
La guerre d'Indochine dans le cinéma français. Images d'un trou de mémoire
La guerre d'Indochine n'est pas seulement le sujet de quelques films de guerre réalisés par d'anciens enrôlés du Service Cinématographique des Armées tels Pierre Schoendoerffer ou Claude Bernard-Aubert. Elle est également un phénomène de société, dont la présence, ténue nais récurrente, est notable dans les fictions françaises (tous genres confondus) tournées depuis plus d'un demi-siècle par des cinéastes aussi reconnus que Louis Malle, Claude Chabrol, Georges Lautner, Pierre Gravier-Deferre, Yves Boisset, Gérard Corbiau, Bertrand Tavernier, Régis 1Vargnier, etc. La guerre d'Indochine n'est jamais clairement dite dans ces films, mais elle s'avère impossible à taire totalement, comme s'il s'agissait d'un refoulé cinématographique tentant perpétuellement d'apparaître à l'écran. Trou de mémoire cinématographique, le conflit devient l'objet d'une mythification héritée du cinéma colonial, renouvelée par les enjeux des représentations post-coloniales. Ainsi, les références à la guerre d'Indochine sont-elles souvent sibyllines et toujours lancinantes, signalant une défaillance, un manque tant chez les personnages qui la stigmatisent (les anciens d'Indo) qu'au sein des récits qui y font allusion sans la mettre en scène.
| Nombre de pages | 358 |
|---|---|
| Date de parution | 05/02/2015 |
| Poids | 601g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782753534766 |
|---|---|
| Titre | La guerre d'Indochine dans le cinéma français. Images d'un trou de mémoire |
| Auteur | Robic-Diaz Delphine ; Schoendoerffer Pierre |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 155 |
| Poids | 601 |
| Date de parution | 20150205 |
| Nombre de pages | 358,00 € |
| Disponibilité | Impression à la demande |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'art de représenter un engagement personnel
Robic-Diaz DelphineLa notion d'engagement permet-elle de dépasser l'opposition traditionnelle entre objectivité et subjectivité ? Par des exemples tirés du monde des arts et des médias, cet ouvrage expose une variété de discours exprimant le réel historique, politique et social de manière personnelle. L'auteur devient ainsi la clef d'un monde dont la lecture n'oscille plus entre le vrai et le faux, le crédible et le douteux.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER16,00 € -

L'Autre en images. Idées reçues et stéréotypes
Dulac Elodie ; Robic-Diaz DelphineA l'heure où les mots "respect" et "tolérance" sont sur toutes les lèvres, il nous a paru nécessaire de nous interroger sur les clichés identitaires qui conditionnent notre rapport aux autres. Que peuvent avoir en commun, par exemple, les analyses du Journal Télévisé de France 2 et des films de Youssef Chahine ? Le débat sur Maastricht et les photographies d'hystériques à la Salpêtrière ? Les formes d'altérité ici posées bénéficient d'approches croisées permettant de cerner au mieux les idées reçues diffusées par les images.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER19,50 € -

Ethnologie française N° 4, Octobre-Décembre 2004 : Ethnologie et géographie
Robic Marie-ClaireLa géographie et l'ethnographie sont de très proches parentes; ce n'est pourtant pas une raison suffisante pour qu'elles se détestent", rappelait le géographe Jean Brunhes en 1913, alors que les sciences sociales naissantes visaient à se différencier les unes des autres. Aujourd'hui, la rivalité entre ethnologues et géographes est-elle encore de mise? Est-elle même possible alors qu'ils sont parfois appelés à jouer le rôle d'"expert", ici, pour définir des zones d'appellation contrôlée ou là, pour traiter de conflits géopolitiques infiniment plus cruciaux? Comment traiter ces enjeux communs que sont le patrimoine, l'environnement, les pratiques culturelles, le risque technologique...? Dans la recherche vive, les sollicitations de l'actualité rapprochent ethnologues et géographes. Ils coopèrent souvent, dans leurs différences: traditions disciplinaires, sensibilité particulière au terrain, au quotidien, à l'individu. Ils inventent des dispositifs interdisciplinaires comme, par exemple, des alliances inédites avec les sciences du vivant pour penser la nature dans la ville. Quant à la carte et aux atlas, représentations plus opaques qu'il y paraît, ils se prêtent à manipulation politique. Quant au regard anthropologique né des Lumières, il ignorait le partage disciplinaire, de même que les savoirs coloniaux. D'hier à aujourd'hui, c'est un plaidoyer pour un cousinage qui nous est ici proposé. La Revue de la société d'Ethnologie Française est publiée par le Centre d'Ethnologie Française et le Musée National des Arts et Traditions Populaires avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique et de la Direction des Musées de France.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €

