Idéologie coloniale et imaginaire mythique. Le revue Kolonie und Heimat de 1909 à 1914
Repussard Catherine
PU STRASBOURG
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EAN :9782868205865
L'idéologie coloniale telle qu'elle s'est déployée au sein de l'espace germanophone au début du siècle dernier n'est-elle pas intimement liée au "désir de mythe" devant faire pièce à une certaine vision de la modernité ? Voilà la question à laquelle cherche à répondre cet ouvrage. Une première partie, intitulée "Contextes" est consacrée à une présentation factuelle du colonialisme allemand, à ses acteurs et à ses moyens de diffusion, surtout journalistiques, tout en s'attachant à présenter certaines interprétations du phénomène colonial. Une seconde partie, renouvelant les questions interprétatives, montre que l'imaginaire colonial allemand fut à l'origine de nombreuses productions spécifiques, relevant du mythe. Abordée à partir de travaux initiés par Pierre Brunei et développés par Gilbert Durand, l'approche privilégiée ici s'appuie sur les concepts opératoires de mythocritique et de "mythodologie", en vue de dégager les articulations de l'imaginaire colonial allemand, saisies comme idéologèmes" afin de marquer leur ancrage idéologique et politique. Pour l'essentiel, cet imaginaire semble se concentrer autour de trois grandes travées imaginatives que constituent "la nostalgie des origines", "la lutte entre le Bien et le Mal" et "le Grand Un", associé au "mythe du progrès indéfini". Ainsi, le retour à une Germanie idéalisée que doit permettre de réaliser l'implantation coloniale porte-t-il les germes d'une Allemagne repensée et réinventée outre-mer. La Volksgerneinschaft coloniale, enracinée dans un imaginaire völkisch doit permettre la rénovation de l'Allemagne wilhelminienne, perçue comme sclérosée par les coloniaux de toute obédience.
Nombre de pages
267
Date de parution
04/02/2015
Poids
505g
Largeur
165mm
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EAN
9782868205865
Titre
Idéologie coloniale et imaginaire mythique. Le revue Kolonie und Heimat de 1909 à 1914
Auteur
Repussard Catherine
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
165
Poids
505
Date de parution
20150204
Nombre de pages
267,00 €
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Les postulats postcoloniaux, et en particulier l'idée d'une "européanité" décrite comme monolithique et autocentrée, invitent à questionner les utopies coloniales émergeant du monde germanophone autour de 1900. Trois romans, Die Insel Mellonta de Lazar von Hellenbach (1883), Freiland de Theodor Hertzka (1890) et Im Lande der Verheißung de Frieda von Bülow (1908), montrent que l'Europe est parvenue à se repenser à partir du contact avec l'outre-mer. Ils transcrivent la nostalgie d'une "autre Modernité", tant il est vrai que le projet de la Raison superpose plusieurs dimensions. S'il a impliqué une volonté de domination, il se trouve également à la source de résistances et de projections d'un monde meilleur. Ces utopies démultiplient les regards et permettent d'intégrer une pensée divergente ou dissidente du discours dominant. Elles sont l'expression d'une Modernité multiple et complexe et témoignent de l'intensité de la recherche d'alternatives à travers une ambivalence qui ne peut plus seulement être comprise comme étant l'apanage des voix extra-européennes contemporaines.
Les auteur.e.s des articles de ce numéro hors-série intitule Humains, plus qu'humains, posthumains abordent, dans une perspective critique. des questionnements relatifs aux limites de l'humanité tels que les développent des romans et des films/séries de science-fiction. L'effroi, voire la terreur face à la "biomachine" impliquant une "obsolescence de l'homme" (Günther Anders) restent bien entendu le sujet de nombreuses oeuvres liées à ce genre. Il n'en est pas moins vrai que cette thématique semble s'infléchir, notamment dans des productions plus exigeantes auxquelles sont consacrés les articles de ce numéro. Chez nombre d'auteur.e.s majeur.e.s l'autre "biomachinique" est désormais présenté comme un être doué de sensibilité. La peur semble lentement s'estomper au profit de l'affirmation de l'affect ou de l'affection face au monstre biomécanique artificiellement créé. Ainsi la science-fiction actuelle s'ouvre a l'idée de fusion du biotechnologique. de l'humain et de l'animalité, comme chez Dietmar Dath. La science-fiction se situe donc dans le droit sillage du "tournant émotionnel" (emotional turn) qui s'est affirmé au tournant du XXe siècle. Unter dem Titel Menschen. Übermenschen. Nachmenschen befassen sich die verschiedenen Artikel dieser Sondernummer in kritischer Perspektive mit der Problematik der "Grenzen der Menschheit", wie sie in Science-Fiction Filmen und Romanen dargestellt werden. Zwar fokussiert die Science-Fiction Produktion immer noch auf die Angst des Menschen vor den "Biomaschinen" ; wie dies treffend in der Formulierung "Antiquitiertheit der Menschheit" (Günther Anders) zum Ausdruck kommt. aber in anspruchsvollen Texten oder aktuellen Science-Fiction Filmen setzen sich verstärkt andere Vorstellungen durch. Die maschinelle Andersheit wird von bedeutenden AutorInnen auch als sensibles Wesen dargestellt. so dass Angst und Terror gegenüber den biotechnologischen Wesen an Bedeutung verlieren. Der Umgang mit künstlich geschaffenen "Monster-Maschinen" steht nun zunehmend unter dem Zeichen des Affekts und einer gewissen Zärtlichkeit. wobei eine mögliche Verschmelzung des Biotechnologischen, des Humanen, bzw. des Animalischen, wie bei Dietmar Dath, an Bedeutung gewinnt. Science-Fiction siedelt sich also auch im Kontext des emotional turn an. der sich im Umgang mit der Andersheit um die Jahrhundertwende herauskristallisiert hat.
