
Femmes sur le pied de guerre. Chronique d'une famille bourgeoise 1914-1918
Alors que les hommes mobilisés en 1914 sont loin des leurs demeurés à l'arrière, la correspondance devient essentielle pour ces Femmes sur le pied de guerre de la famille Resal. Pendant toute la Grande Guerre, leurs lettres maintiennent les liens entre les membres de cette famille d'ingénieurs très républicaine, proche de certains généraux et de l'entourage immédiat de Clemenceau. La correspondance polyphonique de ces quatre femmes circule, en un flux continu, vers les champs de bataille, de Charleroi au Chemin des Dames en passant par Verdun : Berthe, la grand-mère, est menacée de revivre en Seine-et-Marne l'occupation de 1870. Sa fille Julie organise un ouvroir et participe aux actions de la Croix-Rouge, quand son mari, directeur des tramways de Bordeaux, emploie des "femmes cochères". Tout comme les deux petites-filles l'une infirmière, l'autre professeur de piano elles adressent chaque jour à leur petit-fils, fils et frères des lettres qui, par l'ensemble qu'elles forment, présentent plusieurs angles de vue sur l'épreuve de la séparation, de l'angoisse et du deuil. Ces écrits intimes révèlent un patriotisme sans faille, que les pertes subies par les Resal sur quatre hommes mobilisés, un mort et deux blessés ne remettent jamais en cause. Ils présentent aussi, toutes générations confondues, un tableau très éloigné du lieu commun de femmes qui seraient par nature éplorées et pacifistes.
| Nombre de pages | 467 |
|---|---|
| Date de parution | 20/03/2014 |
| Poids | 732g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782757406908 |
|---|---|
| Titre | Femmes sur le pied de guerre. Chronique d'une famille bourgeoise 1914-1918 |
| Auteur | Resal Jacques ; Allorant Pierre ; Krulic Brigitte |
| Editeur | PU SEPTENTRION |
| Largeur | 160 |
| Poids | 732 |
| Date de parution | 20140320 |
| Nombre de pages | 467,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Trois ans à la Guadeloupe. Lettres d'Eugène Berthot à son épouse demeurée en France (1843-1846)
Resal Jacques ; Thiébaut ClaudePendant les trente mois qu'a duré son séjour en Guadeloupe, Eugène Berthot a écrit à sa femme presque tous les jours. Il arrive peu de mois après la catastrophe du 8 février 1843. Polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, il est là pour reconstruire le pays. On l'a vu aux quatre coins de la Guadeloupe, dépendances comprises ; il y a rencontré les maires, les curés, nombre d'habitants. Grâce à ses fonctions, il a été en rapport constant avec la haute administration locale, est intervenu chaque fois que de besoin devant le Conseil privé et le Conseil colonial. Ses lettres nous révèlent le fonctionnement du pouvoir local sur fond de rivalités, manoeuvres, compromissions, malversations. Tous les hommes qu'il a approchés ne sont pas également attachés au bien commun, loin s'en faut. Son témoignage est accablant pour certains d'entre eux. Il ne s'est pas fait que des amis. Heureusement pour lui, il se trouve que, dès son arrivée, il a été admis dans l'intimité du gouverneur Gourbeyre, qui l'a protégé. Pour nous, c'est l'occasion de mieux connaître l'homme du 8 février. Hélas, le gouverneur meurt en juin 1845, chacun révèle alors son vrai visage. Berthot a été, dès son arrivée, révolté par le sort des esclaves : très vite, il a lancé une souscription auprès des siens pour racheter un esclave à son propriétaire et lui offrir sa liberté, puis un autre, puis un autre... Sa famille, ses amis, ont cédé à sa demande plus qu'ils n'ont adhéré à son projet. Leurs lettres sont citées dans les notes, elles contribuent à faire de cet ouvrage un document irremplaçable pour l'historien des mentalités sous la Monarchie de Juillet, tant en Guadeloupe qu'en France, en ces années qui précèdent immédiatement l'abolition de l'esclavage par la IIe République.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER41,00 € -

Un médecin dans le sillage de la grande armée. Correspondance entre Jean Jacques Ballard et son épou
Allorant Pierre ; Resal JacquesDans près de deux cents lettres, Jean Jacques Ballard, relate ses tribulations à travers l'Europe en suivant les armées napoléoniennes durant sept années. Amoureux d'une vie sédentaire et campagnarde, ayant pour seul soucis de faire vivre sa famille, il raconte sa vie de médecin militaire. Mais peu prolixe sur la pratique de sa profession, il s'intéresse davantage à la vie, aux moeurs, à la culture et à l'alimentation des habitants des pays où il séjourne. Il confirme l'extrême dénuement des troupes impériales.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER36,50 €
Du même éditeur
-

