Percé jusques au fond du coeur. Choix forcés dans Le Cid de Corneille
Régnault François
NAVARIN
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EAN :9782916124025
Létincelant François Regnault... Ses amis et ses élèves le connaissent plutôt que le grand public, et ladmirent. mais il mène plusieurs vies dans le domaine de la pensée. Cest ainsi quil a été collaborateur artistique de Brigitte Jacques-Wajcman pour la mise en scène quelle vient de faire du Cid de Corneille à la Comédie Française (29 octobre 2005). À partir de la pièce, telle quil a vu répéter et jouer, il analyse les choix forcés dans lesquels Corneille jette ses personnages principaux. Un « choix forcé », cest, selon Lacan, un choix dans lequel, quel que soit celui de deux partis quon choisisse, on y perd. Ainsi Rodrigue : « Faut-il laisser un affront impuni ? Faut-il punir le père de Chimène ? » De ce fait, la perte de Corneille éclaire singulièrement la logique lacanienne de ces choix. Le Cid ouvre encore quelques autres perspectives que lauteur tente de dégager.
Nombre de pages
96
Date de parution
07/03/2006
Poids
89g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782916124025
Titre
Percé jusques au fond du coeur. Choix forcés dans Le Cid de Corneille
Auteur
Régnault François
Editeur
NAVARIN
Largeur
115
Poids
89
Date de parution
20060307
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
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Dans ce premier volume, Théâtre-Equinoxes, François Regnault se livre à quelques arguments philosophiques sur l'essence du théâtre, l'art du comédien, la fonction de " dramaturge ". Il insiste pour distinguer l'usage de l'allégorie, qu'il prône, de celui de l'utopie, qu'il réprouve. Il tire une grande partie de son inspiration théorique de la psychanalyse - celle de Lacan, mais aussi bien celle de Freud. L'auteur développe des considérations politiques sur l'idéologie du service public, sur la critique de théâtre. Il aborde également des questions posées par l'espace scénique et le vers alexandrin. Ecrits tous de circonstance et d'occasion, les articles recueillis ici se révèlent vite comme autant de fictions (théoriques).
La question juive - ce qu'on appelle ainsi - tout le monde en parle. L'opinion pense spontanément qu'elle peut être abordée par les moyens de l'histoire, ou de la politique, ou de l'économie (Marx). Parfois, de la théologie, moins souvent, de la philosophie (Sartre)L'auteur ne s'est autorisé que de Lacan pour la traiter - au sens analytique. En vérité, il ne s'agit pas de psychanalyse appliquée à la question juive, mais de l'utilisation d'une écriture de Lacan, celle du fantasmeQuelques Axiomes, une Proposition. En cela réside son originalité, et, du même coup, sa rigueur, contrainte, ses limites, revendiquéesL'auteur, autrement dit, entend ainsi déjouer l'opinionLa question juive, tout le monde en parle, mais pas partout. Il est des lieux où elle ne fait peut-être pas question, sauf par emprunt aux lieux où elle fit, fait, fera question. L'ensemble des lieux où elle fait question, l'auteur l'appelle Occident. Ce terme hautement équivoque reçoit ici une salutaire univocitéL'exercice fut écrit en 1979. S'il est d'actualité - et il l'est - ce n'est par la grâce d'aucun prophétisme, encore moins par l'effet d'aucune pitié ni d'aucune passion triste. D'un désir, tout au plusDans son avant-propos, l'auteur se situe aujourd'hui par rapport à la question
Ce petit guide se propose d'analyser l'ensemble du théâtre de Paul Claudel. De chacune des ?uvres destinées à la scène, François Regnault relate l'action et isole l'enjeu. Il s'inspire de Lacan, de son commentaire sur la Trilogie de Claudel (L'Otage, Le Pain dur, Le Père humilié) et de son enseignement sur le rapport entre les sexes, les femmes, le désir, l'amour, le destin « qui ne nous est plus rien ».
Notre époque remet en question la vérité, se perd dans les affres de la post-vérité. La psychanalyse, elle, continue de faire référence à la vérité-refoulée, inconsciente, d'un désir méconnu. Pourtant la psychanalyse ouvre aussi sur une remise en question de la vérité. L'inconscient avec Lacan n'est pas seulement le lieu d'un message sur une vérité méconnue de l'histoire du sujet, il est aussi celui de la commémoration de la rencontre avec le trauma. Les traces traumatiques relèvent du réel et non plus de la vérité - du réel au sens de la psychanalyse, le réel pulsionnel. Ornicar? 53 se déploie autour de l'événement traumatique et de ses effets pour le sujet entre vérité et réel. Il explore le «décrochage du vrai et du réel» en psychanalyse (Jacques-Alain Miller). La littérature quand elle est réponse au trauma nous enseigne. Avec Philippe Lançon et Le Lambeau, l'écriture devient réponse à ce réel inassimilable. - Clotilde Leguil, rédactrice en chef. Avec un inédit de Philippe Lançon
Enfants violents, dit-on. Comment expliquer cette violence dès l'enfance, comment parvenir à l'aborder? Cette question actuelle est ici considérée «à hauteur d'enfant» par des professionnels partenaires de l'enfant/adolescent et de sa famille. Qui sont ces «petits monstres» refusant de se laisser gouverner, éduquer, soigner? La psychanalyse souligne que la violence est un fait premier chez l'être parlant. C'est la pulsion même. Il s'agit donc de décoller «enfants» et «violents». Exfiltrer la chose violente du sujet permet de situer ce qui la déclenche-pas une frustration, mais un excès(angoisse). La violence convoque un acte séparant l'insupportable. Entendue, elle peut se révéler féconde pour l'enfant. La violence pousse à la rupture des liens. L'enfant semble ne rien pouvoir dire de ce qui lui arrive. Ouvrir les chemins du dire requiert l'invention! Ce livre expose la pragmatique de l'abord de l'enfant violent que nous accueillons tout-petit ou adolescent orientés par Freud et Lacan.