Qu'en est-il, depuis la grande époque coloniale européenne (Conférence de Berlin 1884-1885), de la construction des savoirs coloniaux, de la " mission civilisatrice " de l'Europe et surtout, des craintes et des aspirations profondes induites par cette dynamique, notamment dans les pays de langue allemande, sur le continent et outremer ? Des chercheurs francophones et germanophones, historiens et germanistes, soulignent ici avec force et originalité le problème essentiel du " désir de l'Autre ", doublé de la peur d'un possible " ensauvagement ", d'une perte d'identité, des colonisateurs. Leurs analyses d'un mimétisme interactif (Mimicry) révèlent également un désir postmoderne de " décivilisation " qui se manifeste encore aujourd'hui dans la politique et les arts. Ces questions concernent, outre les espaces officiellement colonisés, ceux où se sont établies des " colonies d'Allemands ".
Choné Aurélie ; Repussard Catherine ; Granchamp La
Comment, en contexte colonial, le visible et l'invisible s'articulent-ils dans les représentations, l'imaginaire, la mémoire et l'espace, en particulier urbain ? Comment colon et colonisé construisent-ils leur identité au sein (ou aux marges) de la ville (in)visible ? Quelles stratégies mettent-ils en ?uvre pour s'approprier l'espace urbain ou résister au modèle dominant ? Ce volume explore les relations entre processus de colonisation et d'urbanisation à partir de disciplines et corpus variés.
Fin XIXe, le professeur Adolf Michaelis entreprend la création d'une importante collection de céramiques antiques au sein de l'université de Strasbourg. Des vestiges du passé pour la première fois étudiés et analysés. Créée par Adolf Michaelis pour répondre aux besoins de son enseignement, la collection d'originaux antiques de l'Institut d'archéologie classique de l'université de Strasbourg témoigne de façon exceptionnelle du développement des collections universitaires européennes à la fin du XIXe siècle et notamment des modalités de collecte, de restauration et de conservation des pièces. Grâce à des documents d'archives inédits, cet ouvrage analyse l'histoire de la collection de céramiques de cet antiquarium, entre Allemagne et France, et analyse le fonctionnement des réseaux archéologiques européens qui ont contribué à son enrichissement progressif. Il propose également un catalogue illustré des plus belles céramiques, choisies parmi les vases attiques, les vases corinthiens et les pièces provenant des fouilles de Schliemann à Hissarlik. Tout en mettant en lumière l'importance de la collection exceptionnelle réunie par Michaelis, il permet de mieux comprendre les pratiques muséales et archéologiques de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle.
Qui a tué l'auteur francophone ?? De l'Afrique aux Antilles, en passant par l'Amérique du Nord et le Vietnam, cette enquête originale de recherche-création revient sur la disparition des écrivains francophones dans le champ littéraire actuel. Qui a tué l'auteur francophone ? Est-ce-là l'oeuvre d'un rival jaloux, l'aveu brutal d'un lecteur déçu, ou le plan orchestré par un tueur en série, à la route pavée de cadavres défigurés et de romans inachevés ? La découverte du coupable impliquera de mener l'enquête sur plusieurs continents, de l'Afrique subsaharienne à l'Amérique du Nord, en passant par la Suisse, les Antilles, le Maghreb et le Vietnam. Elle supposera aussi la traversée des oeuvres de quatorze autrices et auteurs, en apparence très éloignés les uns des autres ; dans cette enquête en terres francophones, leurs romans (policiers ou non) constitueront autant d'indices, dont les correspondances et recoupements inattendus permettront l'éclaircissement d'une bien ténébreuse affaire. Cette enquête, conçue dans l'esprit de la critique policière défendue par Pierre Bayard, est aussi le lieu d'une réflexion sur la posture de l'écrivain francophone en " victime " dans le champ littéraire actuel. Elle aboutira à la mise en évidence d'une génération d'auteurs francophones qui s'inscrivent dans la filiation commune d'un " Odipe noir ", à la fois enquêteur, coupable et romancier.
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