Honneur, bourgeoisie et commerce au XVIIIe siècle. Le mémorial à mes enfans du marchand-drapier orlé
Rideau Gaël
PU BORDEAUX
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EAN :9791030003581
Cet ouvrage contient l'édition intégrale de deux textes rédigés par le marchand drapier orléanais Pierre Etienne Brasseux, de 1773 à 1781. Le premier, le Mémorial à mes enfans, n'est connu qu'au travers d'extraits. Il présente un récit des événements orléanais et nationaux de 1703 à 1781. Il permet de définir le rapport du marchand aux affaires politiques, religieuses et économiques. Il éclaire la vie orléanaise et les rivalités sociales au sein des institutions. Il montre également la volonté de construire une figure bourgeoise. Le second est un recueil de notices sur les hommes célèbres de l'Orléanais. Totalement inconnu, ce texte est donné au public pour la première fois. Il souligne l'intérêt de Brasseux pour l'histoire locale, partagé avec de nombreux bourgeois de cette époque. Cette édition s'appuie sur une importante recherche documentaire, qui a mis à jour des actes de la famille permettant de reconstituer les itinéraires sociaux, mais aussi les intérêts intellectuels de l'auteur, grâce notamment à sa bibliothèque. Par la diversité des thèmes envisagés et des commentaires, ce livre témoigne pour une époque et éclaire le basculement de la seconde moitié du xviiie siècle, participant à la réflexion sur l'opinion des hommes de cette époque. Cet ouvrage contient l'édition intégrale de deux textes rédigés par le marchand drapier orléanais Pierre Etienne Brasseux, de 1773 à 1781. Le premier, le Mémorial à mes enfans, n'est connu qu'au travers d'extraits. Il présente un récit des événements orléanais et nationaux de 1703 à 1781. Il permet de définir le rapport du marchand aux affaires politiques, religieuses et économiques. Il éclaire la vie orléanaise et les rivalités sociales au sein des institutions. Il montre également la volonté de construire une figure bourgeoise. Le second est un recueil de notices sur les hommes célèbres de l'Orléanais. Totalement inconnu, ce texte est donné au public pour la première fois. Il souligne l'intérêt de Brasseux pour l'histoire locale, partagé avec de nombreux bourgeois de cette époque. Cette édition s'appuie sur une importante recherche documentaire, qui a mis à jour des actes de la famille permettant de reconstituer les itinéraires sociaux, mais aussi les intérêts intellectuels de l'auteur, grâce notamment à sa bibliothèque. Par la diversité des thèmes envisagés et des commentaires, ce livre témoigne pour une époque et éclaire le basculement de la seconde moitié du xviiie siècle, participant à la réflexion sur l'opinion des hommes de cette époque.
Nombre de pages
535
Date de parution
19/09/2019
Poids
958g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791030003581
Titre
HONNEUR, BOURGEOISIE ET COMMERCE AU XVIIIE SIECLE - LE MEMORIAL A MES ENFANS DU MARCHAND-DRAPIER ORL
Auteur
Rideau Gaël
Editeur
PU BORDEAUX
Largeur
160
Poids
958
Date de parution
20190919
Nombre de pages
535,00 €
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Le 1er juillet 1766, le chevalier de La Barre est brûlé pour ne pas avoir salué une procession. Le 4 mai 1789, Louis XVI conduit la procession du Saint-Esprit qui ouvre les Etats-Généraux à Versailles avec des représentants des trois ordres. Dans ces deux images se traduisent la présence et la force de ce rituel religieux qui semble ainsi pérenne et inchangé. Le 18ème siècle est comme pour de nombreux thèmes ici ambivalent. Les processions sont omniprésentes et suivies, comme en témoignent nombre de journaux privés et chroniques municipales, marque d'une ferveur continue, d'un besoin religieux notamment dans sa forme climatique ou mémorielle, que précise ce livre. Elles sillonnent également les écrits de controverses portant sur leur origine, leur sens, leur composition. Leur description abonde dans les articles de presse, les récits de voyage, les ?uvres littéraires. Pourtant, ce paysage animé renvoie des images différentes. Rituel religieux, elle est aussi parade sociale, objet politique, vecteur d'identité et de mémoire urbaines, dans un entremêlement permanent. Cette polysémie et cette présence en font un lieu essentiel d'observation de la société et de ses transformations. Elle participe de la transition religieuse et de la construction d'un nouveau discours pastoral. Elle pose la question des critères de classement d'une société et met en tension les devoirs collectifs et la liberté individuelle. Elle met en scène les pouvoirs, mais offre une tribune à leur contestation. Elle pose la question des modalités de la présence du religieux dans l'espace public et ainsi ouvre aux problématiques de l'ordre public et de la tolérance. Loin d'être un hapax dans un siècle sécularisé, l'affaire La Barre est un des aspects d'expression du sens de la procession. Ce livre veut en proposer une lecture globale contribuant à une relecture religieuse sociale et politique du 18ème.
