Le phénomène Gorki. Le jeune Gorki et ses premiers lecteurs
Rolet Serge
PU SEPTENTRION
19,00 €
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EAN :9782859399832
On regarde le plus souvent la carrière de Gorki (1868-1936) du point de vue de ses positions politiques, notamment de son engagement auprès du pouvoir soviétique dans la mise en place d'une " nouvelle culture ". Ce regard rétrospectif conduit à sous-estimer la part de la littérature dans la trajectoire de l'écrivain. Cette attitude n'est pas nouvelle. L'extraordinaire succès de librairie des histoires de bossiaks (va-nu-pieds) parues en 1898, a été presque dès l'origine imputé au profil de bossiak de l'auteur lui-même, plutôt qu'à ses écrits. Il est entendu que c'est l'homme (biographique, social) qui fait l'?uvre. Il faut probablement adopter le point de vue inverse. Les premiers lecteurs de Gorki (les mêmes, alors, que ceux qui lisaient Tchékhov) ignoraient tout de sa biographie, et c'est bel et bien dans la nouveauté de sa manière d'écrire que se trouve la clé de sa popularité. Les histoires de bossiaks tranchaient le n?ud gordien dont s'embarrassait la prose narrative russe au tournant du XXe siècle. D'un seul coup, le jeune Gorki libérait l'univers du récit des idéaux écrasants des populistes. Il affirmait que la force, la vérité sont affaires de rencontres, et d'épreuve. Celles qui s'écartent de la voie tracée par les liens ne sont pas forcément les moins fructueuses. La facture maladroite, naïve, des histoires de bossiaks permettait d'identifier l'auteur à ses personnages. Les lecteurs enthousiastes découvraient dans les récits du jeune Gorki une désarmante fusion de la littérature et de la vie.
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Nombre de pages
310
Date de parution
06/12/2007
Poids
569g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782859399832
Titre
Le phénomène Gorki. Le jeune Gorki et ses premiers lecteurs
Auteur
Rolet Serge
Editeur
PU SEPTENTRION
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161
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569
Date de parution
20071206
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Collection dirigée par Denis Merle.La collection 40/4 propose au lecteur trois buts: connaître, comprendre, construire une réflexion- Quarante questions pour connaître l'oeuvre dans ses grandes lignes et dans ses détails, l'action et les personnages, le contexte culturel et historique.- Quarante réponses pour comprendre la signification de l'?uvre, sa portée symbolique, les intentions de l'auteur.- Quatre études pour construire une réflexion sur les enjeux majeurs de l'oeuvre.
Conçue pour des lecteurs de culture française, dans une perspective comparative, cet essai introductif place quelques repères sur le terrain faussement proche ("Dostoïevski et Tolstoï"), mais en réalité mal connu de la littérature russe. Ces repères, qui restent le plus souvent implicites dans les ouvrages disponibles, sont abordés ici dans une démarche progressive, à partir des stéréotypes les plus courants (la francophonie du "prince russe", "l'âme russe"), pour aboutir aux questions les plus pertinentes, comme celle de la relation singulière de la littérature russe avec "la vérité", qui lui donne une coloration prophétique, exotique. Les spécificités de la littérature russe, ses différences avec la littérature française, sont présentées de la manière la plus accessible possible, à l'aide de quelques outils parmi les plus largement utilisés dans les études littéraires, comme la théorie du "champ littéraire" de Bourdieu, ou la réflexion de Foucault sur la "fonction-auteur".
Résumé : Au petit matin, dans un pauvre garni tenu par un vieux grippe-sou et sa jeune femme, une dizaine de miséreux, hommes et femmes, s'éveillent. Blagues, injures, discours fumeux et plaintes pathétiques se mêlent. Les personnages sont ces formidables va-nu-pieds qui, depuis plusieurs années déjà, faisaient l'extraordinaire célébrité des récits de Maxime Gorki (1868-1936). Les Bas-fonds (1902) n'étaient que la deuxième pièce de l'auteur, mais le public, en Russie et dans toute l'Europe, l'attendait comme un événement culturel et politique majeur. Les propos décousus des personnages tiennent du dialogue philosophique (Que pouvons-nous faire de la vérité, là, maintenant ? ), l'humour de Gorki retentit au coeur même de la tragédie, et l'oeuvre, qui fut tailladée par la censure du tsar, sonne comme un appel à la révolution et à la liberté.
