En finir avec la guerre. Pour une sécurité post-militaire
Refalo Alain
CROQUANT
Nouveauté
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EAN :9782365125437
La guerre occupe toujours le devant de la scène internationale. Elle structure les doctrines stratégiques, oriente les budgets publics, façonne les discours politiques et nourrit l'imaginaire des puissances. Pourtant, derrière sa permanence apparente, une réalité s'impose : la guerre ne produit plus la sécurité qu'elle prétend garantir. Les conflits contemporains révèlent l'épuisement progressif de l'outil militaire. Les interventions armées ne parviennent plus à atteindre des objectifs durables. Elles provoquent souvent des destructions massives, déstabilisent les sociétés, déplacent les populations et alimentent des cycles de violence qui se prolongent bien au-delà des combats. Les guerres d'aujourd'hui ne se terminent pas vraiment , elles se transforment, se diffusent et réapparaissent sous d'autres formes. Face à ce constat, cet ouvrage propose un déplacement radical du regard. Il ne s'agit pas seulement de dénoncer les horreurs de la guerre, mais d'interroger sa pertinence comme instrument politique. Pourquoi continue-t-elle d'être pensée comme une solution alors même que son inefficacité devient manifeste ? Quels récits, quelles représentations, quels intérêts économiques et institutionnels contribuent à maintenir sa légitimité ? En s'appuyant sur une analyse critique des transformations contemporaines de la conflictualité ? vulnérabilités systémiques, menaces hybrides, dépendances technologiques, fragmentation géopolitique ? ce livre montre que les sociétés modernes sont moins confrontées à des invasions classiques qu'à des formes complexes d'insécurité que la puissance militaire ne peut résoudre. À partir d'exemples historiques et contemporains de résistance civile, il esquisse les contours d'un autre paradigme : une sécurité post-militaire fondée sur la résilience démocratique, la coopération, la capacité d'organisation collective et les stratégies non-violentes. Il s'agit d'une réflexion stratégique sur les conditions d'une protection des sociétés adaptée aux réalités du XXIáµ? siècle. À la croisée de l'essai politique, de la critique stratégique et du manifeste, En finir avec la guerre invite à penser autrement la sécurité, en ouvrant un horizon où la paix cesse d'être un simple voeu moral pour devenir une question de réalisme politique.
Nombre de pages
100
Date de parution
06/10/2026
Poids
90g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782365125437
ISBN
2365125433
Auteur
Refalo Alain
Editeur
CROQUANT
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110
Date de parution
20261006
Nombre de pages
100,00 €
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La non-violence est une notion complexe qui suscite encore de nombreux malentendus. Les différents mots pour l'exprimer ont d'ailleurs évolué dans l'histoire : « ahimsa » « non-résistance », « résistance passive », « satyagraha », « non-violence », « action non-violente », « désobéissance civile », « résistance civile », autant de concepts qui se sont efforcés de traduire les différentes dimensions de la non-violence, sur un plan éthique, spirituel, culturel, stratégique et politique. Dans ce parcours sémantique et lexicologique à travers l'histoire de la non-violence, l'auteur nous propose un vaste panorama des multiples significations de la non-violence à travers les écrits des personnalités, des mouvements, des acteurs et des chercheurs qui se sont efforcés de mettre en mots l'idée de non-violence. À ce titre, cette somme représente une véritable anthologie de la non-violence. Cette recherche sans précédent en francophonie permet de lever les nombreuses confusions que génèrent le mot et l'idée de non-violence et aboutit à l'élaboration d'une définition de la non-violence à vocation universelle. Elle ouvre également de nouvelles pistes de réflexions sur la capacité de la non-violence à devenir un nouveau paradigme civilisationnel susceptible de répondre aux nombreux défis de notre temps.
La France est l'un des pays les plus militarisés parmi les pays démocratiques. Notre pays cumule à la fois des symboles militaristes (histoire et mémoire guerrières, défilé militaire, hymne national), une politique de défense très coûteuse avec notamment la dissuasion nucléaire, une industrie de défense qui alimente un important commerce des armes, de nombreuses interventions militaires extérieures et une tendance de plus en plus affirmée à la militarisation de la société. Cet ouvrage met au jour les différents éléments qui structurent la militarisation de notre pays, avec des rappels historiques et des faits d'actualité, conjugués à une réflexion éthique argumentant sur la nécessité de sortir de cette militarisation afin que la France agisse en cohérence avec les valeurs de Liberté, d'Égalité et de Fraternité. Pour que la France devienne un véritable acteur de la paix dans le monde, Alain Refalo propose un vibrant plaidoyer en faveur de la mobilisation citoyenne, seule à même de faire bouger les lignes politiques sur des sujets trop souvent confinés dans des cercles spécialisés.
