Le sujet selon Foucault est configuré suivant plusieurs pratiques discursives et non discursives et englouti dans des relations de savoir/pouvoir. La tâche du philosophe est d'en rendre compte et de mettre au clair les possibilités de connaître ce sujet forgé, formé et transformé par le pouvoir. Ainsi il serait nécessaire de recommencer la modernité et de transformer sont thème nodal, à savoir le sujet. Chez Foucault, il s'agit d'une critique de la rationalité en vue de dépasser le rationnel pur ou le théorique pour élargir et reconstruire le sens de la rationalité et de l'homme. Pour ce faire, il faut se libérer des types de subjectivité qui nous sont imposés et chercher à se transformer soi-même. Le sujet kantien a subi des rationalisations aliénantes durant ces deux derniers siècles, Foucault envisage la possibilité de sa liberté en retournant à l'expérience originaire grecque. Le nouveau pouvoir est désormais celui du sujet se créant un rapport avec soi et forgeant lui-même sa vérité. Le sujet éthique élabore une nouvelle réalité spirituelle subjective où le savoir n'est plus une critique ou une clinique, mais un exercice spirituel, défini positivement dans l'expression grecque de parrhêsia, le franc-parler : dire la vérité sur ses désirs, ses sentiments et ses plaisirs. Ainsi, le pouvoir n'est plus extérieur au sujet, mais il se détermine comme une maîtrise de soi et une pratique de la franchise et du dire vrai sur soi-même. Le sujet ne subit plus le pouvoir, mais c'est lui-même qui est à l'origine de tout pouvoir. Le sujet éthique permet de transcender toute aliénation et toute coercition et fonde toute pensée philosophique possible. Loin de s'isoler de la communauté humaine dans un solipsisme total, le sujet foucaldien qui se soucie de soi se rattache le plus exactement aux autres. Le sujet se détermine dans un espace relationnel, où le rapport à soi-même doit lui permettre de se découvrir comme membre d'une communauté humaine.
Nombre de pages
364
Date de parution
24/06/2011
Poids
556g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296560482
Titre
Michel Foucault. Subjectivité, Pouvoir, Ethique
Auteur
Riahi Naima
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
556
Date de parution
20110624
Nombre de pages
364,00 €
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Neuf siècles avant J-C, sur les côtes de l'Afrique où une violente tempête a jeté ses bateaux, Enée, prince de Troie, rencontre la lumineuse reine Didon, fondatrice de Carthage. La passion fulgurante qu'il lui inspire mènera la reine d'enchantements en impasses et jusqu'au désespoir. De la pourpre de Tyr, sa terre d'origine, au vert émeraude de Carthage, dans l'éclat de la lumière antique et sur le fond bleu intense de la Méditerranée, se décline en couleurs et en parfums voluptueux le destin exceptionnel de cette reine.
Toute oeuvre est une biographie déguisée de son auteur. C'est un cliché, certes, or ici c'est tellement le cas que je préfère commencer par le prétendre. Chaque nouvelle déploie une sensation. Je dirais même, une gifle. J'en ai quelques-unes dans ma collection. Je parle de gifles. Celles données, celles reçues. Deux tas sympathiques dans mon coffre-fort intime. La plupart de ces écrits ont pour ventre des trains dans la nuit. L'urgence (le train) et l'isolement (la nuit), les deux mamelles de ma littérature. Pour le reste, il suffisait de décrire les démons à ma poursuite. Je ne sais pas si c'est le cas pour les vôtres, mais les miens sont ultra-expressifs. Il suffit de les regarder et toutes sortes d'histoires me viennent. Je ne vous donnerai pas leurs noms. Je ne suis pas une poucave. A vrai dire, le plus compliqué, c'est l'honnêteté. Et quand je parle d'honnêteté, mon propos n'est pas moral, mais esthétique. Un mensonge en phrase, ça finit par sauter aux yeux. Attention, ce n'est pas aussi simple de s'en débarrasser ; le mensonge est un brouillon utile. Il nous rassure, comme la flaque sur laquelle apparaît en reflet le bon chemin. Et puis la posture. Je me suis d'abord dit qu'il fallait refuser toute posture. Là encore, ce n'est pas aussi simple. Cette chose ridicule est parfois utile. Avant de devenir, nous faisons semblant d'être. Il y a dans cette succession de textes bien des fois où je me suis surpris à devenir quelqu'un d'autre, et de manière définitive. Je commençais une phrase en étant une version de moi-même et je la finissais en étant une autre version de moi-même. Un peu de science-fiction, ça ne fait pas de mal ...
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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