Etre père. Une histoire plurielle de la paternité (XVe-XXe siècle)
Berthiaud Emmanuelle ; Boitel Isaure (dir.)Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

Revue des Sciences Humaines N° 357, 1/2025 : Philogynie humaniste
Petit Adrienne ; Picherot EmilieSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER29,00 € -

Revue des Sciences Humaines N° 360, 4/2025 : Ecrivains, écrivaines / sociologues
Del Lungo Andrea ; Van Geertruijden Martine ; ViarSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER29,00 € -

Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle. La monarchie dévoilée
Carré Benoît ; Legay Marie-LaureSous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER33,00 €
De la même catégorie
-

L'odeur de l'ennemi. Fabriquer la haine de l'Autre
Courmont Juliette ; Corbin AlainDès la première année de la Grande Guerre, l'idée se répand chez les Français qu'une odeur nauséabonde accompagne l'ennemi. Présente dans le sillage des troupes, elle imprégnerait les lieux occupés par les Allemands et, pour certains, elle infesterait même leurs cadavres. Aberrante au premier abord, la dénonciation olfactive de l'ennemi est trop présente pour être mise sur le compte de l'égarement de quelques-uns. On mesure à la lecture d'écrits intimes, de correspondances et de la presse que la puanteur allemande n'est pas un objet de propagande, mais un préjugé ancré auquel le monde scientifique apporte sa caution. En effet, s'appuyant sur des enquêtes et des comparaisons de prélèvements, le Docteur Edgar Bérillon interprète le mystère de la mauvaise odeur allemande comme le résultat d'une absence de contrôle des affects entraînant une sudation surabondante. Il s'agit, selon ce médecin reconnu, d'un caractère de race qui trahit l'essence animale de l'adversaire. Une "racialisation" du conflit se met en place dont la rhétorique va prospérer pendant tout le XXe siècle. Ce livre original apporte ainsi une contribution importante à une anthropologie historique de l'altérité, voire de la haine.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

La Première Guerre Mondiale
Keegan John ; Keruzoré Noëlle ; Cervesi Pierre-OliRésumé : John Keegan, considéré comme l'un des plus talentueux historiens de la guerre, présente une histoire de 1914-1918 sans équivalent aujourd'hui, celle d'une guerre qui implique Africains autant qu'Indiens, Canadiens ou Japonais. En même temps, il n'oublie ni les enjeux nationaux ni les tensions sur les lignes de front, et cette perspective lui permet de s'affranchir des stéréotypes couramment répandus, tels que la responsabilité écrasante de l'Allemagne dans le déclenchement du conflit, de la guerre fraîche et joyeuse des débuts, les " erreurs " allemandes sur la Marne ou à Verdun, les mauvais choix stratégiques anglais ou les insuffisances chroniques de la France. Il replace dans leurs justes proportions le rôle des Russes, le poids des Autrichiens, des Britanniques ou des Américains. Par son analyse originale, il réussit à donner la mesure mondiale de cette guerre et de ses conséquences.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Lawrence d'Arabie
Guillaume AndréLes facettes de Thomas Edward Lawrence (1888-1935) sont si nombreuses que sa vérité est plus insaisissable que la légende qu'ont propagée ses hagiographes comme ses détracteurs. Historien et archéologue, orientaliste, poète, géologue, photographe, diplomate, agent de renseignements, chef de guerre, il fut l'ami d'hommes aussi différents que Winston Churchill et Bernard Shaw. D'une incroyable témérité, héros de la Grande Guerre au Proche-Orient, il souleva le monde arabe contre le vieil Empire ottoman et sa guérilla du désert apporta une contribution décisive à la victoire alliée. Mais plus que tout c'était un écrivain, et la prose dense, intense, des Sept Piliers de la sagesse captive son lecteur en lui jetant sous les yeux une poétique moisson de paysages, d'actions, de réflexions, de visages. Il pouvait prétendre aux plus grands honneurs, mais il s'en détourna pour se fondre dans la masse des sans-grade d'une armée de métier. Simple mécanicien dans les armes techniques, il écrivit alors un autre chef-d'oeuvre, plus introspectif que le précédent, La Matrice. La lutte de ce serviteur de l'Empire britannique et des peuples arabes fut certes trahie par le cynisme des politiques, mais son génie sut transmuer ses échecs et sa misère intime pour les dépasser et en faire des oeuvres de vérité. André Guillaume est professeur émérite de civilisation britannique à l'université de Paris-IV-Sorbonne. Spécialiste de la littérature anglaise du XIXe siècle, il a établi et traduit, avec Renée Guillaume, la grande édition de référence en langue française des Sept Piliers de la sagesse ('La Pochothèque', 1995).EN STOCKCOMMANDER31,40 €

