Toute oeuvre est une biographie déguisée de son auteur. C'est un cliché, certes, or ici c'est tellement le cas que je préfère commencer par le prétendre. Chaque nouvelle déploie une sensation. Je dirais même, une gifle. J'en ai quelques-unes dans ma collection. Je parle de gifles. Celles données, celles reçues. Deux tas sympathiques dans mon coffre-fort intime. La plupart de ces écrits ont pour ventre des trains dans la nuit. L'urgence (le train) et l'isolement (la nuit), les deux mamelles de ma littérature. Pour le reste, il suffisait de décrire les démons à ma poursuite. Je ne sais pas si c'est le cas pour les vôtres, mais les miens sont ultra-expressifs. Il suffit de les regarder et toutes sortes d'histoires me viennent. Je ne vous donnerai pas leurs noms. Je ne suis pas une poucave. A vrai dire, le plus compliqué, c'est l'honnêteté. Et quand je parle d'honnêteté, mon propos n'est pas moral, mais esthétique. Un mensonge en phrase, ça finit par sauter aux yeux. Attention, ce n'est pas aussi simple de s'en débarrasser ; le mensonge est un brouillon utile. Il nous rassure, comme la flaque sur laquelle apparaît en reflet le bon chemin. Et puis la posture. Je me suis d'abord dit qu'il fallait refuser toute posture. Là encore, ce n'est pas aussi simple. Cette chose ridicule est parfois utile. Avant de devenir, nous faisons semblant d'être. Il y a dans cette succession de textes bien des fois où je me suis surpris à devenir quelqu'un d'autre, et de manière définitive. Je commençais une phrase en étant une version de moi-même et je la finissais en étant une autre version de moi-même. Un peu de science-fiction, ça ne fait pas de mal ...
Nombre de pages
112
Date de parution
01/04/2026
Poids
150g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782384066063
Auteur
Riahi Avicen
Editeur
DOURO
Largeur
140
Date de parution
20260401
Nombre de pages
112,00 €
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Le sujet selon Foucault est configuré suivant plusieurs pratiques discursives et non discursives et englouti dans des relations de savoir/pouvoir. La tâche du philosophe est d'en rendre compte et de mettre au clair les possibilités de connaître ce sujet forgé, formé et transformé par le pouvoir. Ainsi il serait nécessaire de recommencer la modernité et de transformer sont thème nodal, à savoir le sujet. Chez Foucault, il s'agit d'une critique de la rationalité en vue de dépasser le rationnel pur ou le théorique pour élargir et reconstruire le sens de la rationalité et de l'homme. Pour ce faire, il faut se libérer des types de subjectivité qui nous sont imposés et chercher à se transformer soi-même. Le sujet kantien a subi des rationalisations aliénantes durant ces deux derniers siècles, Foucault envisage la possibilité de sa liberté en retournant à l'expérience originaire grecque. Le nouveau pouvoir est désormais celui du sujet se créant un rapport avec soi et forgeant lui-même sa vérité. Le sujet éthique élabore une nouvelle réalité spirituelle subjective où le savoir n'est plus une critique ou une clinique, mais un exercice spirituel, défini positivement dans l'expression grecque de parrhêsia, le franc-parler : dire la vérité sur ses désirs, ses sentiments et ses plaisirs. Ainsi, le pouvoir n'est plus extérieur au sujet, mais il se détermine comme une maîtrise de soi et une pratique de la franchise et du dire vrai sur soi-même. Le sujet ne subit plus le pouvoir, mais c'est lui-même qui est à l'origine de tout pouvoir. Le sujet éthique permet de transcender toute aliénation et toute coercition et fonde toute pensée philosophique possible. Loin de s'isoler de la communauté humaine dans un solipsisme total, le sujet foucaldien qui se soucie de soi se rattache le plus exactement aux autres. Le sujet se détermine dans un espace relationnel, où le rapport à soi-même doit lui permettre de se découvrir comme membre d'une communauté humaine.
