Voix migrantes au Québec. Volume 2, Littérature maghrébine sépharade
Redouane Najib ; Bénayoun-Szmidt Yvette
L'HARMATTAN
45,50 €
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EAN :9782343146584
Depuis plusieurs années, des voix migrantes maghrébines investissent le champ littéraire francophone au Canada. Des écrivains issus des trois pays du Maghreb et de religion musulmane ou judaïque expriment leur sentiment d'exil, leur histoire et leur confrontation avec la culture de l'Autre, celle de l'Amérique du Nord. Voix migrantes au Québec regroupe trois parties comportant des écrivains actifs, établis dans cette province canadienne par naissance ou par choix. Chacune de ces tendances, à savoir l'émergence d'une écriture migrante maghrébine, la littérature maghrébine sépharade et la nouvelle vague maghrébine, participe à sa manière à l'évolution du phénomène de l'écriture migrante dans le champ littéraire québécois. Après un premier ouvrage qui avait abordé l'émergence d'une écriture migrante maghrébine (Voix migrantes au Québec. Emergence d'une littérature maghrébine, L'Harmattan, 2017), ce deuxième s'intéresse à la littérature maghrébine sépharade. Les écrivains suivants constituent les pionniers qui ont 'oeuvré pour le développement d'un espace d'expression propre à leur communauté judéo-maghrébine : Mary Abécassis Obadia, Georges Amsellem, Sylvia Assouline, Yvette Bénayoun-Szmidt, Salomon Benbaruck, David Bendayan, Clémence Bendelac-Lévy, Jacques Bensimon, David Bensoussan, Fiby Bensoussan, Roger Elmoznino, Pierre Lasry, Raphaël Lévy, Bob Oré Abitbol, Serge Ouaknine, Lélia Young et Thérèse Zrihen-Dvir. L'examen d'une production qui oscille entre prose et poésie, entre récit et introspection, indique clairement une nouveauté absolue et un changement total de style et de rythme. Les oeuvres de ces différents écrivains portent l'empreinte de ce patrimoine judéo-maghrébin mais chacune se distingue par la source vive de sa propre inspiration qui nourrit l'élan d'une littérature sépharade transformée et ouverte à de multiples manifestations. Cet état de fait transparaît à travers les écrits suivants enrichis par une diversité qui régénère une évolution marquante, à la fois bien enracinée dans un contexte " national " et aspirant à l'universalité.
Nombre de pages
468
Date de parution
13/04/2018
Poids
684g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343146584
Titre
Voix migrantes au Québec. Volume 2, Littérature maghrébine sépharade
Auteur
Redouane Najib ; Bénayoun-Szmidt Yvette
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
684
Date de parution
20180413
Nombre de pages
468,00 €
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Avec son cortège de morts et de disparus, l'émigration clandestine a pris des proportions alarmantes, au fil des ans. Plus effarantes les uns que les autres, les chiffres avancées par les autorités des deux côtés de la Méditerranée montrent clairement que l'ampleur de ce drame est de plus en plus inquiétante. La quête désespérée d'immigrants clandestins qui tentent de rejoindre l'Eldorado européen sur des barques de fortune appelées "pateras" se transforme souvent en une mésaventure tragique et meurtrière. Cette amère réalité apparaît comme un sujet brûlant d'actualité dont on parle dans la presse, à la télévision, au cinéma et dans la littérature.
Dans le champ littéraire algérien contemporain, l'ouvre de Mimouni se singularise par la force avec laquelle elle exprime un mécontentement aux allures de révolte, voire de démesure, qui dénonce l'oppression et l'exagération du pouvoir, en préconisant une lutte sans merci pour changer l'ordre établi. Du même souffle, elle est régie par une multitude d'éléments qui interviennent dans l'organisation interne des textes, dans les diverses modalités du jeu narratif et discursif ainsi que dans les réseaux de sens des systèmes de fonctionnement romanesque. A travers cette lecture au pluriel de l'oeuvre de Rachid Mimouni, l'auteur poursuit ses recherches déjà entamées sur la production romanesque de cet écrivain algérien, en la découpant en un certain nombre de tableaux, isolables par le fait qu'ils constituent des manières de topoï littéraires, ensembles complexes de thèmes, de traits descriptifs et de procédures narratives.
L'été de la grande perte est un monologue poétique de l'incompréhension du désamour, de la perte de l'être le plus cher au monde où se succèdent désarroi, errance, remords, espoir et sentiments d'irréparable... Une descente aux Enfers d'un nouvel Orphée qui ne croit plus aux pouvoirs de son art et pleure sur un banc une Eurydice à jamais perdue, tandis que "le jour s'achève" .
La pandémie brûle la planète, et dans cet enfer glacé, le poète songe à celle qu'il aime, qu'il attend, qu'il attendra aussi longtemps que son souffle vibrera. Ce recueil brûle d'une passion sans limites, placée sous le signe du Destin qui a réuni, en dépit de tout, le poète et son étoile. Cette ode à l'amour infini que ni le temps, ni l'absence ne peuvent réduire, résonne d'absolu et d'éternel dans une communion qui transcende les mots. Najib Redouane livre ici un lyrisme amoureux, chant passionnel égrené au long d'une semaine qui a valeur d'éternité et porte sa veine poétique vers des horizons d'espérance.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...