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Corps et âme. Penser l'incarnation chez Maître Eckhart
Raviolo Isabelle
HERMANN
30,15 €
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EAN :9791037039200
De la naissance à la mort, nous sentons et nous expérimentons que nous sommes incarnés. Nous venons au monde et nous le quittons en éprouvant le poids de notre corps. Si nos sentiments, nos passions, nos pulsions, nous le font reconnaître de manière certaine, notre corporéité n'en reste pas moins pour nous un mystère. Le plus originairement mien est en même temps le plus étrangement autre. Qu'en est-il au juste de ma condition incarnée ? Que signifie-t-elle et à quoi m'assigne-t-elle ? Le paradoxe éclairé par la philosophie de Maître Eckhart pose la notion d'incarnatio comme un défi pour la raison philosophique, aussi bien d'un point de vue métaphysique que d'un point de vue moral. Unissant corps et âme sans les confondre, Eckhart intègre ainsi tout l'homme à l'économie du salut divin. Cette chair vivante n'est donc pas disjointe de mon âme, et avec elle de ma liberté humaine. A rebours de tout dualisme, le penseur rhénan ouvre ainsi au lecteur du XXIe siècle la possibilité de penser nouvellement l'incarnation de l'homme (phénoménologie) à partir de l'Incarnation du Verbe (théologie).
Nombre de pages
276
Date de parution
24/07/2024
Poids
413g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9791037039200
Titre
Corps et âme. Penser l'incarnation chez Maître Eckhart
Auteur
Raviolo Isabelle
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
413
Date de parution
20240724
Nombre de pages
276,00 €
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Résumé : Très peu traitée par les commentateurs, la notion d'incréé (increatus / ungeschaffen) est cependant centrale pour comprendre Dieu et l'homme chez Eckhart. Elle met en lumière le coeur de son oeuvre qui se situe dans la naissance de Dieu dans l'âme et non dans le détachement comme on l'a souvent dit. C'est une manière pour le maître rhénan de commenter Genèse 1, 26 : "Lorsque Dieu créa toutes les créatures, Dieu n'aurait-il pas auparavant donné naissance à quelque chose d'incréé qui porterait en soi l'image de toutes les créatures ?" interroge Eckhart. Sa réponse tient en une métaphore : l'étincelle (scintilla animae). "Cette petite étincelle est si apparentée à Dieu qu'elle est un "un" unique indifférencié et qu'elle porte en soi l'image de toutes les créatures, image sans images et image au-dessus de toutes les images" (Sermon 22). Par "l'étincelle", Eckhart entend ce que l'âme a de plus semblable à Dieu : un "quelque chose d'incréé", un fond sans fond (Abgrunt) dans lequel le Père engendre son Fils comme dans sa propre nature. Par ce quelque chose d'incréé en elle, l'âme est capable de fécondité et devient mère du Verbe, à l'image du Père incréé qui engendre éternellement son Fils en son sein. La maternité de l'âme trouve son principe dans la paternité de Dieu, dans le bouillonnement originaire de la Vie divine. Eckhart développe ainsi une prédication originale : il parle du point de vue de l'éternité, c'est-à-dire à partir de la Trinité en elle-même. Par la fécondité de l'âme, c'est-à-dire par la grâce de l'Esprit incréé, non seulement l'homme devient fils dans le Fils et le même fils, mais encore père dans le Père et le même père.
Si l'on définit le terme "représenter" par rendre présent quelque chose d'absent en l'évoquant, alors on sous-entend que tout peut être représentable. Mais jusqu'où peut-on représenter le réel ? Dans ce livre, nous verrons en quoi le regard du peintre ne se réduit pas à une relation "physique-optique" avec le monde ; il naît dans les choses comme par concentration et venue à soi du visible. Aussi le tableau n'est-il lui-même spectacle de quelque chose qu'en tant qu'il n'est spectacle de rien. L'art moderne, et les toiles de Mark Rothko en particulier, nous confrontent à ce qui déborde des contours, à l'irreprésentable. Dès lors, l'Etre ne s'oppose plus à l'apparence, mais c'est l'Etre qui se dissimule dans son apparition même.
Droit Roger-Pol ; Atlan Monique ; Masquelier Frédé
L'amour se raconte, s'éprouve, se rêve, s'étiole. Il fait hurler de joie ou de douleur, pousse à agir ou foudroie, transporte ou désespère. Mais peut-il être l'objet d'un savoir ? Ne pourrait-il être approché que par des récits, et non des concepts, par la littérature et la poésie, et non par la philosophie ? Ce qui est sûr, c'est que l'amour fait des histoires... que les philosophes ont longtemps négligées, n'y voyant que les marques de l'émotivité, de la passion, de la déraison. Pourtant, ces histoires sont riches d'enseignements. Comment naissent, vivent et meurent les histoires d'amour ? Du roman au cinéma, les récits d'aujourd'hui sont-ils comparables à ceux de jadis ? Aime-t-on de la même manière qu'autrefois, alors que semblent s'installer la peur de l'engagement et la défiance envers le sentiment amoureux ? Les philosophes et experts ici rassemblés nous invitent à envisager le lien amoureux comme une transformation sans cesse en devenir, tissu sans fin d'histoires humaines. Avec les textes de : Boris Cyrulnik, Vincent Delecroix, Frédérique Ildefonse, Sophie Galabru, Olivia Gazalé, Christian Godin, Francis Wolff
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses pieds, a été immortalisée par le cinéma hollywoodien et a durablement imprégné l'imaginaire collectif. Or, beaucoup de ce que l'on croit savoir sur cette grande catastrophe historique est faux. Rome brûle relate comment l'incendie de 64 a détruit une bonne partie de la ville et plongé sa population dans la panique. L'ouvrage décrit également comment le feu a détruit l'image dorée de l'empereur Néron, et provoqué une crise financière qui a durablement influé sur l'économie romaine. Ce livre recenseen outre les récentes découvertes archéologiques qui permettent de mieux comprendre cet événement, et sa postérité dans la littérature, l'opéra ou le cinéma. S'appuyant sur une riche documentation, à la fois littéraire et archéologique, le professeur Anthony Barrett montre comment le grand incendie de Rome provoqua la chute de Néron et la fin de la dynastie julio-claudienne, et fut un point de bascule dans l'histoire romaine.