Neuf siècles avant J-C, sur les côtes de l'Afrique où une violente tempête a jeté ses bateaux, Enée, prince de Troie, rencontre la lumineuse reine Didon, fondatrice de Carthage. La passion fulgurante qu'il lui inspire mènera la reine d'enchantements en impasses et jusqu'au désespoir. De la pourpre de Tyr, sa terre d'origine, au vert émeraude de Carthage, dans l'éclat de la lumière antique et sur le fond bleu intense de la Méditerranée, se décline en couleurs et en parfums voluptueux le destin exceptionnel de cette reine.
La lecture continue et complète des oeuvres de Marie-Joseph Le Guillou permet de percevoir l'ampleur catholique de sa perspective, la rigueur théologique avec laquelle il aborde les diverses questions et la richesse de la proposition qu'il nous présente. Mais le père Le Guillou est, avant tout, au milieu des vicissitudes de la théologie catholique de la seconde moitié du e siècle, un témoin passionné de Jésus-Christ : un théologien passionné de la vérité de l'Innocent, un maître dont les oeuvres ne peuvent nous laisser indifférents.
Tout au long des XIXe et XXe siècles, la criminalité a été une constante en Corrèze. A l'évidence, la violence n'a jamais vraiment quitté le devant de la scène de ce département resté très longtemps une terre rurale du centre de la France. Jean-Michel Valade, au fil de ses recherches, en fait la démonstration. Il a exhumé des archives, en effet, un lugubre musée des horreurs, fort bien achalandé, où les turpitudes de l'âme humaine apparaissent dans toute leur noirceur. Assassinats, meurtres, parricides, empoisonnements, infanticides, viols, attentats à la pudeur, incestes, comme incendies volontaires ou encore vols crapuleux émaillent son récit. Publié en 2008, puis réédité en 2012, cet ouvrage qui se lit "comme un très bon roman de trente-cinq chapitres" , ainsi que l'écrit Claude Michelet dans sa préface, reprend vie grâce aux Editions Douro.
Un mystérieux jeune homme portant d'étranges scarifications et retrouvé errant aux Portes de Paris est hospitalisé aux Hôpitaux de Saint-Maurice et en disparaît dans des circonstances insolites. Un carnet sur lequel il a consigné ses écrits nous livre son étrange histoire qui débute par son initiation dans une loge franc-maçonnique. Il relate à un frère son histoire familiale tourmentée et lui fait part de ses soupçons autour de la disparition ancienne de son père qu'il n'a jamais connu. Il imagine en effet que sa grand-mère, une femme tyrannique et perfide, est à l'origine de cette disparition jamais élucidée. Il se résout à aller enquêter dans sa ville natale où il n'est jamais retourné et dont il refuse même d'évoquer le nom tant elle lui évoque de pénibles souvenirs et fait naître en lui d'irrationnelles angoisses. Son enquête va le mener à des découvertes insoupçonnées aux confins du fantastique et de la folie. Quelle est cette force obscure qu'il a déchaînée malgré lui ...
A l'ombre des mots, se dessinent des images et derrière les images se loge l'indicible. La création vient interroger notre rapport au monde et aux autres, pouvant ainsi révéler certaines impasses humaines, sociales, écologiques dans lesquelles nous nous enfonçons. Cet ouvrage convoque notre part d'ombre, nous invitant à questionner les évidences, à laisser une place aux doutes pour ainsi faire surgir une lumière d'espoir. Afin que les colères prennent les voies de l'espérance, ne nous faut-il pas dès à présent donner de la voix à notre part d'humanité ...
Sachez qu'en ouvrant ce livre vous allez immanquablement emprunter un bien étrange passage tel ce narrateur claudiquant qui fait son entrée par-ci par-là, faire un voyage à travers une sorte de porte inter-dimensionnelle reliant toute cette série d'histoires urticantes, parfois troublantes, reliant des époques singulières ou des petits univers particuliers, à moins qu'il ne s'agisse tout simplement de rêves... Je vous laisse découvrir, voire deviner, la nature exacte de cet indispensable trou de vers qui pourrait provoquer chez vous quelque gêne ou émoi incontrôlables.