Résistance au gouvernement civil et plaidoyer pour le capitaine John Brown. Suivi de John Brown par
Thoreau Henry David ; Chesnais Robert
NAUTILUS
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EAN :9782846030281
Dès que l'on parle de résistance passive, d'objection de conscience, de désobéissance civique ou encore de non-violence, le nom de Thoreau est généralement aussitôt invoqué et son texte le plus célèbre De la Désobéissance civile (dont le titre originel Résistance au gouvernement civil a été préféré pour la présente édition) fait figure de classique de la littérature libertaire. Il faut dire que des figures historiques aussi différentes que Léon TolstoÏ, Gandhi ou Martin Luther King s'en sont réclamés. Cependant Henry David Thoreau (1817-1862) fut un homme beaucoup plus complexe que l'image que l'on en donne habituellement et qui ne saurait être réduit à avoir simplement été un apôtre de la non-violence. Certes il a commencé à l'être, poussé par ses convictions morales qui lui font prôner la résistance passive afin de s'opposer tant aux guerres d'agression impérialiste alors menées par les Etats-Unis contre le Mexique et les populations indiennes de l'Ouest qu'à une institution toujours légale : l'esclavage. Ce sera le combat pour l'abolition de celle-ci, exacerbé par le vote de lois favorables à son maintien qui le conduit à basculer en faisant l'apologie de l'insurrection armée contre son propre pays, soutenant l'action de John Brown, condamné à mort pour avoir pris les armes pour la libération des esclaves. C'est cette complexité d'une pensée authentiquement militante tout en étant profondément libertaire que veut faire mieux connaître la présente édition de deux textes fondamentaux d'un philosophe politique finalement méconnu malgré sa popularité. Comment prend-on conscience que la violence peut, en certaines circonstances, devenir nécessaire ...
Nombre de pages
120
Date de parution
02/11/2011
Poids
150g
Largeur
120mm
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EAN
9782846030281
Auteur
Thoreau Henry David ; Chesnais Robert
Editeur
NAUTILUS
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120
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20111102
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120,00 €
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Le temps n'est que la rivière où je m'en vais pêcher. Je bois son eau; et tout en buvant, je vois le fond sablonneux et remarque comme il est peu profond. Son faible courant entraîne toutes choses, mais l'éternité demeure. J'aimerais boire plus profond; pêcher dans le ciel, dont le fond caillouteux est semé d'étoiles. Je ne peux compter jusqu'à un. Je ne connais pas la première lettre de l'alphabet. J'ai toujours regretté de ne pas être aussi sage que le jour de ma naissance.
Les trois essais regroupés par sa s?ur Sophia et publiés en 1864 sous le titre The Maine Woods, relatent les trois voyages de Thoreau (en 1846, 1853 et 1857) dans les profondeurs de l'Etat du Maine, où, quoique l'exploitation intensive en soit déjà bien avancée, subsistent encore de grands pans de forêt primaire. Dans ce pays presque désert, il peut être en contact avec la nature sauvage, intacte, exempte de toute influence humaine, et rencontrer une population - les Indiens - dont il se sent proche par la façon qu'elle a de vivre dans et avec la nature et non pas contre elle. Traduit de l'anglais (Etats-Unis). Du même auteur : Walden ou la Vie dans les bois ; La Désobéissance civile...
Le Journal de Henry David Thoreau, philosophe du XIXe siècle, est l'un des plus beaux textes de la littérature américaine. Ces méditations sur la nature sauvage, la liberté et l'écriture sont un apprentissage du regard, une invite à la contemplation, et une incitation à la créativité. " Notre intelligence sera à plus vaste échelle, à l'image de notre tonnerre, de nos éclairs, de nos fleuves, de nos montagnes et de nos forêts. " Pour Thoreau, la philosophie n'est autre que la poésie, et la pensée s'invente en marchant.
