Si l'on définit le terme « représenter » par rendre présent quelque chose d'absent en l'évoquant, alors on sous-entend que tout peut être représentable. Mais jusqu'où peut-on représenter le réel ? Dans ce livre, nous verrons en quoi le regard du peintre ne se réduit pas à une relation « physique-optique » avec le monde ; il naît dans les choses comme par concentration et venue à soi du visible. Aussi le tableau n'est-il lui-même spectacle de quelque chose qu'en tant qu'il n'est spectacle de rien. L'art moderne, et les toiles de Mark Rothko en particulier, nous confrontent à ce qui déborde des contours, à l'irreprésentable. Dès lors, l'Être ne s'oppose plus à l'apparence, mais c'est l'Être qui se dissimule dans son apparition même.
Nombre de pages
54
Date de parution
31/08/2023
Poids
80g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140286001
Titre
Vers l'empreinte incréée
Auteur
Raviolo Isabelle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
80
Date de parution
20230831
Nombre de pages
54,00 €
Disponibilité
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Très peu traitée par les commentateurs, la notion d'incréé (increatus / ungeschaffen) est cependant centrale pour comprendre Dieu et l'homme chez Eckhart. Elle met en lumière le coeur de son oeuvre qui se situe dans la naissance de Dieu dans l'âme et non dans le détachement comme on l'a souvent dit. C'est une manière pour le maître rhénan de commenter Genèse 1, 26 : "Lorsque Dieu créa toutes les créatures, Dieu n'aurait-il pas auparavant donné naissance à quelque chose d'incréé qui porterait en soi l'image de toutes les créatures ?" interroge Eckhart. Sa réponse tient en une métaphore : l'étincelle (scintilla animae). "Cette petite étincelle est si apparentée à Dieu qu'elle est un "un" unique indifférencié et qu'elle porte en soi l'image de toutes les créatures, image sans images et image au-dessus de toutes les images" (Sermon 22). Par "l'étincelle", Eckhart entend ce que l'âme a de plus semblable à Dieu : un "quelque chose d'incréé", un fond sans fond (Abgrunt) dans lequel le Père engendre son Fils comme dans sa propre nature. Par ce quelque chose d'incréé en elle, l'âme est capable de fécondité et devient mère du Verbe, à l'image du Père incréé qui engendre éternellement son Fils en son sein. La maternité de l'âme trouve son principe dans la paternité de Dieu, dans le bouillonnement originaire de la Vie divine. Eckhart développe ainsi une prédication originale : il parle du point de vue de l'éternité, c'est-à-dire à partir de la Trinité en elle-même. Par la fécondité de l'âme, c'est-à-dire par la grâce de l'Esprit incréé, non seulement l'homme devient fils dans le Fils et le même fils, mais encore père dans le Père et le même père.
De la naissance à la mort, nous sentons et nous expérimentons que nous sommes incarnés. Nous venons au monde et nous le quittons en éprouvant le poids de notre corps. Si nos sentiments, nos passions, nos pulsions, nous le font reconnaître de manière certaine, notre corporéité n’en reste pas moins pour nous un mystère. Le plus originairement mien est en même temps le plus étrangement autre. Qu’en est-il au juste de ma condition incarnée ? Que signifie-t-elle et à quoi m’assigne-t-elle ? Le paradoxe éclairé par la philosophie de Maître Eckhart pose la notion d’incarnatio comme un défi pour la raison philosophique, aussi bien d’un point de vue métaphysique que d’un point de vue moral. Unissant corps et âme sans les confondre, Eckhart intègre ainsi tout l’homme à l’économie du salut divin. Cette chair vivante n’est donc pas disjointe de mon âme, et avec elle de ma liberté humaine. À rebours de tout dualisme, le penseur rhénan ouvre ainsi au lecteur du XXIe siècle la possibilité de penser nouvellement l’incarnation de l’homme (phénoménologie) à partir de l’Incarnation du Verbe (théologie).
Ce livre présente les Anges à la manière de super-héros célestes, bien loin de la tradition classique.Richement illustré dans un style pop, inspiré de Roy Lichtenstein, il décrit pas moins de 233 anges et archanges, issus de différentes cultures et religions. On y découvre leur nom, leurs pouvoirs et leurs vertus, dans un format semblable à celui d'une bible.Un livre pour les aficionados, les croyants, les curieux ou tout simplement les fans de super-héros !
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...