LES SAGESSES DE L'ART. Etude de technologie sociale
Robelin Jean
KIME
24,40 €
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EAN :9782841741236
A tous les technophobes, à tous les imprécateurs pour qui l'habileté doit courber le front devant un ordre immuable, ce livre réplique qu'il y a bien comme le voulait Protagoras, une sagesse de l'art. Loin d'être agression de l'étant, triomphe délirant d'un moyen s'érigeant en finalité, la technique est la possibilisation des choses. Mais cette possibilisation ne définit pas une rationalité technique : celle-ci est sociale, politique, se jouant dans des usages investis par les rapports sociaux et la division du travail. Si par cette technologie sociale les hommes sont la " mesure de toute chose ", elle est d'abord leur propre mesure. A travers les luttes sociales, cette technologie fait émerger de nouvelles possibilités de liberté, ancrées dans le travail lui-même, impliquant une extension sans précédent de la démocratie et renouvelant peut-être la définition des mouvements sociaux et les formes de la politique.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
253
Date de parution
01/11/1998
Poids
344g
Largeur
145mm
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EAN
9782841741236
Titre
LES SAGESSES DE L'ART. Etude de technologie sociale
Auteur
Robelin Jean
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
344
Date de parution
19981101
Nombre de pages
253,00 €
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L'esprit est de nature politique parce qu'il se façonne lui-même dans des usages symboliques et des styles d'action dont le caractère social lui permettent de transformer les conditions d'exercice de la puissance du corps. Il procède ainsi, à travers des récits de soi qui sont ses cartes d'orientation, à des recompositions jamais achevées d'un corps que les pratiques sociales mettent en disposition et que les rapports de pouvoir disloquent symboliquement. Investi dans des réseaux symboliques, rapport du corps à soi et non substance, l'esprit s'élabore dans le marquage social du corps, d'une façon qui éclaire jusqu'aux limites de la rationalité humaine, mais aussi sa liberté. Ainsi se met en place un schéma rhétorique de l'esprit que le livre oppose à la définition du psychisme par le calcul, devenue un lieu commun.
Résumé : La raison se constitue comme puissance publique dans l'écart entre le " nous " qui préside à l'interlocution des diverses communautés et le " on " qui incarne l'impersonnalité des rapports sociaux hors de toute inauthenticité, dans l'écart donc entre l'impersonnalité des rapports sociaux et leur inter-individualité. Universalisation de l'interlocution dans laquelle elle est plongée, elle ne peut se concevoir hors des régimes de sens dans lesquels elle est plongée, et qui lui imposent ses limitations tant formelles que contextuelles. Si elle échappe pourtant comme processus d'auto-rectification à l'engloutissement dans les formes historiques et culturelles où elle se déploie, c'est par une rhétorique constitutive de son caractère politique.
Les théories néo-classiques qui fondent l'analyse néo-libérale de l'économie, ont essuyé des critiques au vitriol. Les économistes sont aujourd'hui profondément divisés. L'expertise économique a été éreintée pour sa gestion de la crise de 2008. Pourtant ces diatribes n'ont en rien ébranlé la croyance dominante dans le caractère scientifique de la discipline. C'est qu'elle déploie un effet de scientificité, reposant sur sa mathématisation, sur l'effet de transparence qui en découle, et sur le caractère infalsifiable de la modélisation économique, qui écarte les démentis infligés par la pratique. Pour mesurer le prix payé par la discipline, il convient de revenir à ses fondements, d'en mesurer l'incohérence et l'ininterprétabilité. On s'apercevra que la calculabilité économique repose sur le mythe d'une transparence informative impossible, sur un modèle de rationalité introuvable, excluant toute critique de son pouvoir, dangereux facteur de crise. En tentant de se constituer en science sur le modèle de la physique, l'économie néo-classique finit par renoncer à la vérité et par fonder une mythologie reposant sur la coupure des modèles et des récits.
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.