L'exploration de l'Afrique fut l'une des grandes aventures du XIXe siècle. Issue des interrogations qui hantent les cartographes depuis l'Antiquité sur les mystérieuses sources du Nil, ou qui intriguent les voyageurs depuis la Renaissance sur le sens du cours du Niger, son histoire moderne commence avec la création de l'Association africaine à Londres en 1788, et se poursuit jusqu'au partage du continent à la conférence de Berlin (1884). Une nouvelle géographie que le " conquistador " Stanley parachève : il traverse l'Afrique d'ouest en est en 1889 et publie son récit en 1890. Les explorations de Bruce vers le Nil et de Le Vaillant en Afrique australe suscitèrent un grand intérêt que l'expédition d'Egypte ne fit qu'aviver : une route vers le centre de l'Afrique était peut-être ouverte. Mungo Park le premier décrivit correctement le cours du Niger à la fin du XVIIIe siècle, Caillié alla à Tombouctou en 1828, mais il fallut attendre 1830 pour que le fleuve soit descendu par les frères Lander, dans une aventure fluviale toute picaresque. Des héros flamboyants comme Richard Burton, traducteur des Mille et Une Nuits, cherchèrent les monts de la Lune et les sources du Nil, sans les trouver, alors que des savants efficaces, courageux et modestes comme Heinrich Barth contribuèrent de façon durable à notre connaissance de l'Afrique. Livingstone, pénétré de sa passion anti-esclavagiste, passa plus de vingt ans en Afrique et s'y perdit. Le " scoop " magistral de l'ancien journaliste Stanley le retrouvant à Oujiji et le saluant gauchement d'un banal " Dr Livingstone, I presume... ? " fit la joie des chansonniers pendant des décennies. L'explorateur n'est pas un voyageur ; il est engagé dans un projet scientifique et politique, mais la passion qui l'anime nous entraîne toujours à sa suite.
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Nombre de pages
1059
Date de parution
17/11/2020
Poids
742g
Largeur
132mm
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EAN
9782221251324
Titre
Le Voyage en Afrique - Anthologie - 1790-1890 -nouvelle édition-
Auteur
Ricard Alain
Editeur
BOUQUINS
Largeur
132
Poids
742
Date de parution
20201117
Nombre de pages
1 059,00 €
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L'Afrique a connu de multiples graphies mais peu de littératures écrites dans l'ère pré-coloniale. Ce livre expose l'état de littératures peu connues et peu traduites, et dresse, pour les principales langues, un tableau synthétique des textes les plus importants. A l'époque coloniale, peu d'écrivains ont pu émerger : ce n'est véritablement qu'avec l'avancée des mouvements nationalistes d'après 1945 que s'affirme une authentique présence africaine dans la littérature. La guerre du Biafra (1967-1970), la crise de la conscience africaine qui en résulte, le mouvement francophone dans les années 1970, permettent l'affirmation d'une nouvelle génération consacrée par le prix Nobel de Wole Soyinka en 1986 puis par le succès des ?uvres d'Ahamadou Kourouma. La libération de l'Afrique du Sud en 1994 signale l'entrée dans l'ère post-coloniale, marquée par l'émergence de diasporas, un fort exode des cerveaux, mais aussi la forte attractivité de cette Afrique australe libérée. C'est la riche histoire de la littérature de l'Afrique subsaharienne qui est ici présentée.
Dans ce livre, il est question non seulement de la légende du trésor de Sistrius à Menet, dans le Cantal, mais aussi de la difficile recherche généalogique du SOSA 16 du personnage principal de l'histoire. Et cette recherche de renseignements généalogique
De la Révolution haïtienne à la révolution sud-africaine, d'une révolution contrariée à unerévolution réussie, de 1791 à 1994, l'histoire de la textualité en Afrique est celle d?une longueoppression. Une histoire inséparable de la traduction, au centre de la conversation qui s'établit,tant bien que mal, entre l'Europe et l'Afrique. La traduction pose ce que Paul Ricoeur appelle « un problème éthique ». L?Afrique du sud, pays aux multiples traducteurs, est aussi celui qui a développé le plus les formes de séparation fondées sur des critères ethniques. La question des textes est nouée à la question des terres, la question des langues à celle de l'exclusion des peuples. Quand la traduction présuppose et affirme une commune humanité langagière, l?apartheid la nie. D?où l?urgence de reconsidérer l'immense aire (multi)linguistique africaine, sable de Babel, textualité proliférante, de la rumeur à la chanson et au roman. L?étude éclairée d?un grand africaniste.
