
La raconteuse de films
«À la maison, comme l'argent courait toujours plus vite que nous, quand un film arrivait à la Compagnie et que mon père le trouvait à son goût - juste d'après le nom de l'actrice ou de l'acteur principal -, on réunissait une à une les pièces de monnaie pour atteindre le prix d'un billet et on m'envoyait le voir. Ensuite, en revenant du cinéma, je devais le raconter à la famille, réunie au grand complet au milieu de la salle à manger.»Maria Margarita a dix ans quand on découvre qu'elle a un talent tout particulier pour raconter les films: détails, mimiques, costumes, la petite sait si bien y faire qu'elle devient très vite une star dans son village. Désormais, elle sera Morgane Féduciné, la raconteuse de films.Hernán Rivera Letelier est né à Talca, au Chili, en 1950. Il a toujours vécu dans les déserts des mines de nitrate d'Atacama. Il est l'auteur, entre autres, de La Reine Isabel chantait des chansons d'amour et de Mirage d'amour avec fanfare.Adaptation cinématographique en cours pour Mirage d'amour avec fanfare et La Raconteuse de films.
| Nombre de pages | 129 |
|---|---|
| Date de parution | 05/09/2013 |
| Poids | 174g |
| Largeur | 124mm |
| EAN | 9782864249368 |
|---|---|
| Titre | La raconteuse de films |
| ISBN | 2864249367 |
| Auteur | Rivera Letelier Hernan ; Hausberg Bertille |
| Editeur | METAILIE |
| Largeur | 124 |
| Poids | 174 |
| Date de parution | 20130905 |
| Nombre de pages | 129,00 € |
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Rivera Letelier HernanHernan RIVERA LETELIER est né à Talca, au Chili, en 1950, mais il a toujours vécu dans les déserts des mines de nitrate d'Atacama. Il y a longtemps travaillé comme ouvrier, puis employé, après avoir fait des études secondaires à vingt-cinq ans. Il a reçu pour ses deux premiers romans le Grand Prix de littérature du Chili. Il est l'auteur de La Reine Isabel chantait des chansons d'amour, du Soulier rouge de Rosita Quintana et de Mirage d'amour avec fanfare.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,50 € -

Mirage d'amour avec fanfare
Rivera Letelier HernanRésumé : Elle s'appelle Golondrina del Rosario, elle joue du piano et enseigne la déclamation poétique, elle est toute délicatesse et sensibilité. Il s'appelle Bello Sandalio, il est roux et trompettiste de jazz dans les bordels de la région. Ils se sont rencontrés une nuit de passion, elle s'est donnée à lui... Ils vivent dans une colonie minière du désert d'Atacama où l'on attend une visite présidentielle, mais la fanfare des "damnés de la terre", menée par le barbier anarchiste, prépare un autre type de réception. L'auteur de La Reine Isabel chantait des chansons d'amour s'est donné pour tâche de chanter " son " désert " où les seules fleurs sont l'ombre des pierres " et d'en raconter l'épopée infernale à travers des personnages qui vont à l'essentiel : la vie et la mort, la douleur et la folie, la force de l'amour, des rêves et de l'utopie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,50 € -

La reine Isabel chantait des chansons d'amour
Rivera Letelier HernanRésumé : " Hernan Rivera Letelier est un conteur d'histoires chaleureux, qui nous rend notre capacité de rêver ". Luis Sepulveda Il faudrait énumérer une à une les compagnies salpêtrières perdues dans ces vastes étendues délirantes ; il faudrait être un véritable homme du désert pour être digne de l'honneur de prendre une poignée de terre et la jeter sur cercueil de cette femme héroïque, de cette bienheureuse hétaïre du salpêtre connue dans tout le désert sous le nom de Reine Isabel ; une Reine que nous avions tous fini par aimer comme on aime le désert, avec son âpre horizon de pierres et ses doux mirages bleus. " H. Rivera Letelier a vécu dans le désert d'Atacama et il raconte, dans un style puissant et burlesque l'enterrement de la reine Isabel et celui d'un univers à la fois désespéré et débordant de vitalité. Un inoubliable voyage dans une zone ravagée où les prostituées sont les seules manifestations de la tendresse humaine. Traduit de l'espagnol (Chili) par Bertille HAUSBERGÉPUISÉVOIR PRODUIT18,50 € -

