La vocation des chrétiens d'Orient. Défis actuels et enjeux d'avenir dans leurs rapports à l'islam
Robert Marie-Hélène ; Younès Michel ; Barbarin Phi
KARTHALA
19,00 €
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EAN :9782811114411
La question des chrétiens d'Orient met en jeu plusieurs acteurs à des niveaux différents, géopolitique, économique, démographique, ecclésial. Agir dans un contexte d'urgence et de complexité n'implique-t-il pas une prise de hauteur pour ne pas laisser l'affectif, parfois l'imaginaire, prendre le dessus et conduire à des réactions épidermiques, négatives et irrationnelles ? Le soutien des chrétiens d'Orient est un devoir, du moins moral, qui incombe à tous. L'avenir des chrétiens d'Orient dépend certes de plusieurs facteurs, mais il repose fondamentalement sur la foi que ces chrétiens ont en leur vocation, qu'ils soient en Orient ou en Occident. Seule cette vocation est en mesure de donner sens à leur histoire, de les renouveler en profondeur et de les enraciner dans leur environnement, là où ils se trouvent, avec leur sensibilité, aussi bien en Occident qu'au Proche-Orient. Ce livre offre des analyses géopolitiques mais aussi philosophiques, théologiques ou sociologiques, qui engagent non seulement une lecture de l'histoire et du présent mais encore les enjeux et les pistes qui se dessinent pour les années à venir. Il donne la parole à des acteurs qui éprouvent ces réalités de l'intérieur. L'enseignement, la rencontre et la prière, mais aussi l'engagement dans le milieu hospitalier témoignent des diverses directions que peut prendre l'expérience de la solidarité vécue entre chrétiens et musulmans, malgré les violences. Le renforcement de la diaspora et sa structuration grandissante ne sont pas un encouragement à l'exil des chrétiens mais un appui précieux pour des personnes vivant dans des conditions parfois intenables. Un appui tant spirituel que culturel et social.
Nombre de pages
257
Date de parution
17/06/2015
Poids
330g
Largeur
135mm
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EAN
9782811114411
Auteur
Robert Marie-Hélène ; Younès Michel ; Barbarin Phi
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20150617
Nombre de pages
257,00 €
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Le regard trace un chemin invisible entre deux intériorités. Quand se croisent les regards, une révélation surgit. Celle d'une reconnaissance. Etre regardé, regarder, fait exister et entrer en relation. C'est l'expérience à laquelle nous sommes invités : nous laisser regarder intimement par Dieu. La Bible éduque notre regard jusqu'à nous faire entrer dans les profondeurs du réel visible et invisible. Un peu comme une poésie qui ne livre jamais d'un seul coup ses harmoniques secrètes. Ainsi l'émerveillement que suscite la création nous entraine toujours plus loin : vers l'auteur même de la beauté. Au fil des pages, l'Ecriture nous propose de vivre sous le regard de Dieu comme l'ont expérimenté les prophètes, les sages, les témoins, les petits et Marie. Un livre tout en finesse et en profondeur.
Vigoureux appel à l'unité entre juifs et gentils comme condition à la mission chrétienne, la Lettre aux Romains de Paul est à même de fonder de nouvelles relations entre juifs et chrétiens. L'analyse exégétique de l'ensemble de la Lettre aux Romains permet à l'auteur de montrer que pour Paul, apôtre des gentils, Israël a toujours un rôle clef. Paul a-t-il été cependant entendu dans l'histoire? Le rapport à la tradition pesant d'un grand poids dans le dialogue judéo-chrétien, M.-H. Robert explore la réception diversifiée de Rm 9 - 11 au fil des siècles et dans différents contextes confessionnels. Entre ignorance envers Israël, déni, refoulement, intérêt, bienveillance, débats, engouements, la gamme est large. Au xxe siècle, les Églises ont promu un nouveau regard sur Israël, mais dans les discours et les priorités, la mission se passe du rapport à Israël. Pourtant, bénéficiant de l'appel sans repentance de Dieu (Rm 11,29), Israël a une mission particulière dans le monde, que l'Église rejoint, dans le cadre d'une mission commune, par sa propre mission. Fruit d'une thèse novatrice, le livre ouvre des perspectives très stimulantes pour la missiologie.
