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Vers l'empreinte incréée
Raviolo Isabelle
L'HARMATTAN
10,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782140286001
Si l'on définit le terme "représenter" par rendre présent quelque chose d'absent en l'évoquant, alors on sous-entend que tout peut être représentable. Mais jusqu'où peut-on représenter le réel ? Dans ce livre, nous verrons en quoi le regard du peintre ne se réduit pas à une relation "physique-optique" avec le monde ; il naît dans les choses comme par concentration et venue à soi du visible. Aussi le tableau n'est-il lui-même spectacle de quelque chose qu'en tant qu'il n'est spectacle de rien. L'art moderne, et les toiles de Mark Rothko en particulier, nous confrontent à ce qui déborde des contours, à l'irreprésentable. Dès lors, l'Etre ne s'oppose plus à l'apparence, mais c'est l'Etre qui se dissimule dans son apparition même.
Nombre de pages
54
Date de parution
31/08/2023
Poids
80g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140286001
Titre
Vers l'empreinte incréée
Auteur
Raviolo Isabelle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
80
Date de parution
20230831
Nombre de pages
54,00 €
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Résumé : Très peu traitée par les commentateurs, la notion d'incréé (increatus / ungeschaffen) est cependant centrale pour comprendre Dieu et l'homme chez Eckhart. Elle met en lumière le coeur de son oeuvre qui se situe dans la naissance de Dieu dans l'âme et non dans le détachement comme on l'a souvent dit. C'est une manière pour le maître rhénan de commenter Genèse 1, 26 : "Lorsque Dieu créa toutes les créatures, Dieu n'aurait-il pas auparavant donné naissance à quelque chose d'incréé qui porterait en soi l'image de toutes les créatures ?" interroge Eckhart. Sa réponse tient en une métaphore : l'étincelle (scintilla animae). "Cette petite étincelle est si apparentée à Dieu qu'elle est un "un" unique indifférencié et qu'elle porte en soi l'image de toutes les créatures, image sans images et image au-dessus de toutes les images" (Sermon 22). Par "l'étincelle", Eckhart entend ce que l'âme a de plus semblable à Dieu : un "quelque chose d'incréé", un fond sans fond (Abgrunt) dans lequel le Père engendre son Fils comme dans sa propre nature. Par ce quelque chose d'incréé en elle, l'âme est capable de fécondité et devient mère du Verbe, à l'image du Père incréé qui engendre éternellement son Fils en son sein. La maternité de l'âme trouve son principe dans la paternité de Dieu, dans le bouillonnement originaire de la Vie divine. Eckhart développe ainsi une prédication originale : il parle du point de vue de l'éternité, c'est-à-dire à partir de la Trinité en elle-même. Par la fécondité de l'âme, c'est-à-dire par la grâce de l'Esprit incréé, non seulement l'homme devient fils dans le Fils et le même fils, mais encore père dans le Père et le même père.
De la naissance à la mort, nous sentons et nous expérimentons que nous sommes incarnés. Nous venons au monde et nous le quittons en éprouvant le poids de notre corps. Si nos sentiments, nos passions, nos pulsions, nous le font reconnaître de manière certaine, notre corporéité n'en reste pas moins pour nous un mystère. Le plus originairement mien est en même temps le plus étrangement autre. Qu'en est-il au juste de ma condition incarnée ? Que signifie-t-elle et à quoi m'assigne-t-elle ? Le paradoxe éclairé par la philosophie de Maître Eckhart pose la notion d'incarnatio comme un défi pour la raison philosophique, aussi bien d'un point de vue métaphysique que d'un point de vue moral. Unissant corps et âme sans les confondre, Eckhart intègre ainsi tout l'homme à l'économie du salut divin. Cette chair vivante n'est donc pas disjointe de mon âme, et avec elle de ma liberté humaine. A rebours de tout dualisme, le penseur rhénan ouvre ainsi au lecteur du XXIe siècle la possibilité de penser nouvellement l'incarnation de l'homme (phénoménologie) à partir de l'Incarnation du Verbe (théologie).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.