Une dent est imputrescible et résiste même à un certain degré de carbonisation. Son ADN constitue un élément précieux d'investigation, même des siècles après la mort d'un individu, qui renseigne notamment sur une filiation, une identification, un empoisonnement ou la chronobiologie puisqu'il a été démontré qu'en chaque homme sommeille un homme de Néandertal. Mais, étonnamment, cet ADN dentaire peut rapporter une maladie dont aurait été atteinte une personne des siècles auparavant. De cette façon, les chercheurs ont-ils pu affiner leurs connaissances sur le point d'émergence d'une maladie, son développement et son essor. Ainsi a-t-on pu déterminer que 30 % des soldats de la Grande Armée faisant retraite lors de la campagne de Russie (1812) seraient morts, sans combattre, du typhus véhiculé par les poux. Ainsi a-t-on mieux compris les mécanismes de prolifération de la grande peste noire à l'époque médiévale (1348-1352). Ainsi s'est-on rendu compte que le virus de la lèpre n'avait pas muté depuis 1 000 ans, ce qui, aujourd'hui, laisse entrevoir la perspective d'un vaccin produit sur la base d'un gène multiséculaire. Tout cela à partir d'une simple dent... Voici le récit d'un périple initiatique à la découverte de l'étude du minuscule pour mieux connaître, mieux appréhender le gigantisme de l'Humanité et de son histoire.
Nombre de pages
107
Date de parution
14/02/2019
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343168340
Titre
ADN, dents et maladies
Auteur
Riaud Xavier ; Granat Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
150
Date de parution
20190214
Nombre de pages
107,00 €
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Des auteurs de la collection, anciens et nouveaux, se sont rassemblés autour des questionnements de la collection : l'histoire de la médecine, la succession des innovations diagnostiques, protocolaires, pharmaceutiques, thérapeutiques ou encore technologiques. Pour l'équipe il s'agit de décrire les avancées et évolutions des sciences médicales depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, sans omettre de préciser les enjeux de la médecine pour les années à venir.
Tout le monde sait que les Allemands ont récupéré l'or dentaire à la sortie des chambres à gaz dans la bouche des Juifs qui y sont morts. Mais, sait-on que ce geste sordide a été légiféré par Heinrich Himmler, le chef de la SS, en 1940, au moment de la déclaration de guerre, puis une seconde fois, en 1942, au moment de la Solution finale ? Sait-on qu'une quittance était émise à chaque récupération pour chaque individu décédé ? Que chaque mois, cet or était envoyé à Berlin à la Reichsbank et qu'une quittance mensuelle était émise pour chaque camp ? Et qu'arrivé là, l'or dentaire était recoulé en lingots estampillés avec des cachets d'avant-guerre pour faire croire à une provenance d'avant-guerre justement, les stocks d'or de chaque pays étant connus de tous ? Et enfin que ces lingots étaient ensuite convoyés vers les banques suisses pour l'échanger contre de l'argent sonnant et trébuchant avec lequel les Nazis achetaient des matières premières pour fabriquer des armes ? Genèse de cette récupération chez les dentistes, puis chez les SS, récupération de l'or dentaire elle-même et exploitation jusque dans les échanges internationaux, Xavier Riaud aborde toutes les questions et n'élude absolument rien, jusque dans l'usage d'une partie de cet or pour faire des prothèses dentaires chez les officiers SS, sans oublier les vols au sein de la hiérarchie SS. Tout le cheminement de cet or est décrit dans le moindre détail, depuis les chambres à gaz jusque dans les malversations de pays qualifiés de neutres. A l'aide d'archives uniques issues des plus grands centres du monde sur la Shoah, de documents déclassifiés "secret" et des témoignages de survivants, Xavier Riaud réalise la toute première étude complète sur ce sujet au monde, le tout premier livre jamais écrit sur cette question.
Ce livre n'est pas un récit de voyage conventionnel. On n'y retrouve pas les contrées enneigées d'un Jack London, les destinations exotiques d'un Hugo Pratt ou encore les expéditions extraordinaires et futuristes d'un Jules Verne. En fait, il s'agit plutôt ici d'une introspection académicienne dans mon vécu scientifique personnel. En effet, doublement académicien, j'ai eu la chance de présenter mes travaux auprès d'institutions prestigieuses. Au fil de mes pensées, a germé naturellement l'idée d'une compilation de ces recherches. L'histoire de la médecine est le lien qui unit tous ces textes, tous ces univers, tous ces instants devenus intemporels. De la Grande Armée à la Première Guerre mondiale, de la médecine à la dentisterie vétérinaire, voici offert un condensé de mes recherches, de mes articles parmi les plus aboutis.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...