Cultures au faubourg. Les politiques culturelles internationales et leur mise en oeuvre
Rémer Brigitte ; Ralite Jack
L'HARMATTAN
34,50 €
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EAN :9782747596435
J'habite entre deux gares, au bord d'un canal, dans l'un des arrondissements les plus riches en théâtres, artisanats, gastronomie et plaisir de la vie " écrit Joseph Delteil en 1925. C'est ce même 10e arrondissement où la Formation Internationale Culture avait élu domicile qui a inspiré le titre des rencontres Cultures au Faubourg. En décembre 2001, elles marquaient dix ans d'activité. Le " s " de culture(s) pour les professionnels de tous les continents qui, au fil des ans, au cours de leur séjour d'étude de dix mois en France, ont confronté leurs savoir-faire et travaillé sur le choc des concepts. L'idée de Faubourg, pour la notion de lisière et celle de résistance, pour l'espace du dehors, de l'autre côté des barrières qui fermaient Paris, contrairement à l'espace du dedans où habitaient ceux du bourg en sont l'écho. Cultures au Faubourg a rassemblé à Paris pendant une semaine dans les grands établissements publics de la capitale, cent vingt opérateurs de haut niveau œuvrant dans leurs pays respectifs à la mise en œuvre des politiques culturelles. Des tables rondes et des débats, des ateliers par disciplines telles que arts du spectacle, arts visuels et audiovisuels, mémoire et patrimoines, des ateliers par géographie, ont permis la déclinaison des savoir-faire d'un bout du monde à l'autre. Les minutes de ces rencontres sont la trace, à l'état brut d'histoires de vie et d'expériences professionnelles de cette Babel des cultures, comme la nomme Jack Ralite qui a signé la préface. Cette belle utopie travaillait sur une matière d'exception, l'artistique et le culturel, qui par son essence même, est un lieu de dialogue et de tensions entre arts, rêves et identités.
Nombre de pages
399
Date de parution
01/01/2006
Poids
420g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747596435
Titre
Cultures au faubourg. Les politiques culturelles internationales et leur mise en oeuvre
ISBN
2747596435
Auteur
Rémer Brigitte ; Ralite Jack
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
420
Date de parution
20060101
Nombre de pages
399,00 €
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Tiré du roman inachevé de Flaubert, cette farce philosophique en dix étapes prend le lecteur à témoin des expériences flamboyantes menées par les deux célèbres ex-copistes, Bouvard et Pécuchet. Inséparables comme Laurel et Hardy, inénarrables comme Dupont et Dupond, liés d'amitié à la vie et à la mort, ils déploient avec une précision scientifique le fruit de leurs apprentissages et plantent, dans leurs jardins extraordinaires, un énorme sottisier. D'érudition en expérimentation, de désillusions en inventions, ces deux personnages porteurs d'ironie et de mélancolie créent un monde à leur image.
Si le "discours amoureux est aujourd'hui d'une extrême solitude" comme le dit Roland Barthes auquel le titre de l'ouvrage fait référence, le discours de l'artiste de théâtre qui construit un monde à son image l'est tout autant, même s'il est porteur d'un art dit "collectif". De clôture en ouverture, la galaxie des compagnies théâtrales invente ses chemins, ses langages, ses lieux, ses modes de fonctionnement, pour un art où le risque se joue chaque soir, pour des carrières au bord du vide, pour des parcours extrêmes. De moments de création en moments d'oubli, comment se crée le sentiment du "nous" dans ce jeu de miroirs, quand ce "nous" se déconstruit à chaque spectacle en une "petite mort" programmée? Ces "Fragments" tentent d'esquisser quelques réponses, conduisant dans le labyrinthe de la création théâtrale avec ses singularités et ses limites, "de l'autre côté du miroir", dans l'instant et dans l'éternité. Ils tentent, par la parole tissée des artistes, de retenir l'image éphémère d'un théâtre en train de se faire et dont chaque tentative sédimente la mémoire collective.
The Americans I Met de Viktor Hübner. Le titre est peut-être trop modeste pour l'ampleur du projet et l'ambition qui le sous-tend. Hübner a absorbé et actualisé stylistiquement le travail de photographe comme Stephen Shore, Mitch Epstein, Walker Evans et même Robert Franck, ou de confrères allemands comme Thomas Struth, qui s'est rendu au Yosemite et à El Capitan pour nous montrer la file de voitures garées et de touristes prêts à "cliquer" . Mais Hübner a également utilisé les codes de l'art conceptuel et de la performance. Il a établi des règles, mis en place un système, l'a laissé fonctionner et est allé là où le processus l'a mené. Pas de voitures de location, pas d'hôtels, pas de transports publics, pas de réservations sur Internet, pas de relations sexuelles avec les personnes qu'il a rencontrées, juste assez d'argent pour la nourriture et les films et être ouvert à ce que les gens rencontrés avaient à lui dire. Cela semblait risqué, 16 000 miles parcourus entre 2017 et 2019 sous la présidence Trump, lorsque les "guerres culturelles" sont devenues un cri de guerre et que la notion selon laquelle les hautes clôtures font les bons voisins est devenue plus qu'une métaphore. Hübner est l'opposé de Robert Frank. Là où Frank cherchait le thème et le motif, avec des nuances de menace et de révélation, Hübner cherche l'anomalie et l'apparition - l'inexplicabilité soudaine. Il est ouvert à l'absurde, alors que Frank ne l'a jamais été. Cette vision est équilibrée - ou plutôt augmentée - par de nombreux portraits attentifs, où le jugement est mis de côté. La notion de portrait photographique a fait long feu. Mais dans ce livre, les portraits jouent un rôle clé. Ils ralentissent le rythme du voyage et déplacent l'attention des événements vers les personnes, des stéréotypes vers les individus. Tyler, de l'Oregon, vêtu d'une toge héroïque ; Robert, Paris et leur fille de la tribu Nez Perce, allongés ensemble dans une unité de protection ; une coupe de cheveux à domicile avec les Kirkpatricks dans les grands espaces de l'Ouest - ces portraits capturent un sentiment d'humanité, des personnes qui respirent en dehors du cadre. Peut-être les Américains ont-ils vraiment une vie intérieure. Pourtant, la question demeure : qu'a découvert Hübner au cours de ses voyages ? Est-ce simplement ce qu'il a apporté avec lui, les mythes, les icônes de la culture pop, la couverture médiatique sensationnelle et le scepticisme européen à l'égard d'une nation trop puissante pour son propre bien ? D'après ce qu'il a reproduit de ses conversations - lecture essentielle pour les photographies de ce livre - elles semblent confirmer tout ce que l'on pouvait déjà imaginer. Les Américains ont profondément peur, voire se méfient les uns des autres et ils sont armés. Comme Tocqueville l'avait compris il y a bien longtemps, les Américains sont prêts à se méfier - des autres Américains ! Mais si Hübner n'avait découvert que cela, il aurait mis fin à ses voyages bien plus tôt. Ce qui l'a poussé à continuer, c'est une autre chose qui a également émerveillé Tocqueville : l'ouverture et la générosité face à une personne totalement inconnue, l'étranger.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...