Les recherches de théorie de l'art concernant la sculpture sont très peu nombreuses pour ne pas dire presque inexistantes. C'est dire que le projet de Luc Richir est novateur et audacieux si pas intrépide. L'auteur a l'ambition de proposer une approche de ce qu'il appelle "le réel de la sculpture", "l'impasse faite sur l'unité du voir". L'approche de la sculpture nous confronte à une perception décousue, à une vision éclatée, tout à l'inverse de l'approche de la peinture tant de fois analysée. Nous rencontrerons donc dans ce livre l'analyse des Åuvres de Cellini et Giambologna qui contorsionnent la figure en variant les profils, du Bernin suggérant la présence d'un point de vue divin, de Rude et Rodin conformant la figure à une série de gestes qui suivent une logique narrative, un développement temporel. L'analyse nous conduit également au seuil des réflexions théologiques et C'est au rejet du corps par la philosophie que nous sommes renvoyés par la confrontation à la sculpture.
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Nombre de pages
296
Date de parution
10/09/2002
Poids
950g
Largeur
180mm
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EAN
9782930174297
Titre
Dieu, le corps, le volume: essai sur la sculpture
Auteur
Richir Luc
Editeur
PART DE L OEIL
Largeur
180
Poids
950
Date de parution
20020910
Nombre de pages
296,00 €
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S'il est vrai que " personne n'a encore vu naître devant lui morale, dieux ou langage " (dixit Benjamin Fondane), il n'en est pas moins vrai que nous voyons chaque jour périr ce qui fait le fondement de la fonction symbolique immanente à l'humanité. La pratique du don, " un des rocs humains sur lesquels sont bâties nos sociétés ", consiste à établir une relation (symbolon, symbole) et non à conclure un échange : telle est la leçon de Marcel Mauss et de Malinowski. Le don, la triple obligation de donner, de recevoir et de rendre, met en acte la structure même de la parole dans sa diachronie, dans sa responsabilité. Elle définit le sujet comme lié à la circulation de certains symboles (dépourvus de toute valeur mercantile) et non à la conscience de soi, à " l'impérialisme du Moi "(Levinas). En inventant le concept de don, Mauss a su opposer au sujet du Marché, ainsi qu'au sujet transcendantal de la philosophie et de la science, un être articulé en trois temps, un être social relié à l'Autre et au monde, distinct de l'ego conçu par les philosophes, les psychologues et les théologiens.
Annik Leroy photographie et filme le Danube de la source à l'embouchure. Depuis l'Allemagne, la Forêt-Noire, en traversant l'Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie, jusqu'à la Roumanie, le Delta et la Mer Noire, c'est une traversée de l'Europe, d'Ouest en Est, une expérience du temps et des saisons. Le rythme du film, sa scansion poétique nous offrent l'opportunité de tenter une approche d'un poète, à juste titre, réputé difficile. L'écriture d'Hölderlin nous aide à son tour dans notre tentative de compréhension des attitudes contemporaines de l'art. Le texte n'illustre pas, ne redouble, n'explique pas l'image. L'ouvrage comporte en outre deux études sur Hölderlin. Celle de Holger Schmid (chercheur pendant de nombreuses années à la Hölderlin-Gesellschaft à Tübingen) et celle de L'étude de Luc Richir consacrée à "La démarche de l'Esprit poétique" se propose d'élucider dans ce texte de Hölderlin le rapport entre la notion de rythme, sa calculabilité et la psychose.
Né en 1914 à Affori près de Milan, pratiquement inconnu en France, Emilio Villa est l'un des plus grands poètes contemporains. Son travail sur la polyphonie des langues le rend comparable à Joyce et à Arno Schmidt. Rarement l'expression "alchimie du verbe" a paru mieux appropriée. Pour Villa la poésie trouve son agir dans sa propre énergie, destituée de tout lien logique d'ordre grammatical, de toute rationalité qui renverrait à du signifié originel. Doit dominer la stratification mobile d'un alogisme dans ses moments de ruptures. D'où le glissement vers une "zérolangue" traitée en tant que matériau infiniment plastique et déformable.