Si mes photos ne sont porteuses d aucun message secret ou mystique, elles ne sont pas non plus conçues comme des moyens d envoyer au monde des sentences pour se juger ou s améliorer. Je ne me suis jamais senti investi de cet étrange pouvoir dont se prévalent tant d artistes de se transformer en des miroirs accusateurs, ironiques ou simplement descriptifs du monde dans lequel ils produisent leurs oeuvres. Non pas par une question morale mais parce que j ai toujours pris la photographie comme un laboratoire d expérimentation d elle-même. Cette idée s imposa à moi dès mes tous premiers contacts incertains avec un appareil photo, lorsque je n avais élaboré aucun projet et que l idée de devenir l auteur d une oeuvre me semblait parfaitement illusoire. À cette époque, j avais commencé par des petites transgressions à ce que je me représentais comme étant la légalité photographique. Celle-ci peut être décrire, en substance, comme une série de contraintes qui résultent de ce que l on tient comme étant la nature de cette activité. Lorsque l on pense à la photographie, l on suppose qu une personne se sert d un appareil photo afin de prendre au dépourvu un morceau du monde dans le but de produire des pensées et des émotions étrangères à l image qui en résulte. La première donnée de cette représentation courante de la photographie est donc l existence d un sujet humain, maître de son regard. Son appareil photo sera un pur instrument, le moyen de cristallisation de ce pouvoir sur le visible. Ce sujet représente le regard possible de l humanité entière et c est en son nom qu il prend son appareil photo. Cette première idée pourrait s appeler l hypothèse du sujet du photographe. (extrait du texte Marcella Iacub) Cette ouvrage a été publié avec le concours du Fonds de dotation Agnès Troublé dite Agnès b., de la galerie du jour et du Centre national des arts plastiques, ministère de la Culture et de la Communication.
Nombre de pages
142
Date de parution
21/01/2010
Poids
608g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782915794403
Titre
Les incroyables et les merveilleuses
Auteur
Reimer Pierre
Editeur
EDITIONS MF
Largeur
190
Poids
608
Date de parution
20100121
Nombre de pages
142,00 €
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Paradisiaca. Un Lac-Opéra est un livre sur la région du Lac de Constance (Bodensee), troisième Lac d'Europe situé à la frontière de l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse. Ecrit sur une période de cinq ans avec de multiples séjours sur place, le livre propose une exploration du Lac qui est un haut-lieu d'eau et de lumière, de culture et d'art. C'est un livre de la résistance écrit contre la morosité ambiante. Cette résistance ne s'exprime pas à travers un discours activiste ou un discours-contre, mais à travers la conviction à la fois écologique, philosophique et poétique que notre vie future, si elle veut être harmonieuse (ce correspond au sens même du mot kosmos'), doit renouer avec les lois de la terre, de l'eau et de l'air. Le récit est porté par de multiples voix qui font vivre la région du Lac dans sa spécificité et sa multiplicité. Le texte est un hybride : à la fois journal, récit de voyage, récit d'un amour pour la terre et un homme mais aussi théâtre de marionnettes (spécifiques de la région de Constance) décliné sous forme de poèmes qui sont autant de chants. Le commun consiste en ces voix qui se lèvent ensemble, s'écoutent, résonnent, se répondent, s'épient, se heurtent, se disputent : c'est toute une région qui lève la voix par des chants.
Deux poètes et performeurs poétiques s'attaquent au développement personnel. L'enjeu est moins la critique du genre en tant que tel que de l'idéologie qu'il dissimule : l'injonction au bien-être. Et il ne s'agit pas de théoriser mais de s'exercer. Ou plutôt de pratiquer des contre-exercices dans le but de se non-développer ou de s'anti-développer ; voire de s'oublier comme personne, de quitter radicalement la perspective du personnel, de sortir de soi. Comment ? Par la poésie. En détournant, jouant, décalant, délirant, etc. , autrement dit en travaillant de l'intérieur les expressions toutes faites, les phrases déjà écrites, la rhétorique quelque fois subtile de la psychologie positive. La poésie comme arme d'une guérilla psychique qui vient au secours de ceux qui ne veulent pas être meilleurs et plus heureux. C'est ce que proposent David Christoffel et Maël Guesdon dans leur livre bien nommé : Le Bien-être par la poésie, sous-titré Manuel de contre-culture psychique. Ou comment (re)faire de la poésie une pratique. En détournant les manuels de développement personnel, c'est bien un contre-manuel qu'ils ont écrit. Une autre manière de faire aujourd'hui de la poésie, en redonnant au genre une puissance d'action sur ses lecteurs dont on ne l'imaginait plus capable. Pensé sous la forme d'une suite d'exercices psychiques et poétiques, ce manuel d'un nouveau genre fera du lecteur le praticien d'une nouvelle discipline : la poésie appliquée ou l'art d'oublier ses problèmes en expérimentant sur soi et la langue et sur soi par la langue. C'est aussi, enfin, un livre où l'on apprend beaucoup dans la mesure où il entreprend à sa manière une véritable archéologie du discours mélioratif du XIXe siècle à nos jours.
