Nul plus que Hegel n'a insisté sur l'exigence de connaître le présent et de réfléchir historiquement aux rapports que nous entretenons avec ce qui nous est contemporain. Quelles sont les raisons qui ont ainsi conduit Hegel à défendre systématiquement l'idée d'un primat du présent ? Quels en sont les différents enjeux théoriques ? Quelles en sont les conséquences pratiques ? Comment les diagnostics historiques peuvent éclairer ou orienter nos efforts ? Telles sont les questions qui guident cette enquête sur le présentisme hégélien. Une première partie analyse les trois textes qui formulent explicitement le primat du présent : la préface de la Phénoménologie de l'esprit, celle des Principes de la philosophie du droit et les textes introductifs de l'Encyclopédie des sciences philosophiques. Le présent y apparaît comme l'objet de la réflexion philosophique, et l'analyse du présent comme un mode de justification et d'explicitation des présupposés historiques du projet systématique. Une deuxième partie analyse les textes qui peuvent au contraire conduire à l'idée d'un primat du passé ou de l'éternité. La question de la fin de l'histoire, notamment est examinée, et Hegel apparaît en fait comme le penseur de la spécificité de l'histoire présente plutôt que comme celui de la clôture ou du dépassement du processus historique. Une troisième partie réinscrit les thèses hégéliennes dans l'espace théorique de la philosophie de l'histoire et de l'Idéalisme allemand, en montrant que dans les différents conflits qui traversent l'un et l'autre, le primat du présent guide toujours les prises de position. La contextualisation éclaire alors la réception immédiate, comme lorsqu'elle confirme le bienfondé des interprétations hégéliennes de gauche, et elle ouvre également des perspectives pour l'actualisation, comme lorsqu'elle fait apparaître des rapprochements inattendus avec le présentisme de Dewey ou de Foucault.
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Date de parution
03/02/2015
Poids
369g
Largeur
215mm
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EAN
9782711625741
Titre
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ISBN
2711625745
Auteur
Renault Emmanuel
Editeur
VRIN
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215
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Date de parution
20150203
Nombre de pages
0,00 €
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Roulez boulettes! Ludiques, pratiques et rapides, préparez des boulettes pour toutes les occasions, avec des ingrédients simples et même des restes.- Pour un apéritif: acras, boulettes de chèvre au pavot, boulettes chorizo et tomates confites?- Boulettes de viande: boulettes d?agneau et épices, boulettes de b?uf et riz, boulettes de porc et pruneau, boulettes de canard et cacahuètes?- Boulettes de poissons: boulettes de saumon fumé et raifort, boulettes de thon et artichaut?- Boulettes de légumes: falafels, croquettes de pommes de terre, - Boulettes sucrées: boulettes chocolats et spéculoos, pop cakes?
Force est de constater que la Philosophie de la nature de l'Encyclopédie fut, jusqu'à une date récente, presque ignorée par les études hégéliennes, en raison du discrédit dont elle fait généralement l'objet. En cette partie du système, Hegel se serait rendu coupable d'une prétention à concurrencer les sciences positives sur leur propre terrain et à rivaliser avec elles, en révélant ainsi tout à la fois son incompréhension de la scientificité la mieux établie (celle des sciences de la nature) et la faible rationalité de son propre projet d'une science spéculative. Une lecture attentive permet de rectifier ces préjugés. Car Hegel s'y montre attentif et respectueux du savoir positif de son temps, mais encore, il tente d'y définir les modalités d'une collaboration méthodiquement réglée entre philosophie et sciences, tout en fondant cette collaboration sur une épistémologie complète et cohérente. En quoi consiste précisément le projet d'une science spéculative, formulé par Fichte avant d'être réélaboré par Schelling et Hegel, en particulier sous la forme de leurs philosophies de la nature ? En quoi consiste chez Hegel la déduction spéculative de la vérité qui doit permettre de conférer aux savoirs positifs leur fondation dernière ? En quoi consiste la compréhension hégélienne des formes (expérience, lois, théories) et du statut du discours des sciences positives ? Quelle attitude la spéculation doit-elle adopter face aux controverses scientifiques ? Ces questions entretiennent un double rapport avec la Philosophie de la nature de l'Encyclopédie. D'une part, parce que certaines d'entre elles ne peuvent trouver de réponse pertinente que par l'étude de cette partie du système où science spéculative et sciences positives s'entremêlent. D'autre part, parce que l'idée même de philosophie de la nature décrit précisément la forme de fondation des sciences de la nature qui est appropriée à l'épistémologie hégélienne.
Dans ce Vocabulaire, Emmanuel Renault aborde les termes mêmes dans lesquels Marx élabore ses idées, ainsi que les innovations, les hésitations et les difficultés inscrites dans un certain nombre de concepts centraux. La pensée marxienne apparaît ainsi sous son propre jour, celui d'une entreprise critique soucieuse de rapporter la lutte contre la société bourgeoise à ses fondements théoriques, d'une polémique prise dans le mouvement de l'histoire et des luttes politiques, indifférente aux systématisations factices et profondément étrangère à tout dogmatisme.
Si Marx est connu pour un ensemble de thèses célèbres (sur l'histoire, sur la lutte des classes, sur le capitalisme...), et pour la démarche critique qui caractérise les différents aspects de son activité théorique (critique de la philosophie, de la politique, de l'économie politique...), on ignore généralement le vocabulaire spécifique qui lui permet d'élaborer ces thèses et de formuler ces critiques. C'est ce vocabulaire qu'il s'agit de restituer ici tout en insistant sur l'intense créativité conceptuelle qui le sous-tend, sur les hésitations et les tensions qui le travaillent. En présentant ainsi quelques thèses et quelques orientations fondamentales de l'oeuvre marxienne dans leur vocabulaire propre, nous espérons rendre plus lisible un texte dont le sens est enfoui sous les nombreuses couches des préjugés, des commentaires et de cent cinquante ans d'histoire.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.