Entre 1850 et 1950, en un siècle scandé par la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales, les Alsaciens changent quatre fois de nationalité. Région frontière ballottée entre la France et l'Allemagne, l'Alsace est aussi traversée par des frontières "invisibles" : celles qui délimitent la confrontation d'influences culturelles hétérogènes et la coexistence souvent conflictuelle de communautés catholiques, protestantes et juives. Loin d'entretenir la légende d'un peuple alsacien soudé affrontant dans l'unité les épreuves d'un destin historique à nul autre pareil, Alfred Wahl et Jean-Claude Richez ont articulé leurs développements autour de ces lignes de fracture en quoi ont-elles marqué la vie quotidienne des Alsaciens du XIXe siècle au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ? Ce livre dessine une Alsace complexe et méconnue. A l'heure où se multiplient les conflits communautaires de toutes sortes, l'histoire récente de cette région écartelée prend un relief particulier. A. Wald - J. -C. Richez Né en 1938, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Metz, Alfred Wahl est un spécialiste de l'Alsace et de l'Allemagne. Parmi ses travaux, citons sa contribution à la publication d'Un instituteur alsacien entre France et Allemagne, journal de Philippe Husser, 1914-1951 (Hachette-La Nuée Bleue, 1989). Comme Alfred Wahl, Jean-Claude Richez vit à Strasbourg. Né en 1946, historien, spécialiste de l'histoire culturelle et des mentalités en Alsace, il enseigne à l'université de Metz.
Nombre de pages
347
Date de parution
15/06/1994
Poids
420g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782012351042
Titre
L'Alsace entre France et Allemagne. 1850-1950
Auteur
Wahl Alfred ; Richez Jean-Claude
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
130
Poids
420
Date de parution
19940615
Nombre de pages
347,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le football a envahi notre culture quotidienne. Avec lui, le sport s'est fait spectacle, image, texte. Il draine les passions et l'argent. Il n'en a pas toujours été ainsi. A ses débuts, voici un siècle, le ballon rond importé d'Angleterre n'intéressait que quelques marginaux. Obstinément, il s'est imposé face à la gymnastique, à l'athlétisme, au rugby, jusqu'à devenir le port populaire par excellence. Alfred Wahl raconte ce long cheminement qui peut servir de révélateur aux transformations majeures de la société contemporaine : tant il est vrai que le football, premier jeu de France, est devenu un fait social total.
Héritier des jeux de la balle au pied du Moyen Âge ou de la Renaissance, le football moderne naît au milieu du XIXè siècle dans les public schools anglaises, sous le nom de football association. Servi par la simplicité de ses règles, il conquiert l'Europe, puis, en quelques années, le reste de la planète, et devient le sport universel et populaire par excellence. Des joueurs, tels Pelé, Platini, Maradona, Figo et Zidane, sont adulés dans le monde entier. La tenue de la Coupe du monde en Asie (Corée du Sud et Japon) parachève la mondialisation. Le football, aujourd'hui spectacle soumis à la logique marchande, est plus que tout autre sport le reflet de nos sociétés. Alfred Wahl éclaire les multiples facettes du " roi des sports ", et retrace une histoire célébrant avant tout la beauté du jeu, la passion et la joie qui réunissent, dans les stades, champions et supporters du ballon rond.
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.