Une révolution oubliée. Novembre 1918, la révolution des conseils ouvriers et de soldats en Alsace-L
Richez Jean-Claude
SYLLEPSE
20,00 €
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EAN :9782849508312
Novembre 1918 : la guerre s'achève, l'empire allemand s'effondre et la révolution éclate en Allemagne avec ses conseils ouvriers et de soldats, en écho aux soviets au pouvoir en Russie. En Alsace-Lorraine, la France et l'Allemagne entendent organiser en bon ordre l'évacuation des troupes allemandes et l'arrivée de l'armée française. Cependant, le vent de la révolution souffle en Alsace-Lorraine comme dans toute l'Allemagne. Les soldats arrachent leurs insignes aux officiers, des grèves éclatent. Le drapeau rouge flotte sur la cathédrale de Strasbourg. Les conseils d'ouvriers et de soldats s'emparent du pouvoir dans les principales villes de la région. Ils organisent la vie quotidienne : transports, finances, ravitaillement, mais se divisent profondément à la fois sur la question du socialisme et sur la question nationale. Affolé, le gouvernement français, en accord avec les autorités allemandes, précipite l'arrivée de ses troupes, ce qui signe la fin du mouvement révolutionnaire et des espoirs d'un monde meilleur. L'agitation sociale va cependant perdurer au cours des deux années qui suivent, au-delà de l'accueil triomphal, mais non partagé par tous, réservé aux troupes françaises. Jean-Claude Bichez nous propose le récit détaillé de cet épisode méconnu de la fin de la Première Guerre mondiale.
Nombre de pages
254
Date de parution
11/06/2020
Poids
340g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782849508312
Titre
Une révolution oubliée. Novembre 1918, la révolution des conseils ouvriers et de soldats en Alsace-L
Auteur
Richez Jean-Claude
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
150
Poids
340
Date de parution
20200611
Nombre de pages
254,00 €
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Richez Jean-Claude ; Linarès Chantal de ; Lebon Fr
Il y a aujourd'hui une incontestable actualité de l'éducation populaire qui il y a encore quelques années était considérée comme archaïque voire moribonde. Néanmoins, on ne peut parler d'une éducation. Elle a toujours été multiple et hétérogène. Echappant au discours militant comme au discours savant, ce dossier s'efforce de contribuer à une réflexion sur ses différents champs aujourd'hui.
Entre 1850 et 1950, en un siècle scandé par la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales, les Alsaciens changent quatre fois de nationalité. Région frontière ballottée entre la France et l'Allemagne, l'Alsace est aussi traversée par des frontières "invisibles" : celles qui délimitent la confrontation d'influences culturelles hétérogènes et la coexistence souvent conflictuelle de communautés catholiques, protestantes et juives. Loin d'entretenir la légende d'un peuple alsacien soudé affrontant dans l'unité les épreuves d'un destin historique à nul autre pareil, Alfred Wahl et Jean-Claude Richez ont articulé leurs développements autour de ces lignes de fracture en quoi ont-elles marqué la vie quotidienne des Alsaciens du XIXe siècle au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ? Ce livre dessine une Alsace complexe et méconnue. A l'heure où se multiplient les conflits communautaires de toutes sortes, l'histoire récente de cette région écartelée prend un relief particulier. A. Wald - J. -C. Richez Né en 1938, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Metz, Alfred Wahl est un spécialiste de l'Alsace et de l'Allemagne. Parmi ses travaux, citons sa contribution à la publication d'Un instituteur alsacien entre France et Allemagne, journal de Philippe Husser, 1914-1951 (Hachette-La Nuée Bleue, 1989). Comme Alfred Wahl, Jean-Claude Richez vit à Strasbourg. Né en 1946, historien, spécialiste de l'histoire culturelle et des mentalités en Alsace, il enseigne à l'université de Metz.
L'adolescence se présente comme un processus de socialisation fait d'ajustements successifs, d'expérimentations, de seuils plus ou moins déconnectés les uns des autres. Les représentations, les politiques publiques centrées sur la culture jeune, sur les valeurs et les normes de consommation partagées, tendent à masquer la grande hétérogénéité des trajectoires et des parcours des jeunes d'aujourd'hui. Cette hétérogénéité tiendrait-elle à la différenciation entre "riches" et pauvres" ...
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.