'un monde décolonisé, plus accueillant, égalitaire, créatif et en harmonie avec la nature.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Cette anthologie souhaite mettre en lumière une mémoire religieuse du corps féminin à l'époque moderne, dans les couvents et hors des couvents. Elle explore les principaux aspects de cette corporalité féminine, en expose la nature, la plasticité et les enjeux par le prisme d'un genre majeur du temps, celui de la Vie sainte, en faisant (re)découvrir par ce biais une littérature hagiographique souvent méconnue car trop longtemps cantonnée aux seuls champs de l'historiographie religieuse ou de la bigoterie. Quelle exemplarité ces représentations du corps féminin servent-elles ? Quelle agentivité féminine parviennent-elles à suggérer ? Racontent-elles seulement la norme dévote ou au contraire son débordement ? Que faire, hier et aujourd'hui, de ces envahissants scénarios d'incarnation, de ces cadavres qui embaument ou guérissent, de cette exhibition constante des plaies, du sang et de la pourriture, dont les auteurs font la matière étrange d'un discours qui édifie quand il horrifie, qui fascine et dégoûte à la fois ? Quelle vertu mystique ou dévotionnelle donner à cette compilation de symptômes, à cette insatiabilité à se faire mal ou à soigner l'autre ? Pourquoi les biographes racontent-ils surtout le corps pour dire la sainteté féminine et que disent-ils ainsi du féminin, aux marges du discours canonique ? Quelle place ces récits laissent-ils à un pur excès de chair, à un fonds obscur par lequel se dit la haine du couvent, le désir du blasphème, le désir de mort, le fantasme érotique, l'aporie de la vocation religieuse, la souffrance ou la jouissance de la discipline, la frustration sexuelle, le poids du harcèlement, le désir d'émancipation ? Ces questionnements, pris comme autant de fils conducteurs, permettront de révéler la richesse anthropologique mais aussi littéraire de cet étonnant corpus ancien.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.