Si mes photos ne sont porteuses d aucun message secret ou mystique, elles ne sont pas non plus conçues comme des moyens d envoyer au monde des sentences pour se juger ou s améliorer. Je ne me suis jamais senti investi de cet étrange pouvoir dont se prévalent tant d artistes de se transformer en des miroirs accusateurs, ironiques ou simplement descriptifs du monde dans lequel ils produisent leurs oeuvres. Non pas par une question morale mais parce que j ai toujours pris la photographie comme un laboratoire d expérimentation d elle-même. Cette idée s imposa à moi dès mes tous premiers contacts incertains avec un appareil photo, lorsque je n avais élaboré aucun projet et que l idée de devenir l auteur d une oeuvre me semblait parfaitement illusoire. À cette époque, j avais commencé par des petites transgressions à ce que je me représentais comme étant la légalité photographique. Celle-ci peut être décrire, en substance, comme une série de contraintes qui résultent de ce que l on tient comme étant la nature de cette activité. Lorsque l on pense à la photographie, l on suppose qu une personne se sert d un appareil photo afin de prendre au dépourvu un morceau du monde dans le but de produire des pensées et des émotions étrangères à l image qui en résulte. La première donnée de cette représentation courante de la photographie est donc l existence d un sujet humain, maître de son regard. Son appareil photo sera un pur instrument, le moyen de cristallisation de ce pouvoir sur le visible. Ce sujet représente le regard possible de l humanité entière et c est en son nom qu il prend son appareil photo. Cette première idée pourrait s appeler l hypothèse du sujet du photographe. (extrait du texte Marcella Iacub) Cette ouvrage a été publié avec le concours du Fonds de dotation Agnès Troublé dite Agnès b., de la galerie du jour et du Centre national des arts plastiques, ministère de la Culture et de la Communication.
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Nombre de pages
142
Date de parution
21/01/2010
Poids
608g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782915794403
Titre
Les incroyables et les merveilleuses
Auteur
Reimer Pierre
Editeur
EDITIONS MF
Largeur
190
Poids
608
Date de parution
20100121
Nombre de pages
142,00 €
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Résumé : Piaf avait besoin de la scène comme support du grand rêve, comme retour incessant et ennoblissant au bonheur d'exister. " C'est sur la scène, affirmait-elle, et sur la scène uniquement, que je vis d'amour. Parce que tous ces gens réunis pour m'écouter m'enlacent, me soutiennent, me couvrent de baisers. " Cette femme exprimait, avec toutes les vibrations de son corps, le tonnerre de sa voix, une sublimation charnelle, une danse d'amour sur les volcans. D'un homme à l'autre, elle devait lutter contre le froid qui l'habitait. Aurait-elle pu se manifester si ardente, si tendre sur scène, si le désir avait été exprimé ailleurs ? " Il n'y a que ma voix qui chante ", disait celle qui aura tout donné à la chanson, au théâtre, à son public et, bien sûr, aux hommes qui ont traversé sa vie. De Belleville à Carnegie Hall, et de la misère à la gloire, Silvain Reiner retrace l'existence passionnée de la " môme Piaf ", qui avait fait de la chance une partenaire.
Rabhi Pierre ; Julien Eric ; Sokol Marc ; Reiner H
On peut vivre sans être conscient de notre nature profonde qui est d'être relié à cet essentiel de l'homme que la tradition occidentale appelle "Esprit" et que l'Inde a nommé le "Soi" Mais quand la connexion est faite, c'est une sève nouvelle qui irrigue l'être, c'est l'énergie de l'univers qui vient nourrir chaque cellule, chaque pensée, chaque acte. C'est une tout autre dimension qui pénètre notre existence. C'est la Vraie Vie qui entre dans notre vie. "Alain Chevillat" La nature nous rappelle que nous sommes faits de ce qu'elle est, et que toute transgression grave des régles qui la régissent entraîne à court ou à long terme des sanctions qui s'expriment aussi bien dans notre environnement qu'à travers nos propres corps et esprit. "Pierre Rabhi " La pratique essentielle, c'est de s'autoriser à sentir ce que l'on sent. Nous vivons tellement à côté de nous-mêmes, comme plastifiés, nous ne sentons plus ce qu'il y a à sentir, il n'y a plus d'odeur en nous. S'autoriser à sentir et après, tout est rond de nouveau, il n'y a plus rien à ajouter. "Christiane Singer
Jana Spitzer est ingénieur en conservation et aménagement des paysages et s?est formée en pédagogie de l?environnement. Depuis 1998, elle travaille dans différentes projets pédagogiques à caractère environnemental et social destinés à des enfants, des adolescents et des adultes. Reiner Dittrich est technicien du bâtiment et maître artisan, il travaille depuis de nombreuses années à la Fondation du Land de Saxe pour la nature et l?environnement, près de Dresde. A travers leur passion pour la nature, l?environnement et la cuisine des légumes, ils se sont forgé depuis quelques années une expérience dans la construction et le fonctionnement de fours à bois.
