Religion et sépulture. L'Eglise, les vivants et les morts dans L'Antiquité tardive
Rebillard Eric
EHESS
22,40 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782713217920
L'organisation par l'Eglise de lieux de sépulture réservés aux chrétiens à partir du milieu du IIIe siècle n'est pas aussi solidement établie que le veut la tradition historiographique. Ce constat invite à ouvrir une enquête plus générale sur le rôle de l'Eglise dans les relations des vivants et des morts à l'époque de l'Antiquité tardive. Ce livre étudie les rapports entre religion et sépulture avec la préoccupation constante de replacer les pratiques des chrétiens dans le contexte des pratiques de leurs contemporains, païens ou juifs.Les chrétiens ne constituent pas les groupes fermés et hostiles que l'on décrit parfois, et il ne faut pas leur prêter la volonté de rechercher des formes de sépultures communautaires et exclusives. La sépulture ne joue pas de rôle particulier dans la construction d'une identité chrétienne, sauf le soin pris à enterrer les martyrs et le culte rendu auprès de leurs tombes. Jusqu'à la fin du Ve siècle au moins - limite chronologique ici retenue -, l'Eglise laisse en dehors de son champ ce qui concerne la sépulture des morts et même, pour une très large part, leur mémoire. Cela pose le problème de l'autorité des évêques et de ses limites, mais permet aussi de dessiner les contours d'un christianisme spécifique à l'Antiquité tardive dans lequel existe une large sphère profane.
Nombre de pages
244
Date de parution
01/12/2003
Poids
368g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713217920
Titre
Religion et sépulture. L'Eglise, les vivants et les morts dans L'Antiquité tardive
Auteur
Rebillard Eric
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
368
Date de parution
20031201
Nombre de pages
244,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Pendant longtemps, l'étude de la vie religieuse dans l'Antiquité tardive s'est appuyée sur l'idée que juifs, païens et chrétiens étaient en grande partie des groupes distincts, séparés par des marqueurs explicites en matière de croyances, de rites et de pratiques sociales. Cependant, depuis quelques années, un nombre croissant d'études ont révélé à quel point les identités dans le monde romain tardif étaient fluides, multiples et brouillées par les différences ethniques, sociales et sexuelles. Pour les chrétiens de cette période, la christianité n'était ainsi que l'une des identités disponibles parmi de nombreuses autres. Dans le présent ouvrage, Eric Rebillard explore la manière dont les chrétiens d'Afrique du Nord, entre le IIe et le milieu du Ve siècle, entre l'époque de Tertullien et celle d'Augustin, choisissaient les moments et les contextes dans lesquels ils s'identifiaient comme chrétiens. En déplaçant le curseur des groupes vers les individus et en mettant l'accent sur ces derniers, l'auteur remet plus largement en question l'existence de groupes soudés, stables et homogènes fondés sur la christianité. En montrant que le caractère intermittent de la christianité était un élément structurellement cohérent dans la vie quotidienne des chrétiens dans la période considérée, ce livre ouvre tout un ensemble de questions nouvelles qui nous permettront de progresser dans la compréhension d'une période cruciale de l'histoire du christianisme.
Si le printemps 2020 aura bien sûr été marqué par la pandémie de coronavirus, il aura aussi été traversé sur le plan politique et médiatique par des images de protestations contre les violences policières, doublées de dénonciation du racisme. Depuis les rassemblements Black Lives Matter et les émeutes suivant la mort de George Floyd aux États-Unis, jusqu'aux manifestations du comité La vérité pour Adama en France, sur les écrans de télévision comme sur les plateformes de réseaux sociaux, des expressions telles que " racisme d'État ", " privilège blanc ", et plus largement celles de " racisation " ou " racialisation ", ont pris une place jusqu'ici inédite dans l'espace public.Depuis une vingtaine d'année déjà, ces notions et concepts, produits de l'univers académique mais bien souvent dans des zones de contact avec les mondes de l'activisme et du militantisme, connaissent de fait un emploi croissant par les sciences sociales. Parce que la " question raciale " constitue ainsi une entrée de plus en plus fréquente pour penser la société, la revue Réseaux a précisément souhaité consacrer un dossier à sa mobilisation pour analyser les médias.Les articles réunis dans ce dossier, en mettant à jour des représentations médiatiques contribuant à altériser certains individus ou groupes sociaux en raison de leurs supposées origines communes ou mêmes couleurs de peau, prolongent ici des travaux qui, autrefois consacrés à l'image des " immigrés " ou des habitants des " banlieues ", n'avaient pas abordé de façon aussi frontale les processus de racialisation. Et ils ouvrent également des voies encore plus originales pour la recherche française, en comparaison notamment de traditions plus établies aux États-Unis. Car ces différents articles, en explorant les modalités de production et les positionnements professionnels, au sein des entreprises de médias et plus largement des secteurs d'activité concernés, aident à mieux comprendre comment des biais racialisants peuvent être véhiculés - ou contrecarrés - par les médias.
Depuis plus de trente ans, The Legend of Zelda fait partie des plus importantes séries de jeux vidéo. A saga de légende, musique de légende. Quel joueur ne serait pas capable de reconnaître la Berceuse de Zelda ou encore les quatre notes caractéristiques de la découverte d'un trésor ? Zelda et sa musique ont, indéniablement, une place de choix dans la culture populaire. Cependant, cette bande sonore ne s'est pas construite en un jour. Elle est le fruit de nombreuses réflexions, du compositeur originel Kôji Kondô mais aussi de ses talentueux successeurs. Avec La Musique dans Zelda. Les clefs d'une épopée hylienne, l'autrice Fanny Rebillard détricote cet univers musical si riche et pourtant si limpide. Des origines et récurrences des thèmes emblématiques aux concerts qui célèbrent Zelda au-delà de la sphère vidéoludique, en passant par la place du son dans le gameplay des jeux, l'ouvrage propose un regard transversal, à la fois pointu et accessible, sur ces mélodies et sonorités inoubliables.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.