Voguer vers la modernité. Le voyage à travers les genres au XVIIe siècle
Requemora-Gros Sylvie ; Ronzeaud Pierre
SUP
28,01 €
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EAN :9782840508205
Lier la littérature, dans la diversité de ses genres, au voyage, conçu comme thème et comme structure narrative, permet d'analyser la topique de l'homo viator à la fois dans sa réalité, à travers des récits de voyage authentiques, et dans ses traitements littéraires, à travers la production romanesque, théâtrale et poétique du XVIIe siècle. Le corpus étudié couvre une période qui s'étend de la fin du XVIe siècle jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, depuis Montaigne et Léry jusqu'à la traduction des Mille et une nuits de Galland, en passant par de grandes oeuvres comme Polexandre, Ibrahim, Le Bourgeois gentilhomme, Bajazet ou Les Aventures de Télémaque, et par des oeuvres moins connues (relations de voyageurs, récits de flibustiers, tragi-comédies, ballets, romans baroques, voyages imaginaires, utopies, etc.). L'espace géographique considéré couvre les quatre points cardinaux (Indes orientales et occidentales, Laponie, Barbarie, Cafrerie) et privilégie l'outremer par rapport au voyage en Europe. La première partie s'attache à la lettre même des textes recensés, afin de mettre en valeur la vérité littéraire de cette inter-influence entre voyage et littérature en dégageant des arts poétiques viatiques mixtes. La seconde confronte l'écriture à l'imaginaire de l'ailleurs, le texte à la culture de son contexte à travers l'étude des images, de la cartographie allégorique et de notions telles que la curiosité, le merveilleux, le vraisemblable, les stéréotypes, pour arriver à préciser les fonctions du voyage. La dernière partie essaie de penser les sens idéologiques que le voyage prend au XVIIe siècle (réflexions sur l'Autre, soi, l'État, le droit, la religion, la nature humaine). L'interférence des écritures et des imaginaires s'avère être le lieu privilégié de la compréhension d'une certaine "modernité" du XVIIe siècle, créant et métamorphosant des genres en fonction d'expériences et d'idées nouvelles.
Nombre de pages
880
Date de parution
01/04/2012
Poids
1 154g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782840508205
Titre
VOGUER VERS LA MODERNITE
Auteur
Requemora-Gros Sylvie ; Ronzeaud Pierre
Editeur
SUP
Largeur
159
Poids
1154
Date de parution
20120401
Nombre de pages
880,00 €
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Cet ouvrage offre une perspective nouvelle aux études sur la littérature des voyages dont la vaste matière iconographique reste à ce jour relativement peu exploitée. II propose une réflexion théorique et analytique inédite sur la place et le rôle de l'image dans le vaste ensemble de la littérature des voyages, en regroupant les contributions de littéraires, de géographes, d'historiens de l'art, d'historiens du livre et en travaillant la notion d'imaginaire, via l'étude d'images concrètes, de supports iconographiques divers, tous liés à l'écriture du voyage. Il couvre la période de la fin du Moyen Age au XIXe siècle, c'est-à-dire des origines iconographiques arabes à la naissance de la photographie, ainsi qu'une aire géographique maritime vaste, de la Méditerranée aux Océans oriental et occidental.
Mobilisant l'érudition d'une trentaine de chercheurs (littéraires, philosophes et historiens) venus d'horizons différents, cet ouvrage ouvre un vaste champ d'études sur l'humanisme littéraire, un concept remontant à la Renaissance, qui s'est enrichi de multiples traits jusqu'à nos jours et fonde la civilisation, la politique et la pédagogie sur le livre et les arts du langage. La conjonction des Lettres et de l'Humanisme naît du besoin pressant de réinventer l'homme, lorsque les cadres culturels, les croyances religieuses, les choix politiques ou les idéologies ne suffisent plus à enchanter le monde. Pour affronter ces défis, la littérature n'a cessé de s'interroger sur l'écheveau confus des humanismes et sur le rapport de l'universel avec la singularité et la variabilité. A l'heure où la littérature se marginalise sous l'effet des nouveaux médias et des nouvelles mobilités, les contributeurs de ce volume rappellent que les liens avec l'humanisme ne sont pas défaits, qu'ils sont porteurs d'espoir au regard de la destruction des espaces naturels et des espèces vivantes, qu'ils participent à la redéfinition de la dignité humaine face à la barbarie des temps modernes, entre camps de concentration et colonisation. Les Défis de l'humanisme littéraire présentent le double intérêt de jeter un éclairage sur les fondations de l'humanisme et de rapporter, par la lecture d'oeuvres littéraires du XIVe au XXIe siècle, l'expérience d'un courant de pensée toujours renaissant et renouvelé.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.