La poésie de Saint-John Perse couvre une vaste étendue de temps et d'espace et ses protagonistes Prince, Reine, Conquérant, Étranger, Étrangère, Amant et Amante, Oiseau, Artiste, Poète - ont maintes affinités entre eux. Leurs aventures ne sont pas les seules cependant à se dérouler dans ses poèmes. Derrière ces personnages, on peut surprendre le poète lui-même aux prises avec des interlocuteurs cachés, anges et démons, avec lesquels il parle en sourdine et dont la présence donne un sens à l'œuvre. En lisant cette poésie on a souvent l'impression de surprendre une conversation où maintes voix sont tues ou voilées et où il faut deviner l'identité d'interlocuteurs presque toujours réduits à l'anonymat. Ce livre tente de restituer les multiples dialogues qui éclairent chaque poème, avec les auteurs bibliques, antiques et modernes : Homère et Platon, Ovide et Virgile ; Dante et Villon ; Hugo, Baudelaire, Mallarmé et Rimbaud ; Verne, Loti, Valéry et Claudel ; sans oublier les modèles américains, John James Audubon, Edgar Allan Poe, Walt Whitman et T.S. Eliot. Le poète rend hommage à ces prédécesseurs mais l'hommage est rarement simple ; c'est plutôt un éloge paradoxal où il honore ses ancêtres tout en les révisant, les contredisant et les effaçant.
Nombre de pages
287
Date de parution
13/07/2007
Poids
360g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296033573
Titre
Saint-John Perse: La culture en dialogues
Auteur
Rigolot Carol
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
360
Date de parution
20070713
Nombre de pages
287,00 €
Disponibilité
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Le journal intime qui est présenté ici pour la première fois offre de nombreuses révélations surAlexis Leger / Saint-John Perse (1887-1975) ainsi que sur la vie littéraire et politiqueinternationale entre 1940 et 1970. Il nous offre la chance inouïe de pénétrer plus avant dansl'intimité quotidienne de cet homme fascinant pendant son exil américain et au-delà. Nous yrencontrons les grands personnages de l'époque avec des éclairages précis sur la diplomatie et lavie artistique pendant la guerre et l'après-guerre, ce qui suscitera l'intérêt d'un large public cultivé. Son auteur, Katherine Biddle (1890-1977), poète et critique, fut pendant trente ans la mécène, l'amie et la confidente de Saint-John Perse. Épouse de Francis Biddle, ministre de la Justice (« Attorney General ») sous Roosevelt et juge au procès de Nuremberg, elle naviguait avec une égale aisance dans les milieux culturels et politiques de son temps. Cette Madame de Sévigné américaine notait, en une quarantaine de cahiers, ce qui se passait autour d'elle. Le présent volume rassemble surtout les pages qui concernent Saint-John Perse. Il révèle les confidences qu'il fît à une femme qui était amoureuse de lui et pour qui il avait, lui aussi, des sentiments plus qu'amicaux. Katherine Biddle raconte leurs conversations en tête-à-tête ou avec des personnalités de passage; elle relate les commentaires du poète sur son enfance et ses amours; sur la littérature, les arts et la politique de l'époque et, bien sûr, sur son oeuvre poétique. Avec une admirable lucidité, elle examine les multiples facettes de cet étonnant personnage, tour à tour profond et naïf, sérieux et espiègle, séducteur et distant, solitaire et mondain, expatrié mais toujours patriote.
A la Renaissance, savourée par les puissants et les humbles, la poésie accompagne les moindres étapes de la vie publique et privée. Les humanistes voient en elle une parole initiatique ou prophétique, capable de conférer un fondement éthique aux sciences et aux arts. Alliée de la rhétorique, elle participe au développement de la conscience littéraire, à l'époque où naît le personnage social, masculin et féminin, de l'écrivain. Quelques poètes célèbres (comme Clément Marot, Marguerite de Navarre, Maurice Scève, Louise Labé, Pierre de Ronsard, Joachim Du Bellay, Agrippa d'Aubigné...) ou encore trop souvent oubliés (comme Jean Marot, Jean Lemaire de Belges, Rémi Belleau, Etienne Jodelle, Jean-Baptiste Chassignet, Jean de Sponde, Jean de La Ceppède, Jean Vauquelin de la Fresnaye...) permettront de représenter l'étonnante richesse de ce que fut l'âge d'or de la poésie française, dans une perspective informée par l'histoire et qui s'inspirera des méthodes contemporaines de la critique textuelle.
Cette lecture organique est le fruit d'une recherche de plusieurs décades, en Europe et en Afrique, sur les Pères de l'Église et les Auteurs cisterciens, dans le domaine très monastique des « Commentaires des Psaumes » (Tractatus). Le premier travail porte sur Hilaire de Poitiers (? 367) sa préface aux 58 Commentaires qu'il nous a laissés (Instructio Psalmorum) est fondamentale. Elle est ici intégralement reproduite.Au Théologien des Gaules fait suite Athanase d'Alexandrie (? 373) qui, dans sa Lettre à Marcellin, nous introduit dans l'univers des Psaumes « comme dans un Paradis ».Saint Augustin, à la suite d'Hilaire mais plus systématiquement, formulera en s'appuyant sur de nombreux exemples que « le Christ Total (Tête et Membres) est la clé de l'intelligibilité des Psaumes ».Nous nous arrêterons un long moment sur l'énorme Commentaire de Cassiodore (? vers 580). Le Mystère Pascal du Christ éclaire constamment son interprétation.Quelques références à Guillaume de Saint Thierry et à Saint Bernard nous introduiront dans le monde cistercien. Nous soulignerons l'intérêt particulier des 17 Sermons de l'Abbé de Clairvaux sur le Psaume 90.Une évaluation finale permettra une aide pratique dans la fréquentation des Psaumes, guides par excellence de la prière de l'Église.Le Père Irénée RIGOLOT est moine cistercien à l'abbaye de Timadeuc depuis 1966. Il a enseigné pendant trente ans, en France et à l'étranger. Devenu Père Maître des Novices et Prieur à l'abbaye de Scourmont de 2002 à 2004, puis Père Maître des Novices et des Étudiants à l'abbaye de Kasanza en République Démocratique du Congo de 2004 à 2010, il s'est investi dans la formation des jeunes moines et moniales. Rentré à Timadeuc en 2010, il exerce actuellement la charge de Maître des Novices et consacre une grande partie de son temps à l'accompagnement spirituel des retraitants et hôtes de passage.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...