La vie religieuse d'Orléans au XVIIIe siècle est habituellement résumée autour de deux éléments majeurs : le jansénisme et la déchristianisation, ou du moins l'éloignement de la religion. Les figures épiscopales de L.-G. Fleuriau, pour le premier, et de L.-S. de Jarente, pour la seconde, incarnent cette réalité. Pourtant, au travers de la présentation de la vie paroissiale et de sa gestion quotidienne (comptes. délibérations, rapport avec le curé, aménagement de l'église), des fêtes, des processions. des confréries, des testaments. du jansénisme, de la vie des dévots, de la présence d'objets. d'images et de livres pieux dans les maisons et de leur localisation dans les intérieurs, la réalité religieuse s'avère beaucoup plus complexe. Non seulement l'importance du jansénisme est à nuancer, du moins à préciser, mais la déchristianisation n'est pas de mise. De nombreux Orléanais vivent à l'écart des querelles jansénistes. La religion de la croix et de la sensibilité, pourtant présentée connue l'opposé du jansénisme, se diffuse autour des Jésuites. De ce point de vue, en poussant la porte (les églises d'Orléans au XVIIIe siècle. des confréries et des maisons. en suivant les missions et les processions. ce livre offre une image plus équilibrée et concrète de la vie religieuse locale. Le jansénisme s'avère alors important surtout par les discussions qu'il motive, les querelles, qui polissent les fidèles à prendre position. Il en est de même pour la déchristianisation. Loin de reculer, la nature de la religion change. Les paroissiens donnent moins d'argent aux quêtes, mais investissent davantage dans les bancs à l'église. Certaines confréries voient leurs effectifs diminuer. mais leur dévotion est plus spiritualisée et, au final, leur vitalité est maintenue. Surtout, le testament et l'inventaire après décès résument ces évolutions. La place de la religion diminue dans le premier, sans disparaître, mais obéit de plus en plus à une volonté personnelle. l)e même, l'inventaire nous permet d'entrer dans les maisons orléanaises, de l'hôtel aristocratique au logis artisan. Partout les livres, images et objets pieux sont de plus en plus présents et forment ce que nous avons appelé un " complexe religieux domestique " qui atteste d'une place croissante laissée à la religion dans la sphère privée. Cette lecture globale, dans une variété de documents et pour toute la société, souligne la nécessité de confronter tous les plans de la vie religieuse (individuel/ collectif. ecclésiastique/laïc, public/privé) et atteste non pas d'une déchristianisation, niais d'une individualisation et d'une privatisation des pratiques, du passage d'une religion quantitative et massive à une attitude plus personnelle. En m mot, le passage d'une religion de tous à une religion de chacun.
L'ordre urbain n'est pas une donnée en soi et un absolu, mais une construction permanente. Celle-ci fait appel aux forces de police, aux institutions, mais aussi à un ensemble de pratiques et de compromis incessants qui fondent un vivre ensemble, contesté et retissé au quotidien en croisant logiques spatiales, rapports sociaux et relations institutionnelles. C'est à cette construction quotidienne de la ville que se consacre ce livre, fruit de deux journées d'étude organisées à Paris et à Orléans. Il se propose de relire la ville comme un espace et une société mis en ordre et partagés, en amont de l'intervention policière ou plus largement du contrôle institutionnel. Pour ce faire, les chercheurs rassemblés ici interrogent trois thèmes. D'une part, le livre décrit la perception de la ville que peuvent porter différents acteurs même de l'ordre urbain que sont le seigneur médiéval, le commissaire de police et l'inspecteur de la Librairie au XVIIIe siècle, l'ingénieur du XIXe siècle. Ils tracent tous à leur manière un discours pratique sur l'ordre. D'autre part, la religion, dimension omniprésente de la ville de l'époque moderne, est interrogée dans son rapport à l'espace, à la société et aux institutions urbaines, dressant une image de la sécularisation de la ville moderne. Enfin, le livre croise partages sociaux urbains et débats idéologiques nationaux, afin de voir comment la ville se reconstitue en une nouvelle donne où la politique remplace progressivement la religion, face à la Révolution, aux mutations du me siècle ou à la construction d'un ordre colonial. Une image différente de la ville ressort de tous ces éléments, faite d'une invention quotidienne du partage et qui mêle politique et religion, espace et société, normes et pratiques.
