L'autoportrait dans la littérature française. Du Moyen Age au XVIIe siècle
Gaucher-Rémond Elisabeth ; Garapon Jean
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753527621
Si l'autoportrait pictural est attesté dans des manuscrits enluminés du XIIe siècle, ces images reflètent moins l'émergence d'une conscience individuelle que l'expression d'une identité professionnelle, celle de copistes désireux d'apposer leur signature en marge des textes dont ils ont la charge. Pourtant, le procédé traduit déjà le regard d'un sujet sur lui-même et la tentative de le restituer par la peinture. Dès lors, il devient tentant d'examiner la transposition de cette pratique dans la littérature. Les études ici rassemblées se proposent de mettre en lumière, du Moyen Age à l'époque classique, les prémices et l'essor de l'autoportrait littéraire. Avec les apports successifs de l'Humanisme renaissant puis des moralistes classiques, la description de soi voit ses contours se préciser alors même que sa légitimité fait l'objet de critiques acerbes. Les méthodes et enjeux de l'écriture spéculaire sont explorés à travers les différents genres littéraires où elle s'exerce (chroniques, mémoires, poésies, récits allégoriques, notices bibliographiques). Il s'agit d'évaluer ces "miroirs d'encre" (M Beaujour) non seulement du point de vue de leur authenticité, mais aussi de leurs finalités et de leurs modalités (l'autoreprésentation pouvant se décliner aux genres masculin et féminin). Par-delà les différents aspects du moi envisagés (physiques, moraux, psychologiques, intellectuels), une attention particulière est portée aux commentaires que suscitent l'impossibilité ou le refus de l'autoportrait, voire sa condamnation motivée par le soupçon de "philautie". Enfin, les ouvres restituent l'écho du dialogue entre textes, images et idéologies, au croisement de la littérature, de l'histoire de l'art et des pratiques sociales.
Nombre de pages
225
Date de parution
12/09/2013
Poids
338g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782753527621
Titre
L'autoportrait dans la littérature française. Du Moyen Age au XVIIe siècle
Auteur
Gaucher-Rémond Elisabeth ; Garapon Jean
Editeur
PU RENNES
Largeur
156
Poids
338
Date de parution
20130912
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225,00 €
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Musiciens, musicologues et spécialistes de littérature médiévale proposent, dans ce volume, une mise en synergie de leurs compétences pour réfléchir, à partir de quelques exemples, sur la manière dont la musique et le spectacle donnent à voir et à entendre un Moyen Age légendaire, archétypal mais revisité au fil des époques, adapté à de nouveaux publics et à de nouvelles techniques. La démarche relève de l'histoire des représentations : l'enquête, destinée à éclairer les principes, esthétiques ou idéologiques, à l'oeuvre dans les essais d'interprétations, de transpositions et d'inventions, s'effectue en deux étapes. La première partie interroge les modes de transmission de la musique médiévale, qu'il s'agisse du répertoire choral ou filmique. Dans la seconde partie, les analyses portent sur la mise en musique de textes ou thèmes médiévaux. Manuscrits, livrets d'opéras, partitions, adaptations audio-visuelles : tous les supports d'expression sont convoqués, permettant de faire résonner le potentiel artistique d'une époque qui, pour être lointaine, reste en accord avec les sensibilités les plus diverses.
Rémond Christophe ; Gaucher Mgr Guy ; Zambelli Ray
Voici le récit inédit d'une épopée unique. Cent ans après sa mort, à travers ses reliques, Thérèse de Lisieux parcourt le monde depuis 1994 sans discontinuer, rassemblant des millions de personnes venant de tous horizons: croyants et non-croyants, jeunes et vieux, malades et bien-portants, savants, chefs d'Etat et simples gens... Des Etats-Unis - elle bloque la 5e Avenue de New York - à la Russie - elle est portée par la Garde du Kremlin devant les anciens bâtiments du KGB -, du fin fond de la Sibérie orientale à Taiwan, des Philippines à l'Australie, du Liban et de l'Irak à la Bosnie meurtrie, et jusque dans les îles du Pacifique... Reflet de l'universalité de son message, les fioretti et photos qui tissent ce livre étonnent, font sourire,, émeuvent et saisissent, toujours. A l'heure de la toute-puissance de l'argent et des mass media, Thérèse de Lisieux continue de témoigner avec force de la primauté essentielle de l'amour et dé l'urgence pour l'homme de naître à lui-même.
Un grand bond dans le passé Connaissez-vous la différence entre le Paléolithique et le Néolithique, l'homme de Neandertal et l'homme de Cro-Magnon, un oppidum et un tumulus... ou bien le sens de ces mots est-il pour vous aussi obscur que les temps anciens auxquels ils se rapportent ? Temps anciens volontiers associés à l'image caricaturale de " l'homme des cavernes ", un être poilu et pas très malin, affublé d'une massue et d'une peau de bête ! La Préhistoire est une période généralement méconnue, où les clichés se taillent la part du lion. Or, ce domaine qui s'intéresse aux origines de l'homme est passionnant à bien des égards. À quoi ressemblait la Terre il y a quatre millions d'années ? Qui étaient nos ancêtres ? Comment vivaient-ils ? À quelle époque sont apparus les premiers outils ? De quoi étaient faites les premières habitations ? Écrit par un spécialiste de la Préhistoire, ce livre répond à toutes ces questions, et à bien d'autres encore. Vous y découvrirez : La naissance et l'essor de la science préhistorique L'épopée du genre humain Les secrets de la conquête du feu Le mystère des origines du langage Les chefs-d'oeuvre de l'art pariétal Le mode de vie de l'Homosapiens Les sites préhistoriques à visiter
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.