Andreïev Léonid ; Rolet Serge ; Artyushkina Olga ;
Le preÌsent recueil contient treize nouvelles choisies par les quelques soixante-dix publieÌes par l'auteur sur une quinzaine d'anneÌes, de ses deÌbuts litteÌraires jusqu'aÌ sa mort. Il contient, en outre, une preÌface et plus d'une trentaine de pages de notices reÌaliseÌes par Serge Rolet, le plus grand speÌcialiste de l'eÌcrivain.
Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Envois et Dédicaces constitue une réflexion sur le don du livre, qu'il se manifeste par un ex-dono, un envoi manuscrit ou une dédicace imprimée. Si cette dernière a été étudiée à propos de tel ou tel auteur, il nous manquait encore une réflexion d'ensemble sur celle-ci. Quant à l'envoi, jugé marginal et mondain, il n'a guère été abordé, hormis par les bibliophiles. On en trouvera ici un "bref traité" qui en souligne toute la richesse. Pas plus qu'il n'existe d'éléments insignifiants dans la vie psychique, ainsi que Freud nous l'a appris, il n'existe dans le livre de détail dépourvu de valeur. La modernité s'est intéressée longuement à la signature, beaucoup moins à l'envoi et à la dédicace, parce qu'elle estimait la littérature intransitive. Elle transite cependant et s'adresse à quelqu'un. Et ce qui semble à première vue accessoire joue un rôle non négligeable, sinon capital, dans la constitution du sens d'un livre. Telle est l'hypothèse d'Envois et Dédicaces, et son pari. Sa première partie, "Perspective cavalière" s'interroge, entre autres, sur la position en tiers du lecteur ainsi que sur la place de la dédicace, premiers mots d'un livre qui se révèlent souvent aussi ses derniers mots. La seconde, "Couleurs locales", examine la façon dont quelques auteurs se sont appropriés ce geste: un musicien, Bach, et cinq écrivains, Voltaire, Hugo, Baudelaire, Montherlant, Goffette, ce dernier nous offrant, en guise de conclusion, un poème inédit adressé "à ceux qui partent".
Habbard Anne-Christine ; Message Jacques ; Colette
Cet ouvrage, qui réunit chercheurs français et étrangers, présente un éclairage renouvelé sur la question de l'éthique chez Kierkegaard. Souvent présentée comme une étape intermédiaire entre l'esthétique et le religieux, l'éthique se révèle chez Kierkegaard à la fois la matière et le fruit d'une intense problématisation de ce que signifie être humain: est enjeu la possibilité d'une compréhension éthique de l'exigence d'un "rapport absolu à l'absolu". L'oeuvre étudiée, fondée sur des expériences déterminées autant que sur une culture immense, multiplie sources d'interrogation et terrains d'analyse. Sa forme même implique en matière éthique une réflexion irréductible à une doctrine, tout lecteur se trouvant engagé dans une relation originale avec les questions exigeantes qu'elle pose; cependant, aussitôt suscitée, cette relation échappe à la rassurante ordonnance de la communication entre deux entités finies, non qu'y jouent quelque subjectivisme (supposé par tous ceux qui n'ont pas compris le rationalisme de Kierkegaard) ou certaine haine du moi acclimatée en climat luthérien (alors que Kierkegaard analysa comme désespoir la haine du fini pour le fini), mais parce que les conditions uniques de sa mise en scène appellent un acte patient de lecture, et ouvrent le lecteur à son histoire propre. Que ce soit dans la vulnérabilité d'une relation à autrui, l'écoute musicale, la tension de l'amour, l'expérience du vertige, le travail d'écriture, l'épreuve du religieux ou même dans les échecs de la vie morale, les auteurs s'attachent à comprendre l'intensité paradoxale de cette expérience de soi fondamentale qu'est l'éthique, et que Kierkegaard a su, de façon lumineuse et inédite, magistralement penser.
En dehors des polémiques, cet ouvrage interroge les notions de rayonnement et de retenue appliquées à l'Allemagne contemporaine qui est accusée tour à tour d'être hégémonique et de pratiquer une trop grande retenue. Des spécialistes issus des sciences politiques, de l'histoire, de l'économie, des études littéraires et culturelles allemandes proposent un tableau nuancé et sans complaisance invitant à la réflexion.