Pour de mystérieuses et heureuses péripéties, la planète sur laquelle nous vivons demeure une incroyable énigme. Mes Reflets d'Eden regroupent une collection de lieux, parfois de simples détails pour insister sur la beauté de cette précieuse étoile qui nous accueille, quand beaucoup, par appât du gain, ont décidé sa destruction aveugle. Vivant ainsi des journées sauvages aux heures indécises, entouré de plantes généreuses, de lumières vaporeuses, d'un ciel obscur et de vagues obstinées, je vis avec fascination au bord de tous ces émerveillements, à la lisière du rêve, en partance pour des destinations qui m'obsèdent, des voyages qui me possèdent. Puis, peu à peu, mes émotions, mes ressentis et mes pensées, à leur tour, se mettent en chemin pour une lente transhumance vers un lieu quelque part en nous, le continent caché, le refuge des sensations de paix portées par le bleu, les mélodies et la poésie. Peindre, c'est marcher dans la nuit qui somnole, errer dans ses propres rêves. Peindre, c'est s'éloigner de l'autoroute, du bruit des voitures pour aller là où les hommes ont leur place auprès des arbres, loin des dieux et des pantins. Peindre m'invite à aller vers la musique, les écrins de verdure, la nature sauvage, à m'éloigner du bruit des villes, vers les éclaircies et les illusions, à vivre mes désirs d'ailleurs, à transgresser les interdits du beau, dictés par les écoles. Le mystère, l'artisan du merveilleux, je l'ai croisé maintes fois. Je l'autorisais à m'entourer. J'arrivais à vivre avec des questions sans réponse, à fermer les yeux pour voir, à apprécier le silence du végétal et l'éclosion des sentiments. Derrière l'écorce de ma foi d'athée, je trouve en moi le souffle du jour. Je vous invite dans mon jardin, mon monde en couleur, avec ses instants cueillis à travers l'espace terrestre, mes parcelles d'éternité.
Nombre de pages
280
Date de parution
14/11/2018
Poids
1 930g
Plus d'informations
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EAN
9782350745312
Titre
Reflets d'Eden
Auteur
Rauscher Michel
Editeur
MAGELLAN ET CIE
Largeur
0
Poids
1930
Date de parution
20181114
Nombre de pages
280,00 €
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Peintre et photographe, Michel Rauscher ne compte plus ses séjours en Afrique, en Asie, en Europe et dans les pays d'Amérique. Son attrait pour l'Inde, qu'il a visitée en 2015 pour la septième fois, demeure intact. De ces sorties spontanées, il cueille les couleurs, les formes et les matières de mondes inconnus, faits d'imperceptibles mouvements et de poésies subreptices.Dans son atelier, les émotions se décantent et inspirent sa peinture. Là se réinventent les paysages et les hommes sur lesquels les lumières vagabondent. Les pinceaux de Michel Rauscher habillent les toiles d'ocres et de bleus, de terres d'ombre et de réminiscences. Touches de couleurs, tels les mots d'un poème, bataillons de fragilités, traces sensibles, marbrures du couteau et griffures arrachent ses tableaux au mystère des souvenirs.Ses sens exercés savent traduire en images la ténuité d'une maille de filet, le tintement des perles de verre, l'épi de mil qui balance au gré du vent, la transparence d'un sari. Associés en mosaïques éloquentes, ces échos rapportés de pays lointains alternent avec l'irruption soudaine d'un sâdhu grimé aux couleurs de sa divinité ou d'un farouche Mursi du Sud éthiopien. Dans le bruit du silence, tous parlent de la Terre.Après le succès de son premier livre (Hazan, 2004), les photographies et les peintures de Michel Rauscher sont une nouvelle invitation au voyage, où tout " parlerait à l'âme en secret ".
Un village népalais dans les montagnes des environs de Jumla, province de Karnali, à l'ouest du pays. Jaya, guide treks, y est né et y a grandi. Les habitants, cultivateurs et éleveurs, vivent de manière traditionnelle. Ils pratiquent une religion oraculaire en vénérant des dieux incarnés. Un livre pour les amoureux des montagnes népalaises. Un hommage à leurs habitants, leur force tranquille, leur générosité, leur courage, leur sourire.
Pour résister quand tout vacille Abus, dérives, scandales... L'Église semble s'effondrer sous le poids des épreuves. Comment conserver la foi et l'espérance ? Comment, en tant que pierres vivantes de cet édifice, rester debout quand tout s'écroule autour de nous ? Par l'exemple éclairant de saint Dominique, qui vécut lui aussi à une époque tumultueuse pour l'Église, Jacques-Benoît Rauscher propose un chemin de résilience pour les croyants ébranlés, une feuille de route pour panser les blessures et envisager l'avenir avec audace. Une approche lucide et concrète. Une invitation à participer activement à la reconstruction en cours. « Un livre nécessaire, capable de réveiller en nous "la joie de croire et d'annoncer l'Évangile". » Alexia Vidot, La Vie. « D'une très grande finesse spirituelle, le dominicain n'élude rien de la honte, de la colère, du désespoir. » Clotilde Hamon, Famille chrétienne. Frère dominicain, Jacques-Benoît Rauscher est régent des études de la Province de France. Il enseigne la théologie morale à l'Université catholique de Lyon. Il est l'auteur, notamment, de Découvrez la Doctrine sociale de l'Église avant d'aller voter, paru aux Éditions du Cerf.
