Trois ans à la Guadeloupe. Lettres d'Eugène Berthot à son épouse demeurée en France (1843-1846)
Resal Jacques ; Thiébaut Claude
L'HARMATTAN
41,00 €
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EAN :9782296961548
Pendant les trente mois qu'a duré son séjour en Guadeloupe, Eugène Berthot a écrit à sa femme presque tous les jours. Il arrive peu de mois après la catastrophe du 8 février 1843. Polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, il est là pour reconstruire le pays. On l'a vu aux quatre coins de la Guadeloupe, dépendances comprises ; il y a rencontré les maires, les curés, nombre d'habitants. Grâce à ses fonctions, il a été en rapport constant avec la haute administration locale, est intervenu chaque fois que de besoin devant le Conseil privé et le Conseil colonial. Ses lettres nous révèlent le fonctionnement du pouvoir local sur fond de rivalités, manoeuvres, compromissions, malversations. Tous les hommes qu'il a approchés ne sont pas également attachés au bien commun, loin s'en faut. Son témoignage est accablant pour certains d'entre eux. Il ne s'est pas fait que des amis. Heureusement pour lui, il se trouve que, dès son arrivée, il a été admis dans l'intimité du gouverneur Gourbeyre, qui l'a protégé. Pour nous, c'est l'occasion de mieux connaître l'homme du 8 février. Hélas, le gouverneur meurt en juin 1845, chacun révèle alors son vrai visage. Berthot a été, dès son arrivée, révolté par le sort des esclaves : très vite, il a lancé une souscription auprès des siens pour racheter un esclave à son propriétaire et lui offrir sa liberté, puis un autre, puis un autre... Sa famille, ses amis, ont cédé à sa demande plus qu'ils n'ont adhéré à son projet. Leurs lettres sont citées dans les notes, elles contribuent à faire de cet ouvrage un document irremplaçable pour l'historien des mentalités sous la Monarchie de Juillet, tant en Guadeloupe qu'en France, en ces années qui précèdent immédiatement l'abolition de l'esclavage par la IIe République.
Nombre de pages
355
Date de parution
01/03/2012
Poids
595g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296961548
Titre
Trois ans à la Guadeloupe. Lettres d'Eugène Berthot à son épouse demeurée en France (1843-1846)
Auteur
Resal Jacques ; Thiébaut Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
595
Date de parution
20120301
Nombre de pages
355,00 €
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Alors que les hommes mobilisés en 1914 sont loin des leurs demeurés à l'arrière, la correspondance devient essentielle pour ces Femmes sur le pied de guerre de la famille Resal. Pendant toute la Grande Guerre, leurs lettres maintiennent les liens entre les membres de cette famille d'ingénieurs très républicaine, proche de certains généraux et de l'entourage immédiat de Clemenceau. La correspondance polyphonique de ces quatre femmes circule, en un flux continu, vers les champs de bataille, de Charleroi au Chemin des Dames en passant par Verdun : Berthe, la grand-mère, est menacée de revivre en Seine-et-Marne l'occupation de 1870. Sa fille Julie organise un ouvroir et participe aux actions de la Croix-Rouge, quand son mari, directeur des tramways de Bordeaux, emploie des "femmes cochères". Tout comme les deux petites-filles l'une infirmière, l'autre professeur de piano elles adressent chaque jour à leur petit-fils, fils et frères des lettres qui, par l'ensemble qu'elles forment, présentent plusieurs angles de vue sur l'épreuve de la séparation, de l'angoisse et du deuil. Ces écrits intimes révèlent un patriotisme sans faille, que les pertes subies par les Resal sur quatre hommes mobilisés, un mort et deux blessés ne remettent jamais en cause. Ils présentent aussi, toutes générations confondues, un tableau très éloigné du lieu commun de femmes qui seraient par nature éplorées et pacifistes.
Dans près de deux cents lettres, Jean Jacques Ballard, relate ses tribulations à travers l'Europe en suivant les armées napoléoniennes durant sept années. Amoureux d'une vie sédentaire et campagnarde, ayant pour seul soucis de faire vivre sa famille, il raconte sa vie de médecin militaire. Mais peu prolixe sur la pratique de sa profession, il s'intéresse davantage à la vie, aux moeurs, à la culture et à l'alimentation des habitants des pays où il séjourne. Il confirme l'extrême dénuement des troupes impériales.
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La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.