Depuis une vingtaine d'années, Anne Roche séjourne régulièrement en Algérie et fréquente les milieux littéraires. Membre du jury du prix Mohamed Dib, décerné à Tlemcen, elle suit de prés l'évolution de cette littérature qui porte en elle-même autant un questionnement sur la mémoire du passé colonial et la violence de la guerre d'indépendance, que les échos et les marques des décennies qui ont mené à la guerre civile des années 1990. Cet ouvrage, hautement d'actualité, porte un éclairage fin et sensible sur ce qui fait aujourd'hui l'Algérie, de nouveau plongée dans une période d'incertitude. Si les analyses que nous livre Anne Roche proposent une lecture inédite des oeuvres d'Ansia Djebar, Kateb Yacine, Nabile Farès, Mouloud Mammeri ou Tahar Djaout, elles font également en découvrir d'autres, moins connues dans l'hexagone. Anne Roche pose la problématique des littératures issues d'un contexte colonial & postcolonial, puis, dans "lectures rapprochées", elle décrypte les mutations et les spécificités de la littérature des première et deuxième générations, consacrant une réflexion conséquente à la littérature féminine. Enfin, réflexion inédite, elle met en dialogue l'Algérie vue par les Français à travers la littérature et, notamment, les Arabes vus par des Pieds-Noirs.
Nombre de pages
274
Date de parution
11/09/2019
Poids
365g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782841749416
Titre
Algérie : écritures de l'autre
Auteur
Roche Anne ; Bererhi Afifa
Editeur
KIME
Largeur
146
Poids
365
Date de parution
20190911
Nombre de pages
274,00 €
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Dans ce livre, paru en 1975 aux Éditions Denoël/Les Lettres Nouvelles, collection dirigée par Maurice Nadeau, le roman paru en feuilleton alterne, chapitre après chapitre, avec «une autobiographie : le récit fragmentaire d'une vie d'enfant pendant la guerre». Nadeau, qui en dépit des réactions négatives de lecteurs continuait à faire confiance à Perec, témoigne : «Il fit [du feuilleton] un livre où l'histoire de son camp de concentration olympique s'enlaçait avec ses propres souvenirs d'enfance, ouvrage savant et émouvant, peut-être celui où il a mis le plus de lui-même».Démêler des fils «inextricablement enchevêtrés» et dans le même temps renouer les fils rompus, tel est le défi que W ou Le souvenir d'enfance lance au lecteur.
Résumé : S.O.S. Assassins : un réseau d'assistance psychologique, ou un service effectif ? Ceux qui y ont recours, qu'attendent-ils vraiment ? Les lignes téléphoniques font se croiser des destins individuels et une intrigue peut-être politique. Des petits meurtres entre amis qui débouchent sur des attentats beaucoup plus inquiétants.
Comme la nouvelle édition de L'Atelier d'écriture parue en 2000 dans la même collection, qui met l'écriture à portée de tous, L'Atelier de scénario propose une approche ludique et analytique du scénario. Son objectif est de donner des pistes pour mieux comprendre les films et pour rédiger un scénario. Fondé sur un ensemble d'analyses qui mettent en place les concepts fondamentaux de l'écriture de film (l'ordre du récit, le temps, l'espace, les points de vue, l'intertextualité...), il offre une palette d'exercices pratiques qui permettent de se familiariser avec les contraintes de l'écriture visuelle, d'en mesurer la complexité et la richesse, et de les adapter à un projet personnel. Résultat de plusieurs années d'expérience avec des publics divers, cet ouvrage s'adresse à la fois aux scénaristes débutants ou expérimentés qui souhaitent trouver des repères pour développer leur pratique, aux étudiants et aux enseignants de cinéma et d'audiovisuel (options cinéma des lycées et universités, écoles et formations professionnelles de tous types...), mais aussi aux professeurs du secondaire qui doivent préparer leurs élèves à l'épreuve d'analyse filmique du baccalauréat. Biographie de l'auteur Anne Roche est professeur à l'université de Provence, dans les départements de cinéma et de littérature où elle enseigne notamment l'analyse filmique et le scénario, elle a publié de nombreux romans et essais, écrit pour le théâtre et la radio, dont Laure. Une rupture (Paris, Editions des Cendres, 1999). Marie-Claude Taranger est professeur à l'université de Provence, dans les départements de cinéma et de littérature où elle enseigne notamment l'analyse filmique et le scénario, elle a publié de nombreuses études sur le cinéma et la télévision, dont Luis Buñuel, le jeu et la loi (Vincennes, PUV, 1990).
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.