Au Cap, plus que nulle part ailleurs, on touche la précarité de notre habitat dans le monde. Le Cap est une "solitude" à perte de vue, sans maison. "Mille hommes n'auraient pas réussi à rompre cette solitude ; ils se seraient perdus dans ce vaste paysage comme les traces de leurs pas dans le sable." L'homme a du mal à laisser une "trace" de son passage : sur le plateau, le vent les efface ; et, sur la grève, les vagues, à la marée montante. Le Cap est à la fois l'origine et la fin des terres. Là, plus que dans ce qu'on appelle conventionnellement l'Ouest, on est à la "Frontière". Là, on fait l'expérience des limites. Là, on fait l'expérience des limites. Là, on est confronté à la réalité, dans sa sauvage nudité - dans son étrangeté, dans sa radicale altérité. Qui se tient sur cette frontière a tout le continent à la fois derrière et devant lui. Nulle part, dans la géographie imaginaire de Thoreau, on ne fait plus cap à l'ouest. Marcher, c'est toujours marcher vers l'ouest. L'ouest est le seul point cardinal de l'Amérique. Là, littoralement, se lève son soleil.
En 1858, Alexandre Dumas, à l'occasion d'un séjour en Tchétchénie, assiste à la conquête du pays par les Russes, qui se heurtent à la résistance farouche de ses habitants menés par un chef d'exception, Chamil. Son récit sonne étrangement actuel : même disproportion des forces, même mépris des conquérants pour leurs adversaires ... Le témoignage est d'autant plus précieux qu'il permet de comprendre les racines historiques profondes de ce qui s'est récemment passé en Tchétchénie. Et pour quel guerre ! Pour une guerre sans merci, sans prisonniers, où tout blessé est considéré comme un homme mort, où le plus féroce des adversaires coupe la tête, où le plus doux coupe la main.
Si la guerre d'Indochine puis celle du Viêt-nam sont (à peu près) bien connues, la période précédente l'est beaucoup moins. En particulier, l'entre deux-guerres fut un moment capital qui vit, tant à Paris qu'à Hanoï ou Saigon, un formidable bouillonnement militant qui contribua de manière décisive aux futurs combats pour l'indépendance. Ce sont ces deux décennies déterminantes qui sont retracées dans ce livre, à la fois somme historique soigneusement documentée et témoignage de première main puisque l'auteur a personnellement participé à ce mouvement.
En 1685, Louis XIV codifiait la pratique de l'esclavage dans les colonies françaises, réglementation complétée en 1724 et restée en vigueur jusqu'à l'abolition de 1848. Connu sous le nom de "code noir", ce texte jette une lumière terriblement crue, dans sa froideur administrative, sur la condition quotidienne que la France a imposé aux Noirs, esclaves ou "libres", durant près de deux siècles. Accompagné d'une introduction de Robert Chesnais le restituant dans le contexte général de l'histoire de l'esclavage, il est publié ici avec un appareil critique indispensable pour en saisir toutes les dimensions, celles de l'époque et celles d'aujourd'hui.
Le 10 décembre 1984, Laurent Jacqua s'est rendu dans un commissariat de police. Il y a raconté que c'était lui qui, la veille, agressé avec son amie par un groupe de skins, avait tiré avec une arme à feu qu'il portait sur lui. Un de ses agresseurs était mort. Laurent Jacqua avait dix huit ans. Il allait être condamné à dix ans de réclusion. Pour lui, cette condamnation reste aussi injuste que sa séropositivité révélée en prison. Depuis, sa vie s'est pratiquement déroulée entièrement en détention, ponctuée d'humiliations, de violences subies et commises, d'évasions, de révoltes, de récidives, de cours d'assises, de condamnations s'ajoutant aux condamnations. Il a décidé de raconter. Tout. Ceux qui veulent que la condamnation impose le silence seront sans doute, une nouvelle fois, indignés par ce récit. Beaucoup d'autres, il faut l'espérer, entendront ce cri d'un homme qui, quoi qu'il ait fait, vaut ce que valent tous les autres hommes, simplement parce que, membre de la famille humaine, il est leur égal en droit et en dignité.