Lestang François ; Robert Marie-Hélène ; Chaeib Ma
Le concile de Nicée (325) a été un événement inédit et fondateur. Jamais les évêques ne s'étaient réunis si nombreux et de si loin pour délibérer ensemble. Mille sept cents ans plus tard, ce concile est source de multiples interrogations, sur plusieurs plans. Par exemple, l'affirmation par le concile de la consubstantialité du Fils et du Père a des conséquences religieuses et culturelles : le christianisme se démarque par là du judaïsme comme des croyances de l'Antiquité. Le recours sur ce point à un concept philosophique grec donne-t-il, dans la pensée chrétienne, une place singulière à l'hellénisme ? Comment les bases du dialogue avec les cultures contemporaines en sont-elles affectées ... Ou encore, l'empereur Constantin a joué un rôle singulier dans la convocation et le déroulement du concile. Il y a été associé au point de se présenter lui-même comme « évêque de l'extérieur » ! Cette imbrication du politique et du religieux, à l'époque, nous surprend et interroge : comment penser aujourd'hui la juste autonomie du temporel et la place des Églises dans la société civile ... Le concile de Nicée pose, dans notre monde pluri-culturel et pluri-religieux en quête d'unité, bien d'autres questions qui mettent en jeu le rapport entre les Églises, entre les théologies chrétiennes et les cultures, mais aussi les relations entre la théologie, l'anthropologie, le politique et l'éthique. Voici un ouvrage de pleine actualité, qui apporte à ces questions des réponses éclairantes et stimulantes. Le colloque oecuménique « Célébrer le concile de Nicée ? Recherches interdisciplinaires sur l'unité et le dialogue entre théologie et culture » a été organisé par la faculté de théologie de l'UCLy en janvier 2025. Ont contribué à cet ouvrage : Élie Ayroulet, Philippe Blaudeau, Marie L. Chaieb, Catherine Denis, Claire Fauchon-Claudon, Michel Fédou, Georges Karamanolis, François Lestang, Bernard Meunier, Jérôme Moreau, Daniel Moulinet, Julija Naett Vidovic, Jacques-Benoît Rauscher, Marie-Hélène Robert, Louis Schweitzer, Michelina Tenace, Étienne Vetö, Serge Wüthrich, Michel Younès.
Lestang François ; Robert Marie-Hélène ; Abadie Ph
De bien des manières, Dieu s'adresse à des hommes et à des femmes et leur promet de faire d'eux "son peuple" (Ez 36,28). Selon les lieux et les époques, ce qui unit cette communauté à la divinité est la référence à un événement historique fondateur, à une généalogie, mais aussi un lieu particulier de résidence ou l'obéissance à un pacte. De ce fait, les contours du peuple seront plus ou moins exclusifs et le rapport d'Israël aux autres nations du monde en sera affecté. Mais que signifie être un peuple "consacré au Seigneur" ? La prédication de jésus et des Apôtres reprend la notion de peuple de Dieu, mais eu la transformant. En quel sens l'Eglise s'est- elle ensuite comprise comme "peuple de Dieu", en particulier lors du concile Vatican II ? Le XXVe congrès de l'ACFEB, qui s'est tenu à Lyon du 1er au 4 septembre 2014, fait avancer la recherche sur ces questions importantes. Vingt-six biblistes, historiens et théologiens renommés, juifs et chrétiens, renouvellent avec talent la lecture des textes majeurs de l'Ancien et du Nouveau Testament qui abordent cette thématique et nous font réfléchir à ses implications pour aujourd'hui.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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