Que se passe-t-il quand nous faisons, dans notre vie, l'expérience d'une parole qui nous touche, nous bouleverse, nous interpelle, et dont nous avons l'intuition, pour un instant, qu'elle nous dit bien plus que ce qu'elle dit et qu'elle fait signe vers quelque chose qui la dépasse, comme " la trace d'un ailleurs ", selon l'expression de Jean Grondin dans sa préface à La parole et l'Infini ? La conviction qui traverse ce livre est celle-ci : il y aurait dans ces événements de parole ce que l'on pourrait appeler à la suite du philosophe Emmanuel Levinas, la " trace de l'Infini ". C'est cette trace que Jean-Yves Rémond s'attache à retrouver tout au long d'un parcours dans les grands textes du judaïsme et du christianisme, dans la philosophie depuis Platon et Descartes jusqu'à la phénoménologie, avec notamment Martin Heidegger, Paul Ricoeur et Jean-Luc Marion, et enfin dans la poésie. Cette réfl exion est ancrée dans une lecture dynamique de ces textes, lecture théologique et philosophique, mais aussi poétique et spirituelle, car cette idée d'une parole reflétant l'Infini peut parler à tous ceux qui cherchent, au-delà du seul monde matériel, mais aussi dans le monde, une spiritualité vraie. A l'opposé de la parole totalitaire, qui tue la parole et la vie, la parole en recherche de l'Infini sait qu'elle ne l'atteindra jamais, mais persévérer dans cette recherche de l'Infini, c'est ce qui nous fait humains et vivants, c'est-à-dire toujours en devenir. Ainsi reconnaître dans la parole humaine la signifiance infinie, qui est trace de l'Infini, hors d'atteinte tout en l'espérant, c'est sans doute ce que le poète Hölderlin nous signifie quand il nous invite à " habiter poétiquement le monde ".
Nombre de pages
337
Date de parution
04/02/2021
Poids
512g
Largeur
153mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782204143424
Titre
La parole et l'infini
Auteur
Remond Jean-Yves
Editeur
CERF
Largeur
153
Poids
512
Date de parution
20210204
Nombre de pages
337,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Du secondaire au supérieur, SKAZAT"est un outil indispensable pour découvrir, enrichir ou réviser son vocabulaire russe au travers de nombreuses expressions courantes dans près de 97 domaines différents allant des faits de société comme la guerre, l'école, la mode, l'économie, la politique... à la description du monde comme le temps qu'il fait, les animaux, l'art... ou encore d'activités comme le sport, le jeu... en passant par l'expression de notions comme la joie, le changement... mais aussi par la présentation des mots nécessaires pour argumenter ou analyser un texte... Le classement thématique favorisera l'apprentissage du vocabulaire et des expressions spécifiques tandis que la présentation en deux colonnes (français/russe) facilitera, quant à elle, l'auto-interrogation. Autant d'éléments qui vous permettront de trouver une solution à la principale difficulté à laquelle tout francophone étudiant le russe se heurte: la très importante richesse lexicale de cette langue"
Où es-tu ? Vis-tu encore ? Pour quelles raisons m'as-tu abandonné ? As-tu été contrainte de le faire ? Par qui ? Pourquoi ? L'as-tu fait de ton plein gré ? Souhaitais-tu me garder ? Peut-être ne voulais-tu pas de moi ? Qui étais-tu donc pour avoir fait cela ? Cela fait plus d'un demi-siècle que je suis né, je n'ai toujours pas de réponse à ces questions et, vraisemblablement, je n'en aurai jamais. Un silence insoutenable, ton silence, relayé par tous ceux qui s'octroient le droit d'en être les dépositaires zélés, s'est installé dès le premier jour entre nous. As-tu vraiment cru que le silence me protégerait ? As-tu vraiment pu croire que ton petit enfant serait mieux loin de toi ? " Ce livre est le cri d'un homme abandonné par sa mère à sa naissance. Pourquoi ? Comment ? Ces questions le poursuivent depuis plus de cinquante ans. Il a réussi à lever quelques pans du voile épais qui recouvrait ses origines. Mais c'est pour découvrir une autre face, bouleversante, de son drame... Une adoption lui a donné des parents auxquels il n'a guère de reproche à faire. Jamais, pourtant, elle n'a effacé la première origine... Que dire ? Que faire ? Comment vivre avec un tel passé ? Et cette mère, si elle existe, ne pourrait-elle revenir ...
Si l'autoportrait pictural est attesté dans des manuscrits enluminés du XIIe siècle, ces images reflètent moins l'émergence d'une conscience individuelle que l'expression d'une identité professionnelle, celle de copistes désireux d'apposer leur signature en marge des textes dont ils ont la charge. Pourtant, le procédé traduit déjà le regard d'un sujet sur lui-même et la tentative de le restituer par la peinture. Dès lors, il devient tentant d'examiner la transposition de cette pratique dans la littérature. Les études ici rassemblées se proposent de mettre en lumière, du Moyen Age à l'époque classique, les prémices et l'essor de l'autoportrait littéraire. Avec les apports successifs de l'Humanisme renaissant puis des moralistes classiques, la description de soi voit ses contours se préciser alors même que sa légitimité fait l'objet de critiques acerbes. Les méthodes et enjeux de l'écriture spéculaire sont explorés à travers les différents genres littéraires où elle s'exerce (chroniques, mémoires, poésies, récits allégoriques, notices bibliographiques). Il s'agit d'évaluer ces "miroirs d'encre" (M Beaujour) non seulement du point de vue de leur authenticité, mais aussi de leurs finalités et de leurs modalités (l'autoreprésentation pouvant se décliner aux genres masculin et féminin). Par-delà les différents aspects du moi envisagés (physiques, moraux, psychologiques, intellectuels), une attention particulière est portée aux commentaires que suscitent l'impossibilité ou le refus de l'autoportrait, voire sa condamnation motivée par le soupçon de "philautie". Enfin, les ouvres restituent l'écho du dialogue entre textes, images et idéologies, au croisement de la littérature, de l'histoire de l'art et des pratiques sociales.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...