L'illusion du vote bobo. Configuration électorales et structures sociales dans les grandes villes fr
Rivière Jean
PU RENNES
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EAN :9782753586475
Les résultats des scrutins municipaux de 2020 ont mis l'accent sur une "vague verte" souvent expliquée en termes de "vote bobo" , ce qui n'a rien d'inédit ni de surprenant au regard de l'état du débat public français. A rebours de ces interprétations médiatiques, ce livre propose de faire un pas de côté et de penser sur d'autres bases analytiques les changements sociologiques et leurs effets électoraux au coeur des villes françaises, en croisant pour cela les apports du champ des études électorales et du champ des études urbaines. En mobilisant l'échelle fine et inédite des bureaux de vote, ce livre propose en effet une exploration des configurations électorales intra-urbaines, et tente de les comprendre en lien avec les transformations de la géographie sociale et de la sociologie urbaine des quartiers (embourgeoisement, gentrification, paupérisation, etc.). La première partie de l'ouvrage porte sur les trente-cinq villes françaises de plus de 100 000 habitants et permet de dresser un tableau national sur la dernière décennie (1995-2017). Le second temps emmène le lecteur à se pencher plus en détail sur les mutations socio-électorales de la métropole nantaise, en prenant pour cela plus de profondeur historique (1974-2017). Dans un contexte économique financiarisé qui a fait des régions urbaines les principaux moteurs de la croissance, cette attention au changement social permet de prendre conscience des transformations sociologiques induites par le passage de la ville fordiste à la ville post-fordiste, et d'en mesurer précisément les conséquences électorales.
Date de parution
17/03/2022
Poids
504g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753586475
Titre
L'ILLUSION DU VOTE BOBO - CONFIGURATION ELECTORALES ET STRUCTURES SOCIALES DANS LES GRANDES VILLES F
Auteur
Rivière Jean
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
504
Date de parution
20220317
Disponibilité
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L'acte ne continue pas d'activer l'homme, il le passive. Il l'oblige à des égards envers l'accompli et l'acquis. Mais l'accompli ne continue pas d'accomplir et l'acquis ne continue pas d'acquérir. Le chemin de l'homme est de chercher un passage libre. Cela ressemble toujours à un retour à la tâche. L'histoire est plus vaste que nous le pensions et la géographie plus petite. " L'Acte errant est le poème de l'homme retrouvé - qui n'avait jamais été perdu ! -, qui marche, depuis toujours, dans il éden, à son insu... " Quand ils apprendront que nous sommes des hommes aux lents préparatifs, il nous arrivera beaucoup de compagnons. "
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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