* Grâce à ce recueil de recettes sur la fabrication du papier, le plus complet qui existe, vous apprendrez à réaliser des papiers fabuleux.* Vous découvrirez 300 recettes détaillées pour fabriquer des feuilles aux textures et aux couleurs extrêmement variées, en utilisant des matières recyclées et, de simples outils de cuisine.* L'expérience des auteurs, spécialistes de la fabrication du papier à la main, et la transmission de leur savoir-faire sous forme de recettes garantissent d'excellents résultats.
Dans Poudreuse, invitation à suspendre le temps pour penser au-delà de nos positions, de nos générations et de nos traditions, la poésie fait surgir des ruines l'espoir d'un renouveau, d'une vitalité retrouvée et d'une communauté imprévisible qui ne demande qu'à être reconnue pour se manifester. Dans un rapport étroit à l'oralité, par la polyphonie de répliques qui pourraient converger en une seule et même voix, l'écriture piège les "solistes" du libéralisme. L'autrice débusque leurs mobiles, leurs manies, leurs tactiques, tandis que la neige - métaphore du système qui nous ensevelit ? -, à la manière du temps qui passe, imperturbable dans sa chute et implacable dans sa manière de recouvrir le réel, vient traverser cette "chronique imparfaite [de l'époque], à l'impératif hors mode, demandant au temps de l'écrire".
Xixi, une adolescente chinoise, vit dans un village de riziculteurs quand une longue période de sécheresse conduit le gouvernement à mener des opérations militaires de géo-ingénierie pour modifier le climat. Son existence va être bouleversée par une conjonction d'événements politiques, familiaux et climatiques. Dans ce poème composé en plusieurs mouvements, Xixi partage réflexions et visions face à la déliquescence du climat. Elle incarne les troubles et les désirs d'une jeune génération qui va devoir s'émanciper et penser les conditions écologiques du futur. Xixi est un poème composé en plusieurs mouvements, qui s'attache à développer des préoccupations actuelles du monde contemporain : place des non-humains, actions et rôles des humains quant à la biosphère, usages collectifs du vivant. La voix principale est celle d'une adolescente ; on suit l'émergence de cette singularité étrange et lucide, confrontée aux violences climatiques et humaines. Xixi s'interroge sur un monde en guerre où l'on cherche à contrôler le ciel et ensemencer les nuages, elle observe les vies minuscules que les humains oublient de protéger, elle est attentive aux relations qu'elle entretient avec l'environnement. Sa prise de conscience écologique s'affirme tout au long du poème, oscillant entre phases candides, incisives, méditatives et oniriques. Sans céder au catastrophisme, Xixi ouvre des imaginaires positifs, dessine un horizon utopique où explorer de nouveaux possibles.
Résumé : Veules-les-Roses est d'abord et avant tout un texte joyeux et drôle. Ce qui n'est pas si courant dans le monde de la poésie contemporaine. Mais il n'est pas que cela. Il est aussi une promenade, ou plutôt une déambulation au milieu du territoire rural : l'histoire de personnes qui entendent visiter Veules-les-Roses sans jamais y parvenir. Ils n'y vont pas mais consultent les cartes, égrènent les noms, évoquent les morts, racontent des histoires, bref peuples ce territoire d'images, de récits, de projets qui sont autant de couches que la poésie ajoute à ce qui, au départ, n'était qu'une simple visite touristique. Une augmentation réjouissante et profonde du territoire. Conçu pour être lu et mis en scène, le texte devient ici un livre sans rien perdre de sa verve folle et de son rythme ultra syncopé.
Deux poètes et performeurs poétiques s'attaquent au développement personnel. L'enjeu est moins la critique du genre en tant que tel que de l'idéologie qu'il dissimule : l'injonction au bien-être. Et il ne s'agit pas de théoriser mais de s'exercer. Ou plutôt de pratiquer des contre-exercices dans le but de se non-développer ou de s'anti-développer ; voire de s'oublier comme personne, de quitter radicalement la perspective du personnel, de sortir de soi. Comment ? Par la poésie. En détournant, jouant, décalant, délirant, etc. , autrement dit en travaillant de l'intérieur les expressions toutes faites, les phrases déjà écrites, la rhétorique quelque fois subtile de la psychologie positive. La poésie comme arme d'une guérilla psychique qui vient au secours de ceux qui ne veulent pas être meilleurs et plus heureux. C'est ce que proposent David Christoffel et Maël Guesdon dans leur livre bien nommé : Le Bien-être par la poésie, sous-titré Manuel de contre-culture psychique. Ou comment (re)faire de la poésie une pratique. En détournant les manuels de développement personnel, c'est bien un contre-manuel qu'ils ont écrit. Une autre manière de faire aujourd'hui de la poésie, en redonnant au genre une puissance d'action sur ses lecteurs dont on ne l'imaginait plus capable. Pensé sous la forme d'une suite d'exercices psychiques et poétiques, ce manuel d'un nouveau genre fera du lecteur le praticien d'une nouvelle discipline : la poésie appliquée ou l'art d'oublier ses problèmes en expérimentant sur soi et la langue et sur soi par la langue. C'est aussi, enfin, un livre où l'on apprend beaucoup dans la mesure où il entreprend à sa manière une véritable archéologie du discours mélioratif du XIXe siècle à nos jours.