Utopies coloniales autour de 1900. Monde germanophone et modernité
Repussard Catherine
MANUSCRIT
40,30 €
Epuisé
EAN :9782304044843
Les postulats postcoloniaux, et en particulier l'idée d'une "européanité" décrite comme monolithique et autocentrée, invitent à questionner les utopies coloniales émergeant du monde germanophone autour de 1900. Trois romans, Die Insel Mellonta de Lazar von Hellenbach (1883), Freiland de Theodor Hertzka (1890) et Im Lande der Verheißung de Frieda von Bülow (1908), montrent que l'Europe est parvenue à se repenser à partir du contact avec l'outre-mer. Ils transcrivent la nostalgie d'une "autre Modernité", tant il est vrai que le projet de la Raison superpose plusieurs dimensions. S'il a impliqué une volonté de domination, il se trouve également à la source de résistances et de projections d'un monde meilleur. Ces utopies démultiplient les regards et permettent d'intégrer une pensée divergente ou dissidente du discours dominant. Elles sont l'expression d'une Modernité multiple et complexe et témoignent de l'intensité de la recherche d'alternatives à travers une ambivalence qui ne peut plus seulement être comprise comme étant l'apanage des voix extra-européennes contemporaines.
Nombre de pages
406
Date de parution
05/01/2015
Poids
498g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782304044843
Titre
Utopies coloniales autour de 1900. Monde germanophone et modernité
Auteur
Repussard Catherine
Editeur
MANUSCRIT
Largeur
140
Poids
498
Date de parution
20150105
Nombre de pages
406,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'idéologie coloniale telle qu'elle s'est déployée au sein de l'espace germanophone au début du siècle dernier n'est-elle pas intimement liée au "désir de mythe" devant faire pièce à une certaine vision de la modernité ? Voilà la question à laquelle cherche à répondre cet ouvrage. Une première partie, intitulée "Contextes" est consacrée à une présentation factuelle du colonialisme allemand, à ses acteurs et à ses moyens de diffusion, surtout journalistiques, tout en s'attachant à présenter certaines interprétations du phénomène colonial. Une seconde partie, renouvelant les questions interprétatives, montre que l'imaginaire colonial allemand fut à l'origine de nombreuses productions spécifiques, relevant du mythe. Abordée à partir de travaux initiés par Pierre Brunei et développés par Gilbert Durand, l'approche privilégiée ici s'appuie sur les concepts opératoires de mythocritique et de "mythodologie", en vue de dégager les articulations de l'imaginaire colonial allemand, saisies comme idéologèmes" afin de marquer leur ancrage idéologique et politique. Pour l'essentiel, cet imaginaire semble se concentrer autour de trois grandes travées imaginatives que constituent "la nostalgie des origines", "la lutte entre le Bien et le Mal" et "le Grand Un", associé au "mythe du progrès indéfini". Ainsi, le retour à une Germanie idéalisée que doit permettre de réaliser l'implantation coloniale porte-t-il les germes d'une Allemagne repensée et réinventée outre-mer. La Volksgerneinschaft coloniale, enracinée dans un imaginaire völkisch doit permettre la rénovation de l'Allemagne wilhelminienne, perçue comme sclérosée par les coloniaux de toute obédience.
Les auteur.e.s des articles de ce numéro hors-série intitule Humains, plus qu'humains, posthumains abordent, dans une perspective critique. des questionnements relatifs aux limites de l'humanité tels que les développent des romans et des films/séries de science-fiction. L'effroi, voire la terreur face à la "biomachine" impliquant une "obsolescence de l'homme" (Günther Anders) restent bien entendu le sujet de nombreuses oeuvres liées à ce genre. Il n'en est pas moins vrai que cette thématique semble s'infléchir, notamment dans des productions plus exigeantes auxquelles sont consacrés les articles de ce numéro. Chez nombre d'auteur.e.s majeur.e.s l'autre "biomachinique" est désormais présenté comme un être doué de sensibilité. La peur semble lentement s'estomper au profit de l'affirmation de l'affect ou de l'affection face au monstre biomécanique artificiellement créé. Ainsi la science-fiction actuelle s'ouvre a l'idée de fusion du biotechnologique. de l'humain et de l'animalité, comme chez Dietmar Dath. La science-fiction se situe donc dans le droit sillage du "tournant émotionnel" (emotional turn) qui s'est affirmé au tournant du XXe siècle. Unter dem Titel Menschen. Übermenschen. Nachmenschen befassen sich die verschiedenen Artikel dieser Sondernummer in kritischer Perspektive mit der Problematik der "Grenzen der Menschheit", wie sie in Science-Fiction Filmen und Romanen dargestellt werden. Zwar fokussiert die Science-Fiction Produktion immer noch auf die Angst des Menschen vor den "Biomaschinen" ; wie dies treffend in der Formulierung "Antiquitiertheit der Menschheit" (Günther Anders) zum Ausdruck kommt. aber in anspruchsvollen Texten oder aktuellen Science-Fiction Filmen setzen sich verstärkt andere Vorstellungen durch. Die maschinelle Andersheit wird von bedeutenden AutorInnen auch als sensibles Wesen dargestellt. so dass Angst und Terror gegenüber den biotechnologischen Wesen an Bedeutung verlieren. Der Umgang mit künstlich geschaffenen "Monster-Maschinen" steht nun zunehmend unter dem Zeichen des Affekts und einer gewissen Zärtlichkeit. wobei eine mögliche Verschmelzung des Biotechnologischen, des Humanen, bzw. des Animalischen, wie bei Dietmar Dath, an Bedeutung gewinnt. Science-Fiction siedelt sich also auch im Kontext des emotional turn an. der sich im Umgang mit der Andersheit um die Jahrhundertwende herauskristallisiert hat.
Qu'en est-il, depuis la grande époque coloniale européenne (Conférence de Berlin 1884-1885), de la construction des savoirs coloniaux, de la " mission civilisatrice " de l'Europe et surtout, des craintes et des aspirations profondes induites par cette dynamique, notamment dans les pays de langue allemande, sur le continent et outremer ? Des chercheurs francophones et germanophones, historiens et germanistes, soulignent ici avec force et originalité le problème essentiel du " désir de l'Autre ", doublé de la peur d'un possible " ensauvagement ", d'une perte d'identité, des colonisateurs. Leurs analyses d'un mimétisme interactif (Mimicry) révèlent également un désir postmoderne de " décivilisation " qui se manifeste encore aujourd'hui dans la politique et les arts. Ces questions concernent, outre les espaces officiellement colonisés, ceux où se sont établies des " colonies d'Allemands ".
Choné Aurélie ; Repussard Catherine ; Granchamp La
Comment, en contexte colonial, le visible et l'invisible s'articulent-ils dans les représentations, l'imaginaire, la mémoire et l'espace, en particulier urbain ? Comment colon et colonisé construisent-ils leur identité au sein (ou aux marges) de la ville (in)visible ? Quelles stratégies mettent-ils en ?uvre pour s'approprier l'espace urbain ou résister au modèle dominant ? Ce volume explore les relations entre processus de colonisation et d'urbanisation à partir de disciplines et corpus variés.
Avec Plume de Femme, une écriture en effervescence, Oumou nous raconte la modernité conjuguée à la philosophie et à la littérature orale. Elle évoque également la condition de l'homme de son époque, de son temps face à un monde gangrené par les crises, qu'elles soient financières, humaines ou sociales. Ce livre salvateur fait de chaque lecteur un citoyen susceptible d'agir en toute conscience dans le monde contemporain.