Le jazz, considéré par les nazis comme une musique « négro-judéo-anglo-saxonne », a connu, paradoxalement, un grand succès sous l'Occupation. L'auteur le démontre à partir des programmes des concerts et des radios, des enregistrements de disques. Mais si on a pu parler d'un âge d'or du "Jazz français", avec notamment Django Reinhardt, les standards du jazz américain, francisés ou non par prudence - Lady, Be Good devenu Madame, soyez bonne - ne furent pas absents du répertoire des musiciens pendant ces années noires.Le jazz, musique des jeunes, des zazous, se situait plutôt mal dans les projets de rénovation culturelle du maréchal Pétain, à classer à coup sûr dans la rubrique des « excitations malsaines »...Mais l'auteur ne s'intéresse pas uniquement au jazz dans la capitale et montre la vitalité de nombreux Hot Clubs de province. Grâce à une abondante documentation, il présente la situation du jazz en Belgique, sous administration militaire allemande, aussi florissante qu'en France.À partir d'une étude approfondie de l'histoire du jazz en Allemagne, il explique la présence de militaires allemands dans les salles de concert comme dans les cabarets où se produisent les musiciens de jazz.En s'employant à démonter nombre d'idées reçues, l'auteur reprend les différents points développés dans sa thèse qui, « d'un point de vue méthodologique est un modèle d'approche historique du domaine jazzistique » (Philippe Gumplowicz - Les Cahiers du Jazz - 2006).
Nombre de pages
295
Date de parution
30/10/2009
Poids
420g
Largeur
135mm
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EAN
9782296101340
Titre
Jazz et société sous l'Occupation
Auteur
Régnier Gérard ; Ory Pascal
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
420
Date de parution
20091030
Nombre de pages
295,00 €
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Le Tsigane Django Reinhardt, musicien de jazz, a connu ses plus grandes heures de gloire sous l'Occupation. Un succès à l'égal de celui de Maurice Chevalier et de Charles Trenet, aussi bien à Paris et dans la France occupée, qu'en Belgique sous administration militaire allemande. Gérard Régnier montre que l'image d'un Django traqué en tant que Tsigane par les occupants nazis relève de la légende. Les officiers allemands, connaisseurs et amateurs de jazz, se pressaient, aussi bien pour l'écouter en concert à la salle Pleyel, que dans les cabarets comme Le Nid, qui annonçait dans la Pariser Zeitung : "Der weltberuehmte Django Reinhardt und das Quinten des Franzoesischen Hot-Club" (le mondialement célèbre Django Reinhardt et le Quintette du Hot Club de France). En Belgique, Django fait salle comble au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et la foule se presse pour l'apercevoir lors de sa réception au grand quotidien Le Soir. Charles Delaunay, dans son label Swing, enregistre Django, et ses disques connaissent le plus grand succès. On siffle Nuages dans les rues de Paris, Bruxelles et Berlin...
La présentation que l'on fait habituellement des zazous - jeunes gens de la bourgeoisie parisienne - les rend sympathiques : fantaisie vestimentaire et chevelure abondante, amour du jazz et de tout ce qui nous vient des Etats-Unis, opposition de fait à la Révolution nationale du maréchal Pétain, comme à la campagne de recrutement pour les usines allemandes. Boris Vian et sa femme Michelle trônent au milieu d'eux, au Pam-Pam, café des Champs-Elysées. C'est du Pam-Pam que Boris lance les invitations pour les surprises-parties du week-end à Ville-d'Avray, décrites dans Vercoquin et le plancton. Mais c'est dans un chapitre "Zazous" de sa première oeuvre, Cent sonnets, qu'il se montre sans pitié à leur égard. Il décrit leur ignorance en matière de jazz et va jusqu'au mépris. Il rejoint en cela les amateurs du Hot Club de France qui ne supportent pas leurs manifestations intempestives pendant les concerts. Le zazou bruxellois n'est pas en reste dans la provocation, de même que le zazou tchèque. Tous deux associent à l'extravagance vestimentaire un goût pour le swing qui se manifeste dans les concerts de jazz par des comportements incongrus. Quant au zazou allemand, le swingjunged, il pose de sérieux problèmes aux autorités nazies, notamment à Hambourg. Les tenants de la Révolution nationale et de la Collaboration ont contribué à attribuer, de fait, aux zazous, un "brevet" de résistance, en mettant sans cesse en exergue leur rejet de l'encadrement idéologique.
Laurain Antoine ; Bauer Gérard ; Régnier Pierre de
Ce pourrait être un sujet d'examen : "La Parisienne : mythe ou réalité Mais plutôt que de philosophie ou de sociologie, il s'agirait d'esthétisme et même de littérature. C'est l'évidence : rien ne renseigne mieux sur une époque ses gens et son décor que la littérature. Et parce qu'il ne nous est pas possible de peindre la Parisienne d'aujourd'hui sans évoquer celle d'hier, se trouvent ici réunies trois oeuvres si brillamment écrites par Pierre de Régnier, Gérard Bauër et Henry Becque que leur grand style l'emporte sur toutes les garde-robes. Quant à Antoine Laurain, jeune homme singulier mais attentif des années 2000, il dévisage comme personne ces Parisiennes vers lesquelles se tournent toujours tous les regards du monde.
E?crivain fin de sie?cle, admire? de Proust, romancier, poe?te, essayiste, ve?nitien de coeur, auteur de Chro- niques ve?nitiennes. Il s'agit des seules fictions de Re?gnier sur la cite? des Doges. L'ouvrage est forme? d'une longue nouvelle : " L'entrevue " et d'une courte " Le cafe? Quadri " fonde?es l'une et l'autre sur le principe d'une ville organique ou? l'architecture ce?le le destin de ses habitants.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.