Dans ce vaste recueil couvrant un siècle d'explorations en Afrique, on trouvera réunis des extraits d'ouvrages célèbres, fondements de la littérature de voyage : lumineux, les récits de Mungo Park ; simple et touchante, la relation de René Caillié ; profondément humanistes (et ambiguës) les méditations de Livingstone ; gorgée de vie, la prose journalistique de l'infatigable Stanley. Mais on découvrira aussi, à l'occasion de textes rares, la verve gouailleuse d'un François Le Vaillant, la somme érudite d'un Heinrich Barth, les divagations illuminées d'un Carl Mauch (persuadé d'avoir retrouvé le royaume de Saba), la tranquille patience d'un Moffat (traducteur et imprimeur de la Bible en sechuana...). Incompréhensible, heureuse, sanglante ou misérable Afrique, chacun y vient chercher son inaccessible Graal. Cette longue succession de chefs-d'oeuvre, ici rehaussée par une sélection judicieuse, éclairée par des notes pertinentes, dresse le panorama d'une gigantesque aventure humaine, troublant mélange de vérités et d'illusions dont le Continent noir est le mausolée. --Scarbo
C'est trop peu de dire que nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. De la psychanalyse à l'anthropologie, de la critique d'art à la publicité et à la propagande idéologique ou politique, sciences, arts et techniques essaient de plus en plus aujourd'hui de décrypter ce langage des symboles, tant pour élargir le champ de la connaissance et approfondir la communication que pour apprivoiser une énergie d'un genre particulier, sous-jacente à nos actes, à nos réflexes, à nos attirances et répulsions, dont nous commençons à peine à deviner la formidable puissance. Des années de réflexions et d'études comparatives sur un corpus d'informations rassemblées par une équipe de chercheurs, à travers des aires culturelles recouvrant la durée de l'histoire et l'étendue du peuplement humain, les auteurs ont tenté de donner à voir le cours profond du langage symbolique, tel qu'il se ramifie dans les strates cachées de notre mémoire. Chacun sentira bien l'importance de ce Dictionnaire. Plus de mille six cents articles, reliés par des comparaisons et des renvois, souvent restructurés à la suite d'une longue maturation, permettent de mieux approcher la nudité du symbole, que la raison dans sa seule mouvance ne parviendrait pas à saisir. Cette somme unique ouvre les portes de l'imaginaire, invite le lecteur à méditer sur les symboles, comme Bachelard invitait à rêver sur les rêves, afin d'y découvrir la saveur et le sens d'une réalité vivante.
Apollinaire Guillaume ; Alexandre Didier ; Murat M
Résumé : Ce volume, riche d'un appareil critique inédit et accessible, donne à lire la part majeure de l'oeuvre de Guillaume Apollinaire : poésie, récits, critique et théâtre. Ce volume contient : I. POESIE : Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée , avec les bois de Raoul Dufy ; Alcools. Poèmes 1898-1913 ; Vitam impendere amori ; Calligrammes. Poèmes de la paix et de la guerre (1913-1916) ; Poèmes publiés par Apollinaire ; Poèmes ayant fait l'objet d'une publication posthume. II. RECITS : Les Onze Mille Verges ; L'Enchanteur pourrissant avec les bois d'André Derain ; L'Hérésiarque et Cie ; La Fin de Babylone ; Le Poète assassiné ; Contes écartés du Poète assassiné ; La Femme assise . III. CRITIQUE : Critique d'art (1902-1918) ; Méditations esthétiques. Les peintres cubistes (1913) ; Critique littéraire ; Manifestes et interventions critiques (1909-1912 : Autour de l'unanimisme ; 1913-1914 : Autour du futurisme ; 1916-1918 : L'Esprit nouveau) ; Portraits ; La littérature féminine : articles de Louise Lalanne ; Articles, comptes rendus, échos. IV. THEATRE : A quelle heure un train partira-t-il pour Paris ? ; Les Mamelles de Tirésias ; Couleur du temps .
Courtois Stéphane ; Werth Nicolas ; Panné Jean-Lou
Alors que la polémique sur le bilan des régimes communistes risque de resurgir avec Un pavé dans l'histoire, Le Livre noir du communisme, formidable succès de librairie, ressort en collection Bouquins au prix de 99 F. Il dresse le bilan chiffré des atrocités commises sous les régimes soviétiques actuels et passés, présente les faits, énumère les massacres, les déportations, les exactions qui ont conduit aux quatre-vingt-cinq millions de morts. Le Livre noir, livre-événement de cette décennie, a donné lieu à une polémique sans précédent. Ecrit par une équipe d'historiens et d'universitaires, il est indispensable pour qui veut comprendre ce qui s'est passé dans le monde communiste.
Prince des philosophes ", selon Deleuze, " moment crucial de la pensée moderne ", selon Hegel, Baruch Spinoza (1632- 1677) est considéré comme le philosophe le plus dérangeant du XVIIe siècle. Héritier dissident de Descartes, il décida de suivre la raison jusqu'au bout et élabora ainsi une philosophie radicalement neuve, aux conséquences révolutionnaires. Ce volume permet d'accéder à l'intégralité de ses écrits dans les traductions originelles de Charles Appuhn, depuis Les Principes de la philosophie de Descartes jusqu'au chef-d'oeuvre qu'est l'Ethique, en passant par le Traité politique, le Traité théologico-politique, le Traité de la réforme de l'entendement, le Court Traité, les Pensées métaphysiques et la correspondance. Outre la rigueur métaphysique préfigurée par le Court Traité et accomplie dans l'Ethique, on voit ici se déployer une réflexion de grande envergure et aux directions multiples. Politique d'abord : Spinoza traite du droit naturel, du contrat social, de la nature des régimes et des Etats, comme de la place des affects dans l'élaboration d'un champ social. Théologique ensuite : il teste une nouvelle méthode littérale de lecture de la Bible, en attribuant à l'interprétation une portion congrue. Morale enfin : le philosophe interroge les thèmes de la liberté, du bien et du mal dans leur existence même. Autant de domaines où s'affirme la volonté de n'obéir qu'à la raison et d'en accepter les verdicts et les principes. Nul n'a mieux défini que Spinoza ce que signifie philosopher : " Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas haïr, mais comprendre ".