L'art de la résurrection
Rivera Letelier Hernan ; Hausberg BertilleLa petite place de pierre semblait flotter dans la réverbération d'un midi ardent quand le Christ d'Elqui, à genoux sur le sol, le visage levé vers le ciel - les mèches de ses cheveux noirs bleuissant sous le soleil de l'Atacama -, se sentit tomber en extase. Il n'en fallait pas moins: il venait de ressusciter un mort.Depuis des années qu'il prêchait ses axiomes, ses conseils et ses sages pensées pour le bien de l'humanité - tout en annonçant au passage: "le jour du Jugement dernier est proche, repentez-vous, pécheurs, avant qu'il ne soit trop tard" - c'était la première fois qu'il vivait un événement d'une ampleur aussi sublime. Et cela avait eu lieu sous le climat aride du désert d'Atacama, plus précisément sur la place d'une compagnie salpêtrière, le lieu le moins approprié pour un miracle. Et, par-dessus le marché, le mort s'appelait Lazaro.Il est vrai que pendant toutes ses pérégrinations sur les chemins et les sentiers de la patrie il avait soulagé un grand nombre de personnes de leurs maux et de leurs douleurs et même tiré de son lit putride plus d'un moribond abandonné par la médecine. Sollicité à son passage par une multitude de malades en tout genre - sans compter la faune d'aveugles et de paralytiques, d'estropiés et de mutilés qu'on lui amenait en civière ou qui se traînaient jusqu'à lui dans l'espoir d'un miracle - il leur donnait l'onction et les bénissait sans distinction de credo, de religion ou de classe sociale. Et si, grâce à une imposition des mains ou à un de ses remèdes maison à base d'herbes médicinales - il en donnait aussi - le Père éternel voulait bien rendre la santé à l'un de ces pauvres malheureux, alléluia, mes frères! Et, dans le cas contraire, alléluia aussi! De quel droit pouvait-il approuver ou désapprouver la sainte volonté du Très Haut?Mais ressusciter un mort était une autre affaire. C'était du grand art. Jusqu'à présent, quand un proche venait lui demander en sanglotant: "Ayez la bonté de vous rendre à mon domicile pour voir si vous pouvez faire quelque chose pour mon petit, décédé pendant son sommeil, señor don Cristo", ou "pourriez-vous porter les saintes huiles à ma mère qui vient de mourir, rongée par la tuberculose, la pauvrette". (Ils laissaient parfois entendre qu'ils lui offriraient une précieuse relique de famille puisqu'il n'acceptait pas de dons en argent.) Dans ces occasions comme dans tant d'autres, le Christ d'Elqui répétait une phrase aussi usée qu'un ticket d'alimentation: "Je suis désolé, mon cher frère, ma chère soeur, vraiment désolé, mais l'art suprême de la résurrection est une exclusivité du Divin Maître."Et c'est ce qu'il avait dit aux mineurs couverts de terre qui étaient arrivés en portant le cadavre d'un compagnon de travail au moment où, en état de grâce, il dissertait sur le pouvoir diabolique de certaines inventions créées par l'homme sur l'esprit des catholiques pratiquants ou de toute personne croyant en Dieu et en la Sainte Vierge. Les porions avaient fait irruption au milieu des auditeurs, portant le corps du défunt, mort de toute évidence d'une crise cardiaque comme ils l'avaient expliqué en l'étendant avec précaution à ses pieds, sur le sol brûlant.Affligés, agités, parlant tous à la fois, ils lui avaient expliqué qu'après avoir mangé la platée de haricots blancs du jeudi, alors qu'ils allaient à l'auberge boire un coup "pour faire passer la terre", la tragédie avait eu lieu: leur camarade s'était soudain pris la poitrine à deux mains avant de s'écrouler comme frappé par la foudre, sans même avoir le temps de dire "santé!"- Maintenant il est là, don. Essayez de faire mieux que ce feignant d'infirmier qui n'a que du permanganate et du sparadrap sur ses étagères, dit l'un d'entre eux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 €
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