Sous couvert d'une histoire de la théorie pragmatique de l'action, Ewerton Ribeiro interroge ici la théorie inhérente à l'usage des signes et la façon dont elle a inspiré les mille et une variations réduisant l'être humain à un usager des signes. Loin de se limiter au récit rhapsodique de ces variations, il retrace la façon dont les pragmatistes Peirce, James et Dewey ont décelé dans la nature de signe de l'homme sa capacité à réaliser l'enjeu philosophique d'une formation de l'être humain susceptible de le conduire à sa destination pour réaliser ce que l'usage des signes destine chacun à être : un accord avec lui-même qu'il ne peut atteindre que par le détour de la production d'un accord avec le monde et avec ses allocutaires. Alors que Wittgenstein prétendait nous guérir de la philosophie, l'auteur nous guérit du rejet du jugement inhérent à la réduction des signes à des instruments. Les théories des actes de langage, les pragmatiques éthiques et sociopolitiques reflètent la façon dont la course aveugle au consensus engendre en chacun et en chaque société un différend avec soi-même et avec autrui. Ce destin est affronté par chacun à l'aide d'un jugement qui se relance continûment lui-même. La performance de l'auteur est de nous libérer de cette réflexivité chronique qu'engendre la pragmatique aveugle du consensus.
Nombre de pages
145
Date de parution
11/08/2014
Poids
195g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343040912
Titre
La théorie pragmatique de l'action
Auteur
Ribeiro Ewerton ; Poulain Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
195
Date de parution
20140811
Nombre de pages
145,00 €
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La luxure... Se vautrer dans le stupre... Jouir ! Telle fut la ligne vitale de cette inconnue aujourd'hui âgée qui confie ses mémoires charnelles à un magnétophone. D'une totale impudeur, exaltant le sexe dans tous ses plaisirs, elle raconte ses amants et maîtresses avec gourmandise et dans une langue plus que crue. De cet exercice de style - écrire sur la luxure -, le romancier brésilien João Ubaldo Ribeiro fait un livre admirablement dévergondé, empli de drôlerie et de joie, un livre bienheureux comme ces deux bouddhas propitiatoires qui ouvrent le récit.
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