« Nous ne pouvons plus avoir confiance dans les forces aveugles et dans la main invisible du marché. » Cette citation n'est pas tirée du manifeste d'un parti politique, mais d'une exhortation apostolique du pape François, signée en 2013.Loin de faire du souverain pontife un prélat marxiste, ce propos s'inscrit dans la lignée d'une doctrine sociale de l'Église qui a toujours considéré avec méfiance les credos de l'économie capitaliste.Pourquoi, dès lors, les positions du magistère catholique en matière d'économie restent-elles aussi peu lisibles, aussi peu discutées, à l'inverse de celles concernant la bioéthique et la morale sexuelle ...
Présentation de l'éditeur Paul Janot (1863-1939), peintre, critique d'art et collectionneur des plus grands artistes de son temps, directeur du musée de Reims de 1917 à sa mort, prend ici la défense de Jean-Baptiste Carpeaux, injustement attaqué selon lui pour son peu de talent de peintre... Dans cette " science " étrange de l'appréciation du beau, les avis ont toujours été partagés, mais pour cc qui concerne Carpeaux, le doute n'était guère permis. C'est la sculpture ! En cour chez Napoléon III, bénéficiaire de plusieurs commandes publiques prestigieuses, il laisse des oeuvres admirables, où le mouvement paraît toujours animer et transcender le bronze, le plâtre ou le marbre, avec l'indéfinissable sourire que lui a offert Anna, la fille aînée de son ami Foucart...
Au XIXee siècle, étudier à l'université revient surtout à "faire son droit", du moins si l'on en croit les romanciers qui montrent des étudiants peu motivés et dont l'existence est cependant lourdement déterminée par ces années de "formation". Hector Malot fut lui-même un de ces étudiants et, s'il abandonna très vite la carrière juridique, il ne délaissa jamais la question du droit, qu'il pose de multiples manières, et sut défendre au mieux ses intérêts, dès lors que son bon droit était assuré. Tout d'abord, ses héros témoignent d'une probité sans faille et d'une honnêteté qui frise quelquefois la déraison : plutôt mourir que dérober une miette de pain, tel est le principe moral de Rémi, dans Sans famille. Ensuite, et surtout, le romancier ne cesse de développer des situations où la justice entre en scène, pour le meilleur comme pour le pire. Ce volume s'attache à décrire la façon dont l'auteur campe le monde de la justice, pose des problèmes de société, mais tente de repérer comment il fait jouer ensemble droit et littérature, comment fiction et procès peuvent parfois se confondre. On y prend donc au sérieux le caractère d'utilité qu'Hector Malot a voulu donner à la littérature, loin d'un art qui ne s'intéresserait qu'à lui-même. C'est ainsi l'occasion de réfléchir à ce modèle de roman, devenu presque impossible, voire exotique. Cette publication est portée par l'Association des Amis d'Hector Malot.
Immense trésor artistique classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en 1995, l'ancienne capitale du Laos est parfaitement conservée et n'a pas encore été touchée par notre modernisme. Elle a gardé sa douceur de vivre. Vincent Besançon est venu ici à plusieurs reprises pour dessiner dans ces lieux paisibles, enveloppés d'une profonde sérénité, et espère y revenir encore. Le site n'a rien de grandiose ou d'impressionnant, mais une harmonie profonde et spirituelle s'en dégage, qui saisit chacun. Francis Engelmann, qui a travaillé avec passion à la conservation de ce patrimoine, vit sur place depuis de nombreuses années.
Quelque part entre ciel et terre, à la frontière entre Inde et Myanmar, le "Pays des Collines" semble n'avoir jamais existé. Longtemps interdit au tourisme, il évoque tout juste pour quelques privilégiés l'insaisissable peuple des Naga, coupeurs de têtes christianisés par des missionnaires américains du XIXe siècle. Le Nagaland est pourtant l'un des vingt-neuf Etats de l'Union indienne, mais ses deux millions d'habitants, sans communauté ethnique, linguistique ou culturelle avec ses puissants voisins, se laissent facilement oublier. Ce pays est un artifice, une invention, un mythe, une réalité hors limite, tardivement identifié et intégré par la Pax Britannica, puis par la Pax India, qui pouvaient difficilement laisser sans contrôle les périphéries de leur empire. Le Nagaland regroupe des groupes ethniques hétérogènes, qui n'ont guère en commun que leur passé de petit agriculteur-chasseur-cueilleur-guerrier, d'être de type physique "mongoloïde", et d'appartenir à la famille linguistique tibéto-birmane. Yvan Travert, par ses splendides photographies en noir et blanc, et Ivana sa fille, par un texte de référence sur leur histoire et leur culture, donnent ensemble un sens aux visages des Lotha, des Konyak ou des Chakhesang croisés ici. Chacun d'eux nous rappelle une vérité qui nous échappe sans cesse : ici un guerrier mohican, des révolutionnaires péruviens ou quelque chamane sibérien, là une vieille Chinoise ou une délicate Javanaise. La peau est brune, blanche, dorée, tatouée ou pas, les yeux sont ronds, fendus ou bridés. Les deux auteurs témoignent superbement de ce peuple oublié. Turbulent, vindicatif, courtois et joyeux, il est en train de s'inventer une modernité, sans vraiment quitter ses montagnes, et sans ignorer le reste du monde.