La violence a tellement imprégné nos mentalités et nos imaginaires qu'elle continue à nourrir des espérances trompeuses et désastreuses, y compris dans les milieux ditsprogressistes.L'ambition de cet essai est de proposer une nouvelle radicalité éthique et politique basée sur la force de la nonviolence, comprise comme une philosophie et une stratégie d'action qui impactent réellement l'Histoire. À l'opposé des images d'Épinal qui cherchent à enfermer la non-violence dans la sphère de l'idéalisme sans prise sur les événements, l'auteur montre que l'alternative non-violente est une voie pragmatique, réaliste et efficace qui offre des perspectives audacieuses pour les luttes d'aujourd'hui et de demain et plus largement pour habiter le monde sans domination.Face aux échecs répétés de la violence et de la contreviolence, n'est-il pas urgent d'opérer une bifurcationrégénératrice et salutaire ? Favoriser des irruptions d'inattendu qui redonnent aux citoyens un pouvoir d'agir, de résister et de construire, en cohérence avec les valeursessentielles de l'humanité, tel est le défi de l'alternativenon-violente.
Le mouvement des enseignants désobéisseurs, qui a surgi à l'automne 2008, est totalement inédit dans sa forme comme dans sa dimension. Tout est parti de la lettre d'Alain Refalo, adressée à son inspecteur et intitulée En conscience, je refuse d'obéir! Comme secoués par un électrochoc, des milliers de professeurs des écoles ont, à leur tour, informé leur hiérarchie par voie de lettres, personnelles ou collectives, qu'ils entraient en désobéissance ouverte contre des réformes néfastes et qu'ils en assumaient les conséquences. En effet, cette résistance dite "pédagogique" s'est cristallisée sur de lourds dispositifs autoritairement imposés par le Ministre; ceux-ci ont profondément heurté la conscience de nombreux enseignants qui réalisaient ne plus pouvoir participer par leur silence complice, ou leur coopération active, à ce qu'ils estimaient être la déconstruction de l'école publique. Ce mouvement se poursuit et s'enracine. Cet ouvrage se veut une contribution pour mieux comprendre le sens et la portée de ce mouvement. Il analyse les réformes qui menacent aujourd'hui l'école de la République, et y répond par des actions et des contre-propositions étayées par la pratique des enseignants. Véritable manifeste établi par celui qui a initié cette résistance, ce texte argumenté et engagé s'adresse tant aux enseignants du primaire qu'aux parents d'élèves et aux citoyens soucieux de l'avenir de l'école publique. En conscience, je refuse d'obéir est un plaidoyer contre la fatalité et la résignation, un vibrant appel non-violent à l'insurrection des consciences; il ne s'agit ni plus ni moins que dessiner et construire un avenir pour l'école, non pas sous le signe de la compétition et de la rentabilité, mais aux couleurs de la générosité et de l'espérance.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d'autant plus indispensable que nous nous trouvons à l'échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu'imprévisible. Or, du lobbying généralisé qui fabrique du mensonge à dessein pour semer le doute à la "foutaise" qui prétend n'importe quoi (Trump ne ment pas, il se fout de la vérité), l'ère de la post-vérité revêt de multiples facettes détaillées dans cet ouvrage. Né d'une table ronde organisée par l'association Sciences Citoyennes, ce livre dépasse un cadre disciplinaire strict et bénéficie d'une pluralité de points de vue. Il dépasse le stade des constats pour éclairer le phénomène de la prétendue "post-vérité" dans un domaine où l'idée de vérité partagée est essentielle : celui des sciences. explore plusieurs pistes pour démocratiser la connaissance scientifique et la pensée critique à l'heure où la précarisation de l'information redouble la précarité économique de bon nombre de citoyens qui exigent à juste titre de n'être plus des intermittents de la vie politique.
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.