Histoire d'Orléans Si Orléans, de Jeanne d'Arc à juin 1940, tient une place symbolique centrale, son mage de ville tranquille et consensuelle est à revisiter. Grime aux récents apports des fouilles archéologiques, des recherches universitaires, et des écrits privés d'Orléanais, redécouvrez le passé de la cité johannique. S'intéressant autant à l'histoire "par en bas" des gens ordinaires qu'aux grands événements qui ont marqué la ville, cet ouvrage permet de voir Orléans autrement Depuis l'Antiquité, elle joue effectivement un asile singulier dans l'histoire de France : site stratégique proche de Paris, au sommet de la courbure de la Loire, cité des pouvoirs épiscopaux, judiciaires, politiques et universitaires, ville d'échanges de productions intellectuelles, littéraires et artistiques. Divisée lors des guerres de religion comme durant la Révolution française, la ville ne se résume pas à ses élites cultivées et fortunées, elle est aussi un espace urbain populaire. Grâce à une approche originale et enrichie d'une iconographie inédite qui valorise les collections des archives, cette nouvelle histoire d'Orléans offre une perspective large et nuancée sur une cité majeure du Centre-Val de Loire.
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.
L'inquiétude peut avoir une fonction d'alerte et de résistance. Ainsi, bien des écrivains ont valorisé l'inquiétude, ou en ont fait un motif créateur de leur oeuvre : inquiétudes spirituelles, psychiques, historiques, jusque dans la forme même des textes. Ce livre collectif est le troisième d'une série de cinq explorant les "Poétiques de la négativité" . Il fait suite à Poétiques de l'incomplétude (vol. 49, en 2024) et Poétiques de l'insaisissable (vol. 51, en 2025). Nous vivons une époque d'inquiétude : covid, guerres, dérèglement climatique... Certes, l'inquiétude est un affect pénible, apparemment négatif. Mais il peut être salutaire de s'inquiéter : l'inquiétude peut avoir une fonction d'alerte et de résistance. Ainsi, bien des écrivains ont valorisé l'inquiétude, ou en ont fait un motif créateur de leur oeuvre. Nous pouvons le vérifier de Montaigne à Gide ou Camille de Toledo. La première partie de ce livre est consacrée aux inquiétudes spirituelles et philosophiques, depuis Augustin ("Notre coeur est inquiet... "), jusqu'à Pascal, Kierkegard, Baudelaire, Péguy, Bataille, Mauriac, Bernanos, Montherlant, Juan Benet, Cioran, Jean-Luc Nancy... La deuxième partie explore des inquiétudes psychologiques : à partir de "l'inquiétante étrangeté" freudienne, nous y abordons des oeuvres de Quignard, Kafka, Proust, Rousseau, Pessoa, Michaux, Marie NDiaye... La troisième partie se concentre sur les aspects formels de l'écriture de l'inquiétude : enjambements poétiques, tension narrative, stratégies stylistiques d'évitement, questions de traduction, inquiétudes dans la littérature pour la jeunesse ou dans la science-fiction, productivité esthétique du "déséquilibrisme" . La quatrième partie développe enfin des inquiétudes historiques ou politiques : de Stefan Zweig à Camille de Toledo, en passant par Buzzati, Gracq, Char, Vargaftig, Günther Anders, Toni Morrison, la littérature du "near chaos" , jusqu'à rejoindre notre présent.
Ce manuel est spécialement conçu pour faciliter l’approfondissement de la langue coréenne et atteindre le niveau B2-C1. Il comprend des pistes audio, des exercices avec leurs corrigés.Apprenons le coréen !Niveau intermédiaire 2 (B2-C1) est spécialement adapté pour faciliter l'approfondissement de la langue coréenne. Sa conception est le fruit de longues années de travail d'une équipe de professeurs du secondaire et d'université, spécialistes de l'enseignement du coréen. Il est destiné aux étudiants ainsi qu'à tout public francophone voulant aller plus loin dans la langue coréenne après le niveau intermédiaire 1 (B1-B2). Son objectif est d'aider les apprenants à maîtriser les structures grammaticales grâce à des explications simples, des dialogues et des mises en situation. Les activités sont intégrées dans le manuel avec des exercices pour encourager les apprenants à communiquer avec un esprit critique sur la société et le monde qui les entoure. On y trouvera : § des expressions permettant de nuancer les propos tenus ; un lien vers les pistes audio MP3 des dialogues enregistrés ; un riche vocabulaire d'environ 1 700 mots (1 400 répertoriés + 300 non répertoriés) ; des exercices et leurs corrigés pour faciliter le travail autonome ; § des textes de compréhension sur les thèmes liés à la société et à la culture coréennes ; § des activités avec exercices pour renforcer la compréhension écrite et orale, ainsi que l'expression écrite et orale.
Backstage est une expérience de création collective, née en 2020 / 2021 d'une collaboration entre un artiste / enseignant de vidéo, un enseignant - chercheur et des étudiantes en design de l'université Bordeaux Montaigne. En pleine pandémie, la nécessité de redonner du sens aux rencontres et à l'action, donc aux mouvements, s'est incarnée dans une série d'études de terrain filmées sur des lieux de fabrication artisanale et industrielle. Ces films sont ensuite devenus les matériaux premiers d'une scénographie adaptée, permettant d'en penser et matérialiser le partage, On stage.