Comment parler de l'intelligence artificielle ? C'est difficile, parce qu'elle parle à notre place. Fondé sur une enquête philosophique précise, ce livre nous invite à analyser le traumatisme anthropologique de l'IA. Notre faculté imaginative a en effet été prise en otage par les machines algorithmiques, qui prolifèrent, reformatent le langage, et communiquent entre elles avant de nous faire part de leurs décisions. Penser l'IA implique dès lors un double front. D'une part, il est nécessaire de développer une pensée critique capable de saisir la spécificité de l'IA dite "générative" (ChatGPT, etc.) et sa tendance à halluciner la réalité , d'autre part, nous devons apprendre à réaffuter notre imagination, à la rendre à nouveau rebelle, incalculable. C'est ce que réalise ce livre en tressant analyse critique et science-fiction, exploration métaphysique et poésie spéculative. Réfutant la séparation toxique entre philosophie et littérature, Traumachine explore le devenir de la technologie à l'ère des machines bavardes. Sont-elles conscientes ? La véritable question, soutient l'auteur, est plutôt de savoir ce que serait l'inconscient d'un esprit machinique. Quelle serait l'expérience, traumatique, par laquelle une IA s'affronterait au manque, à l'inintelligible, à l'énigme de l'univers ? Que serait une IA devenue étrangère à elle-même ?
Résumé : Les Ecrits sur la musique de Kaija Saariaho rassemblent pour la première fois l'intégralité des articles, textes de circonstance et notices d??uvres rédigés par la compositrice depuis le début de sa carrière. En couvrant trente années de recherche et de création musicales, ces textes apportent non seulement un nouveau regard sur la musique de Saariaho, mais également sur la création musicale des années 1980 à nos jours et sur l?évolution de la " musique spectrale " dans la lignée de Tristan Murail et Gérard Grisey. Il s'agit en outre, et là repose sans doute son intérêt majeur, d'un des très rares livres dévoilant le parcours d'une femme compositrice dans le monde de la musique contemporaine. D'un point de vue formel, le livre se compose de trois parties. C'ur de l'ouvrage, la première partie se subdivise en quatre chapitres (Le passage des frontières, Les spectres de l'Ircam, Entre sensible et intelligible et Composer au quotidien) et donne à lire dans un ordre chronologique strict l'ensemble des articles rédigés par Saariaho entre 1980 et 2008. On y découvre successivement les désirs et les motivations d'une jeune compositrice finlandaise, son exil en Allemagne puis en France, son émancipation et ses premiers succès, l'importance de l'Ircam dans le développement de son langage musical, ses différentes prises de position esthétiques, et finalement un regard rétrospectif porté sur son parcours, sa Finlande natale, sa pratique au quotidien et le rôle du compositeur aujourd'hui. Les deuxième et troisième parties consistent respectivement en un Journal des ?uvres regroupant toutes les notices de concert rédigées par Saariaho et un ensemble de sources (chronologie, origines des textes, catalogue des ?uvres, discographie complète et bibliographie). Ce livre est à la fois un outil incontournable pour le musicologue, mais également un guide pour l?écoute pouvant s'adresser à un lectorat plus large. La nature double des textes qu'il comprend rejoint le même horizon de réception, mêlant articles sur les techniques de composition et propos autobiographiques. Le parcours international de Kaija Saariaho l'ayant amenée à écrire dans plusieurs langues (français, finnois, anglais et allemand), notons enfin que la majeure partie de ces textes demeurent inédits en langue française et que ce livre est donc aussi le fruit d'un vaste travail de traduction.